Je me lève pour partir.
- Tu vas où ? Me demande t-il.
- Je m'en vais. À chaque fois que tu t'énerves où que t'es sous tension tu sors des paroles super blessantes.
- Désolé c'était pas mon intention, je te dis juste ce que je pense.
- Tu sais vraiment pas choisir tes mots ! Tu ne peux pas me balancer ça au visage sans la moindre once d'empathie ! Et tu l'as aussi fais la dernière fois !
Un silence s'installe entre nous.
- Alors qu'est ce que t'attends concrètement de moi ? Je peux pas te dire ce que tu veux entendre à l'heure actuelle. Dit il doucement.
- Je pense que c'est mieux qu'on arrête de se fréquenter, ne vient plus chez moi tout les soirs, on ne s'envoie plus de message, on ne s'appelle plus...Je laisse un temps de latence puis reprends. Tu me manques quand on se parle plus mais si c'est vraiment des sentiments que j'ai pour toi, je ne veux pas les renforcer et je ne veux plus que tu "m'utilises" pour te satisfaire alors que tu penses encore à ton ex. C'est...c'est n'importe quoi...Dis-je en riant nerveusement.
Il commence à ouvrir la bouche mais je le coupe.
- Pour ma part, si je te vois je te saluerai ou si j'ai un problème avec mon appart je viendrai te voir parce que t'es mon gardien avant tout mais rien de plus. C'est bon ?
Il me regarde droit dans les yeux mais ne répond pas alors je décide de sortir de la pièce mais je sens qu'il me retient par le poignet. Je me retourne et attends qu'il parle mais toujours rien alors je me défais de son emprise et quitte son appartement le coeur serré.
Cela fait maintenant 5 jours que l'on ne s'est pas vu, même dans l'immeuble. J'ai cru le voir à l'extérieur mais ce n'était pas lui. Il me manquait un peu certes mais c'est mieux comme ça pour lui comme pour moi, ça me permet de réfléchir à mes sentiments profonds sans influence quelconque.
Aujourd'hui je dois payer mon loyer, donc descendre chez lui ce que je n'ai pas du tout envie de le faire mais je relativise parce que je sors seule ce soir, ça va me détendre.
Je suis devant sa porte mon enveloppe à la main et sonne un bon coup. Après quelques minutes je vois, Namjoon ouvrir la porte. Surprise de le voir je recule légèrement.
- Hey Jiyoo ! Ça fait longtemps qu'on s'est pas vu ! Ça va ?
- Ah, oui je vais super bien et toi ? Dis-je toute sourire.
- Nickel ! Toujours aussi belle. Dit il en me relookant.
Je souris gênée par le compliment, mais l'accepte avec beaucoup de jouissance. J'espère que la soirée ne lui a pas fait espérer quelque chose...
- T'es venue voir Jk je suppose ? Reprend il.
- Euh oui c'est ça, c'est chez lui il me semble. Dis-je pleine d'ironie.
Il rit puis me demande d'attendre, qu'il allait le chercher mais avant de partir il s'adresse à moi.
- Tu veux pas sortir avec nous ce soir ?
- Non merci, j'ai déjà mes plans.
- Mais non viens. T'étais plutôt cool comme meuf en soirée puis c'est Diego qui organise et apparement il a invité un rappeur !
- Ah oui qui ?
- On sait pas encore c'est ce qui est excitant ! Allez viens.
Ça me donne tellement envie, j'ai envie d'y aller et si c'est Diego qui organise autant y aller et voler encore du vin. Mais juste en imaginant être à nouveau avec Jungkook alors que je ne veux plus le voir, cela me parait compliqué. Bon je ne vais pas m'empêcher de vivre à cause de lui.
- Bon...j'accepte.
- Yes ! Il sourit et me fais un check avant de partir.
Quelques secondes plus tard, Jungkook arrive. Il me sourit légèrement comme à son habitude, dès qu'il est gêné.
- Salut.
- Bonjour, tenez le loyer.
- Merci. Tu me vouvoie maintenant ?
Vraiment pas la force de parler avec lui, je le salut, commence à partir mais il m'interpelle.
- Quoi ?
- Je voulais juste savoir comment ça allait ? Il se gratte l'arrière du crâne.
- Je pete la forme. Dis-je en levant les pouces en l'air.
- Non sérieux Jiyoo...
- Je suis venue payer mon loyer, chez mon gardien et maintenant j'veux rentrer chez moi là mr. Davis Williams.
Il soupire en mettant ses cheveux en arrière.
- Désolé d'avoir demandé...Dit il quelque peu vexé.
- Gardez vos excuses pour vous.
Je lui décoche un regard lourd de mépris avant de gravir les marches quatre à quatre. Une fois le seuil de mon appartement franchi, je claque la porte derrière moi, laissant le silence absorber l'écho de notre échange. Ma dureté est peut-être injuste, mais le tenir à distance par un vouvoiement glacial est ma seule satisfaction. C'est ma manière de reprendre le contrôle, de dresser un mur d'indifférence là où il a tenté de me briser.
