Chapitre cinq

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8 septembre 2018

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8 septembre 2018.

Je ne suis pas retourné au bar

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Je ne suis pas retourné au bar.

Je n'ai pas pu, j'ai paniqué — je me suis imaginé des vingtaines de scénarios possibles sur le déroulement de la soirée, assez pour me faire vriller complètement. Qu'est-ce qui me dit que tout ne va pas recommencer ? Et si je me retrouvais de nouveau chez Taku ? Enfin, pas que ça me dérange, mais... Mais je ne veux pas que nous deux, ça devienne ça : deux connaissances qui se retrouvent dans le seul but de coucher ensemble, rien de plus. Taku me fait trop perdre la tête pour que notre relation ne se base que sur des coups d'un soir occasionnels.

Mais Taku a été clair là-dessus : nous deux, ça n'ira pas plus loin. Et pour être honnête, je savais dans quoi je m'embarquais dès qu'il a posé une main sur ma cuisse, ce premier soir. On connaissait tous les deux les termes que nous nous étions nous-mêmes imposés. Sauf que lorsqu'on s'est croisé au bar le lendemain, quand je suis venu récupérer ma guitare, tout était déjà différent.

Taku n'agissait pas comme quelqu'un qui, le matin même, venait de stopper net toute possibilité de relation un tant soit peu sérieuse. Au contraire : il paraissait maintenant ouvert à l'idée.

Je ne m'attendais pas à le voir à ce moment-là — j'aurais pourtant dû m'en douter, j'étais sur son lieu de travail, après tout. Louane ne m'avait pas prévenu, et je pensais que ça allait être l'occasion de lui raconter de vive voix ma nuit avec Taku. Parce que, eh bien, j'avais besoin d'en discuter avec quelqu'un pour m'assurer que je n'avais pas tout imaginé — les journées qui me paraissent sortir d'un rêve sont rares, ça c'est certain, et retracer par moi-même ce que j'ai ressenti avec Taku me semblait être un challenge insurmontable. Je ne pense pas pouvoir retrouver cette sensation un jour, d'ailleurs.

Mais elle est revenue. Elle est revenue seulement quelques heures plus tard, au moment où j'ai reposé un pied dans ce bar. Parce que Taku était là, tourné vers moi, yeux écarquillés et bouche entrouverte, comme s'il m'avait attendu toute la matinée.

Tout était différent de la veille — enfin, la situation l'était, en tout cas. Pour ce qui est des sentiments... Ça, j'ai bien compris que j'étais tombé bien bas, et qu'entendre Taku être aussi attentionné envers moi n'allait en aucun cas m'aider à passer à autre chose.

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