Chapitre six

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14 septembre 2018

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14 septembre 2018.

La première tonalité a à peine le temps de résonner que Louane décroche déjà

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La première tonalité a à peine le temps de résonner que Louane décroche déjà. Son visage apparaît sur mon téléphone.

— Mugi ! Je commençais à me demander quand t'allais m'appeler.

— Parce que t'attendais mon appel ?

— Tu penses vraiment que je m'attendais à ce que tu partes à ton premier date avec Taku sans que je valide ta tenue ?

— Ok, touché, je glousse. Je pensais mettre, genre, un costard, mais ça fait un peu trop, non ? Je sais pas vraiment quel est le code vestimentaire à suivre quand on va à l'opéra...

Louane gigote derrière mon écran. Le bruit qu'elle fait attire mon attention. Elle approche son téléphone de son visage, sûrement pour changer de position, mais il ne me suffit que de ça pour apercevoir ses yeux bouffis. Mon cœur rate un battement.

— Louane ?

— Oui ?

— Tout va bien ?

— Oh, oui, pourquoi ?

— T'as les yeux tout rouges. T'es fatiguée avec le bar ?

Louane passe rapidement ses doigts sous ses paupières, comme pour effacer les preuves. J'arque un sourcil.

— Je dois encore me faire au rythme, je crois, oui... me répond-elle avec un demi-sourire. T'en fais pas pour moi.

— Tu me dirais si ça allait pas, hein ?

Je me sens mal de dire ça à Louane. Parce que lorsqu'elle me demandait la même chose l'année dernière, je lui promettais que tout allait bien. Je n'ai fait que mentir à mon entourage pendant cinq ans.

L'université a été une période difficile pour moi. Si mes amis étaient tous heureux de s'épanouir dans un nouvel environnement bien différent de celui du lycée, moi, je me voyais mal recommencer ma vie ailleurs. J'ai fini par le faire, bien sûr, mais... Je n'ai jamais réussi à m'habituer. Entre me lancer dans l'inconnu sans savoir ce que j'allais faire une fois mon diplôme obtenu et l'angoisse de devoir parler à de nouvelles personnes, j'ai toujours vu l'université du mauvais œil.

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