Chapitre huit

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21 septembre 2018

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21 septembre 2018.

Je décroche dès que je lis le nom d'Erwin sur l'écran de mon portable

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Je décroche dès que je lis le nom d'Erwin sur l'écran de mon portable.

— Alors, qu'est-ce que ça fait d'enfin prendre un jour de congé ?

— Je suis obligé de répondre à cette question ? me répond-il après un silence.

Je souffle légèrement, un sourire aux lèvres.

Erwin a un réel problème avec son boulot. Honnêtement, s'il le pouvait, je crois qu'il se marierait à son bureau. Un vrai addicte au travail. Il a même apporté à l'hôpital un oreiller et un plaid pour dormir sur le minuscule canapé de son bureau.

Parfois, je m'inquiète un peu pour lui.

— Comment va ta barbe ? je lui demande. Comme ça fait, genre, cinq ans que j'ai pas vu ne serait-ce que ton visage, j'imagine qu'elle a bien eu le temps de pousser.

En d'autres termes, c'est ma façon de dire à Erwin que ça fait beaucoup trop longtemps qu'il est enfermé dans son hôpital. 

— Taku, ça fait six jours qu'on s'est pas vu.

— Mm-mmh, où veux-tu en venir ?

Je l'entends rire à travers mon portable. Il souffle si fort qu'on dirait qu'une bourrasque de vent vient de percuter son écran.

— Justement en parlant de ça, réplique-t-il, t'en es où dans ton introspection ?

J'attends une seconde, cale mon téléphone entre mon épaule et mon oreille, puis ouvre en grand les portes de mon dressing.

— Bref, c'est le grand soir pour toi, hein ? dis-je pour changer de sujet.

— Taku...

— Oui ?

— Tu vas pas m'avoir en essayant d'amener la conversation à ma propre crise.

— Bien sûr. Une crise à la fois.

— Exactement. Donc t'en es où, toi ?

Je grogne de frustration, puis me mets à fouiller entre mes cintres à la recherche de la chemise parfaite pour ce soir. Voilà où j'en suis : je choisis mes tenues en fonction de celle qui pourrait le plus plaire à Mugi.

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