Chapitre onze

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DEUXIÈME PARTIE

Then love comes, like a sudden flight of birds
from earth to heaven after rain. Your kiss,
recalled, unstrings, like pearls, this chain of words.
Huge skies connect us, joining here to there
desire and passion on the thinking air.
(Carol Ann Duffy)

(Carol Ann Duffy)

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12 octobre 2018

— Encore une fois, je peux dire qu'une seule chose : tu joues trop bien

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— Encore une fois, je peux dire qu'une seule chose : tu joues trop bien.

Louane éclate de rire puis tombe entre mes bras. Je la serre contre moi, on tangue d'un pied à l'autre.

— Je pensais pas que tu m'avais écouté, me dit-elle. Tu viens d'arriver, non ?

— Juste à temps pour le dernier morceau.

Je m'assois à notre table habituelle, bien en face du piano pour pouvoir encourager de loin Taku. Il ne va pas tarder à monter sur scène.

Louane s'installe à côté de moi. Elle se penche pour récupérer son cocktail posé sur la table en bois.

— J'ai proposé à Charlie de venir prendre un verre avec nous, je lui lance. Ael voulait vous entendre jouer, depuis le temps que je lui parle de votre talent !

— Ah ouais, donc tu nous mets grave la pression, là, en gros, glousse-t-elle.

— Comme si ! Et puis après plus d'un mois ici, tu commences à t'habituer, non ? Tu stresses toujours autant ?

Louane hausse les épaules, puis s'adosse contre la banquette, paille toujours entre les dents.

— Pas vraiment, non. Je crois que c'est du bon stress. Tu sais, le genre que t'as parce que tu veux bien faire.

— Ouais, je vois.

Ça me fait penser aux scènes que je faisais quand j'étais au lycée. Enfin, je ne peux pas dire que je me suis produit beaucoup de fois en public — je pense même que Louane a réussi à me dépasser depuis qu'elle travaille ici. Mais je me souviens de la pression que j'avais, d'à quel point mon estomac était en vrac, de l'envie qui me prenait d'aller m'enfermer dans les toilettes cinq minutes avant le lever de rideau.

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