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15.  QUINZIÈME
he came for the monsters he could never share.





            Ça sentait la tarte aux fraises et aux framboises ; l'odeur des fruits rouges, singulière et princière. L'effluve se mâtinait à l'encens de sa chambre comme un parfum d'été, assez iodé, on voyait ces quelques livres s'étaler sur son bureau au boisé verni.

Les tons immaculés des quatre murs étaient timides, le soleil y reflétait ses rayons doux, transformait les couleurs en quelque chose de plus rayonnant.

La pièce était lumineuse, assurément. Mais eux, ça luisait différemment.

Des doigts se heurtèrent maladroitement contre le relief de la porte brunette. Des doigts, fiévreux et avides du sensible. Le ciel épiait les deux silhouettes se fondre à la hâte dans la chambre minimaliste, les lèvres désormais jumelles à se déposer des bécots langoureux et visuels.

Il y avait l'irisé de ses cheveux blonds qui resplendissait là, lorsqu'il tomba sur le lit comme la pluie chutant des nuages gris. Le zéphyr tiède et léger échevelait les mèches à son cou pâle, jaloux de considérer les baisers du garçon accroché à lui.

Ça chatouillait. Ça gratouillait.

Le garçon doré soufflait d'aise à chacun des baisers, des frissons lui picotaient la peau ; comme sa froideur à lui, lorsqu'il le sentait se presser contre son corps chaud. Ses touchers étaient papillons, ils descendaient lentement vers la ceinture qui enserrait son pantalon.

Ça luisait différemment.

« A-Attends... Je... »

L'une de ses mains le stoppa dans ses mouvements, le coréen se redressa sous l'agacement du plus grand.

« Qu'est-ce qu'il y a Jisung ? s'insurgea-t-il.

On... On avait dit que je t'aidais pour tes devoirs, et après...

Ouais, et bah changement de programme.

... Quoi ?

Tu trouves pas ça excitant ?

Non ! Ma mère risque de débarquer d'une minute à l'autre, et... Et j'ai pas le droit d'emmener des inconnus chez moi !

J'suis pas un inconnu, si ? »

Il s'était penché sur Jisung pour venir l'embrasser, ses mains réitérèrent leurs mouvements autour de ses hanches. Le garçon déboutonnait sa chemise d'uniforme, mais celui-ci le stoppa une dernière fois en se détachant de lui brusquement.

« J-Jaeyoon... Hyung !

— Putain, t'as quoi aujourd'hui merde ! »

La porte de sa chambre venait de s'ouvrir — le monde se plongea dans un néant pourri de noirceur.

COMME DES GARÇONS, minsung Des histoires addictives. Découvrez maintenant