il reste planté devant moi sans rien dire, je le toise et détourne mon regard du sien .
il sourit et va s'asseoir au fond avec ses amis pourrai-je dire.
après mon second verre je paye et sors du night-club.
le même gars se met à me suivre.
Dalila : tu veux quoi bon sang ?
homme : t'es belle tu sais. viens on va discuter.
je le toise une fois de plus et continue mon chemin.
mais je me sens violemment plaquée contre le mur d'un couloir sombre qui était à côté.
le mec se tue en voulant soulever ma robe .
putain il veut me violer là ?
je me débats et fini par lui donner un coup fatal entre les jambes, il s'écroule et je m'enfuie les larmes aux yeux.
hier c'était le vole
et aujourd'hui le viole. ça rime en tout cas.
je continue mon chemin en pleurant , et il est où le taxi ?
tout le monde est contre moi .
que faire ? je vois le ciel se noircir sur ma tête.
Seigneur j'ai tué qui pour mériter ça.
je n'ai fait pas dix pas quand il se met à pleuvoir.
je m'abandonne et m'installe sur un banc, eh oui sous la pluie.
j'ai déjà tout vécu je m'en fou si je reçois la foudre aux fesses.
environ cinq minutes une mercedes se stationne devant moi , le type klaxonne plus de dix fois et fini par descendre sous la pluie.
qui est-ce encore ? un autre violeur en costard ?
Homme : j'avais tout vu depuis mon arrivé en Rdc mais pas ça.
Dalila : tout est possible.
Homme : voyons, vous êtes toute trempée, montez je vous dépose où vous voudrez.
Dalila : non merci, je suis bien là.
Homme : bah d'accord.
Je pensais qu'il allait partir mais non , il s'installe à mes côtés.
Homme : alors on va rester là.
Dalila : c'est absurde.
Homme : oui ce que vous faites est vraiment absurde, qu'est-ce qui peut vous arriver pour que vous en arriviez là ?
Dalila : qu'avez-vous vu d'étrange.
Homme : une femme assise sur un banc alors qu'il pleut de cordes. c'est comme ça je vous évacuez le stress ici ?
je souris.
et à l'espace d'une seconde je me mets à pleurer.
de la tristesse à la joie il n'y a qu'un pas .
le type me regarde avec peine, je peux sentir ça.
point de vu de Yannis : je suis arrivé en Rdc il y'a 2 semaines.
je vis à Belgique depuis 20 ans .
mais je suis congolais, je suis revenu pour prendre en main toutes mes entreprises , j'ai 32 ans .
je vis dans l'un de mes hôtels depuis mon arrivé je m'y rendais alors que je vois quelqu'un sous la pluie, je suis un humanitaire je ne peux pas passer ça, c'est sûrement un cas désespéré.
je klaxonne plus d'une fois, je décide de sortir quand je me rend compte que c'est une femme.
belle très belle alors.
je l'aborde un peu et soudain elle pleure ça me pince le coeur pourtant je suis pas du genre.
sans crier gare je me permets de l'enlacer et elle se laisse faire.
Yannis : svp je vous dépose chez vous.
Dalila : non je ne peux pas rentrer chez moi comme ça .
Yannis : venez on en discute dans la voiture.
je cède , c'est le seul point positif de ma journée.
pourvu qu'il ne soit pas un sadique ou je ne sais quoi.
Yannis : on va chez moi , et puis je vous dépose chez vous.
Dalila : non c'est absurde.
Yannis : votre refus est absurde.
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UN COUP DU SOIR , MON PATRON
RomanceDalila, 23 ans, venait à peine de s'installer avec ses parents dans une nouvelle ville. Issue d'une famille aux moyens modestes, elle n'avait jamais eu le luxe de se reposer : travailler dur n'était pas un choix, mais une nécessité. Entre les exigen...
