Chapitre 9

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Harry avait consacré de longues heures à réfléchir aux premières actions à mener et il avait fait exactement tel qu'il avait prévu. Il avait attendu deux jours, avait soigneusement évité de faire de magie jusqu'au tout dernier moment et avait enfilé des vêtements plutôt passe partout. Un pantalon noir, un sous-pull et il avait métamorphosé une cape en sweat à capuche. Sous son vêtement, il avait tout de même attaché le holster de baguette de sa tenue de Mangemort. Ainsi il n'aurait pas besoin de la mettre dans sa poche. Dans sa sacoche, il avait simplement mis le minimum d'affaires de toilette, son carnet de croquis et sa trousse, de toute façon il ne possédait pas grand-chose d'autre. Puis il était parti.

Le jeune sorcier avait choisi la dernière marche du perron du 12, square Grimmaurd comme premier point de chute. Au moins il se trouvait en plein cœur de Londres et hors de vue des moldus. Il avait l'impression d'être revenu un an auparavant... Pourtant, contrairement à la dernière fois, il était bien mieux armé. Il était seul certes, mais il était aussi débarrassé de ses scrupules et bien plus à l'aise magiquement. Cela faisait six mois qu'il vivait complètement coupé du monde moldu mais il avait vécu toute son enfance parmi eux et il savait que c'était le meilleur moyen de passer sous les radars. C'était la première fois qu'il se sentait réellement libre, mais il gardait à l'esprit que Voldemort se lancerait à sa poursuite dès qu'il s'apercevrait de sa désertion. Il devait donc quitter le pays et vite. Capuche rabattue sur son visage et mains dans ses poches, il marcha jusqu'à une avenue pour héler un taxi.

- Bonjour. Aéroport de Londres Heathrow, s'il vous plaît.

Il n'y avait jamais mis les pieds mais il avait déjà entendu l'oncle Vernon en parler. Il s'installa confortablement sur la banquette durant le temps du trajet. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir à la fois impatient et enthousiaste à l'idée d'une course poursuite contre Voldemort. Le mage noir l'avait négligé pendant un mois entier, il allait lui prouver qu'il était toujours sa némésis attitrée et qu'il avait eu tort de le négliger.

Il jeta un sortilège de Confusion sur le chauffeur de taxi et pénétra dans l'aéroport international, regardant tout autour de lui avec curiosité. Les lieux étaient plutôt calmes en ce début décembre, quelques jours de plus et il aurait été confronté à l'affluence des fêtes de fin d'année...

Déchiffrant les panneaux d'affichage, il finit par trouver le guichet des vols à destination de New York. Il y en avait plusieurs dans la journée, mais il voulait absolument un vol direct et le plus tôt possible. Par chance, il y avait un départ à 10 heures 25 pour une arrivée à 13 heures 10 et il restait de la place. Sa baguette cachée sous ses doigts, il jeta un Imperium à la vendeuse pour s'assurer de son obéissance. Il n'avait bien évidemment ni passeport, ni justificatif d'aucune sorte, et pas non plus d'argent moldu, mais après cette année auprès de Voldemort, la crainte d'utiliser la magie noire n'était plus une préoccupation.

Son billet en poche, il alla attendre dans l'espace prévu à cet effet. Quitte à prendre l'avion pour la première fois de sa vie, il avait demandé à être en première classe. Il était tellement impatient de décoller qu'il se précipita presque dès l'ouverture des portes. Il se doutait qu'il devait avoir l'air d'un gamin devant son premier arbre de noël, mais il s'en fichait. Tout ce qui comptait, c'était la liberté qu'il ressentait. Une fois aux États-Unis, il pourrait littéralement aller où il voulait !

Dans l'avion, il regretta de n'avoir aucune occupation. Il avait presque 8 heures de vol et il se sentait complètement surexcité. Il décida de travailler un peu sur ses barrières mentales. Il ne manquerait plus que Voldemort ressente ses émotions... Cela dit, il n'eut aucun mal à modérer sa joie après deux heures de trajet. Prendre l'avion était nettement moins drôle que voler sur un balai, il n'y avait aucune sensation et la vue depuis le hublot ne montrait qu'une étendue de nuages à perte de vue... S'affalant sur son siège, il décida de faire la sieste.

Dans la gueule du serpentOù les histoires vivent. Découvrez maintenant