Cela faisait maintenant un an que le père de Meryem était décédé. Un an qu'elle et sa mère vivaient seule. Au début cela l'avait beaucoup affectée, mais elle était restée forte pour sa mère qui était entrée dans une dépression qu'elle avait pu surmonter. Originaires de la Suisse, elles avaient déménagé en Turquie dans un appartement pas très loin du nouveau travail que Meryem avait trouvé dans une entreprise en tant que directrice financière. Elle était une jeune femme de vingt trois ans et selon les dires de ses proches, c'était une jeune femme assez timide et calme, mais qui avait du caractère et qui savait être bavarde et agaçante. Elle possédait des yeux azurs et une magnifique tignasse de couleur marron.
Un jour, après une longue journée de travail, Meryem s'apprêtait à rentrer chez elle, lorsqu'une de ses collègues l'interpella.
— En fait Meryem, avant que tu ne partes, monsieur Yamilrez voulait te voir, dit-elle avec un sourire amical.
— Ah d'accord, merci, dit-elle en lui rendant son sourire.
Meryem se rendit donc au bureau de son patron en ayant la boule au ventre car elle n'avait pas l'habitude de se faire convoquer par le patron, surtout qu'aujourd'hui elle était arrivée au travail avec cinq minutes de retard. Quand elle arriva devant le bureau, d'une main tremblante elle frappa à la porte en attendant son approbation et quand elle l'entendait, elle voulut d'abord partir en courant, mais après s'être ressaisi elle ouvrit la porte.
— Bo... bonjour monsieur Yamilrez vous m'avez appelé ? Dit elle d'une petite voix.
— Oui mademoiselle Meier, asseyez vous je vous pris, dit il les yeux braqués sur l'écran de son ordinateur.
Elle prit place en attendant qu'il finisse ce qu'il faisait et qu'il lui dise ce qu'il avait à lui dire. Cela faisait maintenant trente minutes qu'elle était assise là, il ne disait toujours rien et cela commençait vraiment à l'agacer. Alors elle se racla la gorge pour lui faire comprendre qu'elle était toujours là et il leva enfin ses yeux de son ordinateur.
— Oui mademoiselle Meier ?, dit-il avec une pointe d'agacement comme si elle le dérangeait.
— Heu... monsieur cela fait maintenant dix minutes que vous m'avez appelée mais vous ne dites rien.
— Ah oui c'est vrai, veillez m'excuser j'avais un dossier vraiment important à finir, dit il en fermant son ordinateur, si je vous ai appelé c'est pour vous parlez de quelque chose d'extrêmement important.
— Monsieur est ce que c'est à propos de ma place au sein de l'entreprise ? Dit-elle la gorge serrée à cause de la peur.
— Non ne vous inquiétez pas, votre place au sein de cette entreprise est indispensable et ne pensez pas que je pourrai vous renvoyez pour un simple retard de cinq minutes même si c'était très tentant, dit-il avec un sourire en coin, enfaite je voulais vous parlez de....vous et moi.
Meryem était totalement déboussolée, elle ne comprenait absolument rien où il voulait en venir et plusieurs questions venaient submerger sa tête.
~Comment ça lui et moi ? Qu'est ce qu'il veut dire par là ? C'est quoi cette histoire ?~
Elle se posait tellement de question qu'elle n'avait même pas remarqué qu'il était venu s'asseoir sur la chaise qui était à côté d'elle.
— Monsieur je ne comprends pas, dit-elle en le regardant avec toute l'incompréhension du monde.
— Ce que je veux dire par là, c'est que je ressens des sentiments pour vous et je voudrais être pour vous plus qu'un simple patron, dit-il en lui prenant les mains.
Elle était choquée, abasourdi, elle ne savait plus quoi faire ni quoi dire, puis elle baissa ses yeux sur leur mains liées. Le patron pour lequel elle travaillait depuis un an voulait avoir une relation amoureuse avec elle et cela la surprenait car elle s'était toujours dit qu'elle n'était sûrement pas son genre de fille et qu'il était beaucoup trop bien pour elle. Elle releva ses yeux vers lui, il la regardait toujours avec ses beaux yeux bleus et ses cheveux d'un brun ténébreux qui la fascinait. Meryem ne savait pas si elle devait accepter ou refuser son offre et elle ne voulait plus souffrir de peines de cœur, d'un côté son cœur lui disait de dire oui mais sa raison lui disait de ne pas accepter tout de suite. En fait, elle était totalement confuse.
— Je ne vais pas vous presser ni vous forcer la main, je voulais juste vous exprimer ce que j'avais sur le cœur, dit-il en détachant ses mains des miennes.
— Enfaite, monsieur c'est juste que je suis très surprise et confuse en même temps et je ne pense vraiment pas être prête pour une relation... amoureuse, dit-elle un peu gênée.
— Bien-sûr je comprends parfaitement votre choix, cela dit j'aimerais apprendre à vous connaître et pour commencer, j'aimerais vous accompagner chez vous, dit-il en se levant de la chaise, en prenant son sac, sa veste et en ouvrant la porte.
— Oh non monsieur, ne vous donner pas cette peine ce n'est pas nécessaire, vous savez à cette heure ci, il y a beaucoup de taxi, de bus et de...
— Il n'y a pas de mais qui tienne mademoiselle Meier, je ne peux pas me permettre de laisse une femme rentrer chez elle seule, surtout si c'est vous...bon assez parlé, allons-y s'il vous plaît.
Elle voulut répliquer mais se résolut à abandonner, sachant que cela ne servirait à rien, alors elle prit son sac et le suivit. Au bout d'un moment elle constata que tout le monde était parti et qu'ils étaient seuls dans l'entreprise. Après quelques minutes de marche ils étaient arrivés au parking, il était tellement vide qu'on pouvait entendre leur pas. Puis ils sont montés dans une voiture noir qui était la sienne, ils sortirent du parking en direction de l'appartement de Meryem.
— Mademoiselle Meier.
— Oui monsieur.
— Est ce que vous vivez seule ?
— Heu... non je vis avec ma mère.
— Et votre père où est-il ?
— Il est décédé, dit-elle en tournant la tête vers lui.
À cet instant, leurs regards se croisèrent automatiquement.
— Je suis désolé pour vous, je vous présente toute mes condoléances, dit-il en reportant son attention sur la route.
— Merci.
— Comment va votre mère ?
— Elle va bien enfin... elle va mieux depuis quelques mois.
Un silence pensant s'installa, elle voulais lui poser des questions mais elle se ravisa. Après plusieurs minutes de route, ils étaient arrivés devant son appartement, elle prit ses affaires puis sortir de la voiture.
— Merci beaucoup monsieur Yamilrez, dit-elle en fermant la portière.
— De rien mademoiselle Meier, passer un bon week-end et à la longue, quand nous ne sommes pas au travail, appelé moi par mon prénom: Sinam, dit il en mettant des lunettes de soleil ce qui lui donnait un autre côté, un côté mystérieux.
Au moment où elle voulut répliquer quelque chose, il était trop tard car il était déjà parti. Quand elle était rentrer dans son appartement, elle déposa son manteau sur le porte-manteau qui était à côté de la porte d'entrée, puis elle commença à chercher sa mère, mais elle ne l'a trouvait nulle part, puis elle partie dans la chambre de sa mère et elle la trouva. assise par terre avec pleins de documents qui était par tout sur son lit.
— Maman qu'est ce qu'il ce passe ?
Elle ne répondait pas.
— Maman ! Cria-t-elle en la secouant légèrement.
Elle la regarda comme si elle était un fantôme, c'était comme si elle était totalement ailleurs.
— Maman s'il te plaît, dis moi ce qu'il se passe.
— Meryem il... il faut qu'on parle.
À suivre...
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Bonjour chers lecteurs, j'espère que le premier chapitre de cette histoire vous à plu surtout n'hésitez pas à voter, commenter et partager, c'est très important, sur ce je vous dis à bientôt.
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Entre amour et argent
RomanceDepuis la mort de son père, Meryem et sa mère vivaient seule. Meryem est une jeune femme à l'apparence timide et une habituée de la routine, jusqu'au jour où son patron et sa mère vont lui annoncer des nouvelles qui vont chambouler son quotidien. V...