Chapitre 3

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— Que faites-vous ici ? Dit-elle mécontente de sa venue.

— Eh bien, je suis venu rendre visite à ma petite future épouse pour savoir si elle se porte bien.

— Je pense que vous vous êtes tromper de chambre, dit-elle en reportant à nouveau son attention sur son téléphone et en essayant de l'ignorer complètement.

— Non ne vous inquiétez pas, dit il en prenant une chaise pour s'asseoir, je ne me suis pas tromper de chambre puisqu'elle est juste devant moi.

Elle posa son téléphone sur le lit et sentit l'agacement la gagner.

— Écouter monsieur Yamilrez, je suis sûr que nous pouvons trouvez un autre moyen pour que je puisse rembourser votre dette, dit elle d'une voix qui voulait se montrer ferme.

— La prison ?

— Pardon ? Dit-elle confuse.

— L'autre moyen possible est la prison, car même si je prends tout vos biens, cela ne remboursera pas la totalité de l'argent que vous me devez et même pas la moitié, dit-il en la regardant droit dans les yeux, soyez au moins reconnaissante, vous ne serez pas en prison, vous pourrez peut être avoir une vie paisible à mes cotés et...

— Soyez en sûr monsieur Yamilrez, je m'enfuirais loin de vous et vous pouvez en être sûr, dit elle en lui pointant du doigt.

— J'ai tellement hâte de voir ça, qui sait ? Peut être que ça sera la police qui vous retrouvera et vous emmènera en même temps, en prison, dit il en se servant de l'eau avec un sourire en coin.

Face à cette phrase, Meryem déglutit amèrement et ne sut quoi répondre.

— C'est une menace que vous me faites ?

— Je vous dis juste ce qui pourrait arrivé, voyez vous, c'est comme...une prophétie.

— Alors laisser moi vous dire que votre "prophétie" ne s'accomplira pas.

— C'est ce que nous verrons.

Puis un lourd et pésant silence s'installa dans la chambre d'hôpital, personne ne voulait parler car chacun avait ces raisons. Yasin la regardait avec tellement d'insistance, ce qui l'a perturbait extrêmement. Elle se sentait tellement gêner face à lui.

— Pouvez-vous arrêté de me regarder comme ça s'il vous plaît ?

— Désolé, je voulais juste vous examiner.

— Oh ! Peut être parce que vous êtes médecin par hasard ?, dit elle avec un supplément d'ironie.

— Non, mais je pourrais être votre médecin...personnel, dit il avec un sourire en coin.

— Vous êtes fou mon Dieu ! S'écriât elle alors que des rougeurs lui montait au visage.

Yasin ne dit rien profitant des magnifiques rougeurs qu'elle avait sur son visage, Meryem n'était pas du tout le genre de fille auquel il s'attendait, il croyait qu'il aurait eu affaire à une fille qui pleurerait à ses pieds à chaudes larmes, qui le supplierait ou qui serait tout simplement une croqueuse d'argent, mais au lieu de ça, il avait eu en face de lui une fille audacieuse et courageuse qui se battait pour retrouver sa liberté en ignorant les dangers de son entêtement. Cela l'amusait beaucoup car son entourage suivait généralement ses règles sans prendre la peine de discuter, alors il était clairement amusé de ce changement si peu quotidien, mais très vite, une petite voix lui fit sortir de ses pensées.

— En fait, je voulais vous dire que hier, comme je travaille chez votre frère, il m'avait convoqué et m'avait dit...

— Qu'il éprouvait des sentiments pour vous ?, dit il en la coupant comme s'il ne voulait pas que cela sorte de sa bouche.

Entre amour et argentOù les histoires vivent. Découvrez maintenant