Sujet délicat.

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PDV LUCY

     J'ai une drôle de sensation. Comme si une boule de poils se blottissait contre ma poitrine. Ça doit être la chevelure de Jellal...

Jellal : Lucy?

Moi : hmmm... Bon... Jour...

Jellal : hum, oui, bonjour. Mais tu veux bien me dire ce que c'est que cette boule de poils?

     J'ouvre difficilement un œil et baisse mon regard pour voir Clover blotti contre moi.

Moi : bonjour... Clover.

     Je referme mon œil, cherchant à me rendormir alors qu'il me répond de ce doux son mélodieux.

Jellal : c'est lui l'esprit dont tu m'as parlé?

Moi : moui...

Jellal : ok, mais lève toi. C'est aujourd'hui le départ pour la capitale royale.

     Ça passe vite, un mois.

Jellal : pourquoi il ne se montre qu'aujourd'hui?

Moi : il le fait chaque jour. Juste que cette fois, il est resté plus longtemps.

Jellal : d'accord...

     Il est jaloux ou quoi? Non, ça doit être le sommeil qui me fait halluciner.

     Soudainement, je sens Clover être retiré de moi. J'ouvre les yeux et vois que c'est Jellal la cause. Il tient Clover comme s'il était un chaton : par la peau du cou. Je me relève brusquement sur le lit, assise, remarquant que Clover se débat.

Moi : Jellal, arrête! Ce n'est pas un chat, tu lui fais mal!

Jellal : oh, ça va, je voulais juste qu'il descende de ta poitrine.

Moi : et pourquoi? Il en a le droit. Lâche le.

     Il le fait et Clover bondit contre moi, sur ma poitrine en y enfouissant son visage tout mignon et larmoyant.

     Durant ce mois, lui et moi nous sommes beaucoup rapprochés. Lui qui est d'un naturel calme et réfléchi, a su s'ouvrir à moi et s'exprimer librement auprès de moi. Il est en fait tout fragile, un peu bébé, ce qui me fait craquer, mais tellement obéissant, attachant et gentil.

Moi : ça va mon bébé, je suis là. Et puis, il ne te fera pas de mal. Il est gentil, d'accord ?

     Je lève un regard plein de reproches à Jellal.

Moi : pourquoi tu as fait ça?

     Il marmonne tellement bas que je me demande même s'il a une voix.

Moi : quoi?

Jellal : je n'aime pas le voir sur cette partie de ton corps, elle m'est réservée.

     Déclic.

Moi : tu es... Jaloux? D'un esprit animal?

     Il rosit et détourne le regard, mon cœur ratant un battement à cette image.

Moi : Jellal... Mais tu n'as pas à l'être.

Jellal : je sais mais... Je ne peux pas m'en empêcher. Il y a l'oreiller, il n'a pas besoin de s'installer là.

Moi : c'est un bébé, Jellal.

Jellal : hein?

Moi : bah oui. Il n'a pas encore grandi. C'est encore un bébé, et il n'a pas de phase adolescence. Il faut juste attendre qu'il soit adulte. Et je ne sais pas comment l'aider pour ça.

Pourchassée.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant