J'ai hâte d'être dans mon coin de paradis
À pleurer toutes les larmes de mon corps, sans répit
Parce que je n'aurai personne à qui le dire
Que ma vie n'est qu'un gouffre où j'ai cessé de sourire
Pas étonnant, mais j'aimerais le redire
Je me sens si vide que je ne sens plus mon âme
J'y échappe le jour, mais la nuit vient m'asservir
Et comme toute mélancolique, je me perds dans son charme
Ma douce dépression, elle me berce de drames
À peine hors de l'eau, elle m'entraîne sous ses lames
Ma douce dépression, qu'en vain je fuis
Mais elle me retient, m'enlace, m'asservit
Elle m'embrasse à m'en couper le souffle
Comme à chaque fois, jusqu'à ce que je m'étouffe
Comme à chaque fois, jusqu'à ce que je me soule.
