Chapitre 7 - World record

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POV Perséphone

– Mmmh... Max ?

Je m'étire lentement, encore engourdie par le sommeil, et réalise que le lit est vide à côté de moi. Une légère déception me traverse, mais je devine qu'il est déjà parti. Je passe une main dans mes cheveux emmêlés, et mes yeux tombent sur sa chemise, laissée négligemment sur la chaise près de la commode. Sans réfléchir, je l'enfile, me glissant dans le tissu chaud et respirant, et je sens immédiatement son parfum... ce mélange boisé et épicé qui me fait chavirer. Mon dieu, ce parfum... je pourrais m'y perdre des heures.

Je sors mon téléphone et envoie un message rapide à Athéna pour lui dire qu'il est déjà parti. Je ne reçois pas tout de suite de réponse. Je me rince le visage, enfile un simple string et descends les escaliers, me demandant ce que je vais trouver en bas.

Le rire caractéristique de ma sœur me fait sursauter, mais je souris. Elle n'est pas seule. Sur le canapé, un petit attroupement m'attend : Charles, Pierre, Daniel, Athéna... et Max, qui ne s'est pas volatilisé malgré mon réveil matinal.

– Bien dormi ? me lance Max en se levant et en déposant un baiser sur mon front.

Je ris, et mes yeux tombent sur un t-shirt et un short que Daniel a dû laisser chez moi depuis un de ses séjours. Je salue tout le monde d'un signe de la main et me dirige vers la cuisine pour préparer le petit-déjeuner, Max sur mes talons.

– J'ai ouvert à ta sœur en caleçon, explique-t-il avec un petit sourire, elle m'a donné les affaires... j'espère que ça ne dérangera pas le propriétaire.

– Je suis contente que tu sois resté, dis-je simplement.

– Moi aussi, répond-il, sincère.

– Et c'est à Daniel, les vêtements.

– Tu lui prêtes une chambre ?

– Oui, il passait souvent par Monaco, avec Athé... au début il dormait chez elle, mais depuis que tu lui as présenté Pierre, il squatte chez moi. Mon étage est insonorisé, donc même si je ramène quelqu'un, il n'entend rien.

– Tu ramènes souvent quelqu'un... enfin, je...

– Non, Max. Tu es le premier à être ramené ici, et le premier avec qui je couche depuis un moment, dis-je en haussant un sourcil.

– Ah... ok, désolé, je...

– Ce n'est pas tabou. Je n'ai pas de souci à parler de ça. J'ai déjà été avec d'autres hommes, j'étais juste trop absorbée par le travail pour m'en occuper.

Je pose ma tasse de café, m'approche de lui et caresse doucement sa joue. Ses mains trouvent mes hanches, nos lèvres se rejoignent dans un baiser doux et prolongé.

– Désolé, on ne se connaît pas vraiment, mais... tu me plais bien, murmure-t-il.

Je replonge mes lèvres sur les siennes, répondant :

– À moi aussi, tu me plais bien.

– Par contre, tu crois que tu pourrais aller te changer ? Parce que pas que je sois jaloux, mais ton string en dentelle... j'ai diablement envie de le retirer. Et puis, tu portes ma chemise, je ne sais pas si je pourrais attendre sans craquer.

Je ris, lui fais un bisou sur la joue et disparais en courant vers ma chambre. Quelques minutes plus tard, je redescends en short et t-shirt Red Bull. Daniel et Athéna me dévisagent.

– Tu m'expliques comment tu as un t-shirt 98 ?

– Et si tu t'occupais de tes affaires, Leclerc ? Rétorqué-je en riant.

Pilote 98 - Tome 1Où les histoires vivent. Découvrez maintenant