Colline de San-Francisco.
7 heures
Daniela
Je me réveille tranquillement ce matin-là dans cette grande maison qui me paraît si vide depuis un moment, hormis le personnel, je ne vois personne ici, juste après m'être glissée sous la douche et avoir enfilé des fringues à la va-vite, mon téléphone commence à sonner.
Mon cher frangin Kayden, bien sûr, incapable de me laisser du répit.
— Je t'ai envoyé un message, tu l'as vu je suppose.
Franchement, je n'ai pas encore eu le temps de regarder mes messages.
— Non, j'ai pas lu mes messages. Sinon ça va ? Qu'est-ce que me veut mon cher frère ?
Et il m'annonce, à peine une seconde après :
— T'as pas le temps de traîner, ramène ton cul au Sommet.
— Je peux savoir quelle mouche t'as piquée ?
— Tu demandes vraiment ? Ramène juste ton cul ! Crache t-il en me raccrochant au nez.
J'enfile une robe noire sans temps pour un défilé de mode, puis attrape les clés de ma Lamborghini et me dirige rapidement vers le garage.
Cette bagnole, c'est un peu comme ma seconde peau..
Qu'est-ce qui le titille encore ? Quelle merde peut-il encore me mettre sur le dos ? J'espère juste qu'il n'a pas su pour Mady.
Certes c'est Kayden, je lui suis redevable pour pas mal de choses, mais ces réveils matinaux, bordel, c'est jamais pour discuter de la pluie et du beau temps.
Son appel ne présage rien de bon. Je commence à regretter d'avoir impliqué Madelyne, mais il est trop tard pour revenir en arrière.
J'arrive finalement au « Sommet », le QG du réseau, où les gardes de sécurité me laissent entrer. Mon frère m'attend dans son bureau au dernier étage de ce gratte-ciel pyramidal. Arrivée dans le hall, je me dirige vers l'ascenseur. Heureusement, il est assez tôt, donc il n'y a pas trop de monde.
Comme tout le monde me connaît ici, aujourd'hui j'ai préféré opter pour des lunettes de soleil pour ne pas me faire remarquer plus que ça, je dois me dépêcher.
Je n'aime pas trop croiser du monde le matin.
L'ascenseur, lentement, gravit les étages, pour finalement déboucher dans l'unique pièce du dernier étage, son bureau. Je continue à penser à toute cette histoire. Je suis bien consciente qu'il va me faire des reproches et non des compliments, mais bon, il fallait qu'on parle de toute manière.
En arrivant, je pousse fermement la porte vitrée de son grand bureau. Ici tout est sombre, avec des couleurs noires, rouges, beaucoup de bois et de grandes baies vitrées donnant sur tout San Francisco.
Mon frère m'accueille d'un simple :
— Bonjour.
Je lui demande, sur le même air :
— Pourquoi m'as-tu convoquée ici de si bon matin ?
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ANAGRAM
Roman d'amourMadelyne Dibson, mécanicienne talentueuse, fuit l'emprise de son père, un puissant magnat new-yorkais, pour reconstruire sa vie à San Francisco. Mais son nouveau départ tourne au cauchemar lorsqu'elle découvre que le garage qui l'emploie est en réal...
