Chapitre 20

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Bryan

Comme je l'avais imaginé, Wendy m'a appelé pour s'énerver.

-Tu te fous littéralement de ma gueule. Grogne-t-elle.

-Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans « je ne m'entends pas avec mes parents » ?

Le téléphone est en haut-parleur, posé sur le plan de travail de la cuisine.

-C'est de Stéphane que j'apprends qu'ils viennent te voir ! Tu aurais dû me dire de rester.

-Mais bordel, pourquoi tu discutes avec mon frère derrière mon dos ? Grondais-je.

-Pourquoi ? Parce qu'on couche secrètement ensemble, crétin ! Hurle-t-elle.

Je me tiens le front un instant.

-Wendy..

-Tu me caches des choses. Dit-elle rapidement.

-Et qu'est-ce que je te cache ? Soupirais-je.

-Si je le savais, je te le dirais, abruti ! Sois honnête avec moi pour une fois dans ta vie.

-Qu'est-ce que tu veux savoir ?

Mon coeur bat bien trop vite et j'ai du mal à savoir ce que je dis.

-D'où te vient tout cet argent..? Comment tu as pu vivre seul aussi jeune sur Denver quand tes parents ont déménagé ? Pourquoi tu ne veux pas que je les rencontre ?

-J'ai gagné cet argent avec mon bar.

-Ne mens pas ! Crie-t-elle. 500 000 dollars ? Tu te fous de moi ? En si peu de temps ? Tu crois que tous les barmans ont un demi million sur leur compte en banque ?

Je me tiens nerveusement le front. Je n'aurais peut-être pas dû lui donner accès à mes comptes bancaires.

-Sois honnête ! Continue-t-elle. Même si tu gagnais bien, tu devais payer un loyer, des courses, des factures. C'est impossible d'avoir accumulé autant de fric.

-Je.. écoute.. je dois y aller. On en reparle quand on se voit.

-Tu fuis, tu as honte de moi devant tes parents, tu m'as caché leur venu.

Ma tête va exploser, mais je me contiens de m'énerver.

-Wendy, pour l'amour du ciel. Je ne t'ai pas caché leur venu. Tu étais déjà partie.

-Je peux revenir.

-Non ! Grondais-je. Mon père est un connard et ma mère le suit sans broncher. Ça n'apportera rien de les rencontrer.

Étonnement, elle me raccroche au nez.

-Putain de merde ! Gueulais-je en tapant du poing sur le plan de travail.

Je n'ai même pas le temps de réfléchir que je reçois un message de Dimitri me demandant de venir au bar.

Nous sommes désormais dans la cave de mon bar et je me tiens la tête un instant. Ce début de migraine est intenable. J'ai besoin d'un verre.

-Tu me blanchis le plus de fric que tu peux par jour.

J'acquiesce, sans répondre. Mes comptes sont désormais foutus. Il m'a pratiquement ramené plus d'un demi million et il pense que je peux réussir à le lui blanchir par petite coupure. Quand bien même, c'est impossible, mais je ne bronche pas.

-Tu auras ta part. Dit-il nerveusement.

Je le sens plus anxieux, plus nerveux.

-Tout va bien ?

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