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Suite à l'étreinte de Luna et pendant qu'ils discutaient ensemble, je pris le temps d'observer les autres membres de la meute d'Henry.

D'après le prénom utilisé, la femme que je regardais désormais s'appelait Arya. Elle avait une peau parfaite avec un teint foncé, des yeux sombres et des cheveux longs, lisses et noirs. Je lui supposais des origines indiennes. Très souriante, elle me paraissait fort sympathique.


Jin. Sa chevelure foncée encadrait son beau et fin visage. Ses yeux très en amande lui allaient à merveille et rendaient son regard plus intense.

Je remarquais qu'elle et le jeune homme à ses côtés, se tenaient un peu en retrait. Etaient-ils méfiants ?


Il s'avéra que son camarade était en réalité son mari, Joseph.

Ce dernier avait une peau métissée et des cheveux afro coupés courts. Une barbe de quelques jours entourait sa bouche et remontait à ses oreilles.

Ils formaient physiquement, un magnifique couple.

En revanche, pourquoi semblaient-ils réticents à faire ma connaissance ?


- Nous avons du travail Gaïa et moi, alors oust ! Reculez ! Lança la vieille dame.


Elle saisit ma main et m'entraîna au dehors, sur son terrain, où elle avait préparé toutes sortes de choses. Avec la couverture et le panier qu'elle avait installés, on aurait presque cru qu'on allait faire un pique-nique.

Assise en tailleur dans l'herbe, la femme saisit dans son bagage en osier, un bouquet d'herbes sèches qu'elle fit brûler.


- Ferme les yeux, Gaïa. Prends de grandes inspirations et fait de profondes expirations.


Ecoutant sa voix douce, j'exécutais tout ce qu'elle me demandait. Petit à petit, j'eus l'impression que j'allais m'endormir, piquant un petit somme devant les spectateurs curieux, un peu plus loin. A un moment, je les avais entendus murmurer mais Isabelle s'était énervée et leur avait demandé de se taire.


- Bien. Maintenant que tu es entouré par le calme et la sérénité, que tes paupières sont closes et que les herbes ont brûlé, j'ai besoin que tu te concentres. Repense aux sensations que tu as eues, lorsque tu t'es senti changé physiquement. Pense à...


Au fur et à mesure qu'elle parlait, lui portant toute mon attention, sa voix semblait s'éloigner doucement, comme si je m'enfonçais dans un tunnel.


Au bout d'un certain temps, une image commença à se matérialiser dans mon esprit. Je marchais désormais dans une forêt, repoussant les branches de certains arbres pour mieux circuler. Je cherchais quelque chose mais ne savais pas quoi, encore.


Soudain, un bruit de craquement m'interrompit dans mon avancée. Aux aguets, je me tournais prudemment pour voir qui m'observait.

Je fus surprise de ne ressentir aucune peur en de pareilles circonstances. Cela était sûrement dû, à mon impression de me rapprocher de quelque chose de familier.


Une bête fournie en poil passa à une vitesse folle devant moi. Au lieu de la fuir ou bien de la chasser, je m'assis simplement au sol. Si elle m'était si familière, pourquoi devrais-je la craindre ?

Tout à coup, l'animal se jeta sur moi, me faisant basculer en arrière. Les babines retroussées, de la bave coulait légèrement de sa gueule ouverte.

La Louve [Terminé]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant