Avant de quitter le travail et de partir avec Max, je devais d'abord assister à une réunion sur les objectifs des membres de l'équipe. Une fois celle-ci terminée, je descendis les escaliers en restant dans le hall pour attendre mon chauffeur.
Ce que cela me manquait de conduire moi-même !
Lorsque la voiture de mon ami arriva, je sortis du bâtiment pour le rejoindre.
Malheureusement, je ne parvins pas jusqu'à Max. Alors que tous mes collègues avaient déjà déguerpi depuis plusieurs minutes, des hommes débarquèrent et me frappèrent à la tête.
La seule chose que je vis avant de m'évanouir fut le frère de Sarah qui se précipita dans ma direction.
- Tu y es peut-être allé un peu fort, chef !
- Surveille là, je reviens. Un seau d'eau devrait lui faire reprendre connaissance.
Leurs paroles semblaient lointaines mais cela devait être à cause du choc. Mon crâne me faisait terriblement mal.
J'aurais aimé porter ma main à ma figure pour voir si je saignais ou si j'avais une bosse. Néanmoins, je ne réalisais pas ce geste, mon instinct de survie me soufflant de faire semblant d'être encore assommé. Il fallait que je m'enfuis !
Visiblement, j'étais attaché à une chaise, les mains et les pieds liés. Je reniflais prudemment l'air. Cette odeur était... nauséabonde. Un mélange entre une senteur d'humidité et de viandes périmées, je dirais. Je réprimais un haut le cœur. Où étais-je ?
- Tu n'es pas très maligne. Sais-tu que nous pouvons entendre les battements de cœur ? Les tient s'accélèrent. Je sais que tu es réveillé.
Je gardais les yeux fermés cette fois, non par instinct mais par peur. Qu'est-ce qui m'attendait ?
- On a besoin de ton aide.
Une grande sincérité se dégageait de sa voix. J'ouvris les paupières.
- Ravi de voir tes yeux, Gaïa.
Pourquoi entendre mon prénom était devenu quelque chose qui me donnait désormais la chair de poule ?
- Besoin de mon aide ?
- Oui, le chef a...
Un bruit sourd résonna, des volets s'ouvrirent et la lumière rentra dans la pièce très faiblement éclairée.
J'étais dans une cave. Ce n'était pas des volets mais des portes à battant, comme celles qu'on voyait dans les films américains où il y avait des tempêtes.
L'endroit était envahi par la moisissure, il y avait aussi des tâches de sang un peu partout sur le sol. Du sang de leurs victimes animales ? Car oui, ces hommes sentaient le surnaturel. (Encore... Quelle vaine !) Ma vie était vraiment devenue un foutoir.
- Enfin, t'es réveillé ! Lança le chef en déposant son bac d'eau au sol.
- Laissez-moi vous faire gagner du temps : vous voulez que je rejoigne votre meute mais manque de pot pour vous, moi non. Voilà ! Maintenant, quelqu'un va me détacher et je vais repartir.
L'homme barbu, le patron, (âgé probablement d'une cinquantaine d'années) se mit à rire.
- Ils avaient raison, elle a un sacré caractère, monsieur.
Il arrêta de rire, son visage devenant soudainement neutre.
- On ne va certainement pas te relâcher. Les autres ont peut-être abandonné facilement, mais pas moi.
- Pourquoi vous obstinez ? demandais-je.
- Je n'ai aucun compte à te rendre.
- Et ben on va avancer, dis-je fatigué de jouer au chat et à la souris avec cette espèce.
J'ignorais totalement comment je réussissais à donner cette apparence de femme sûre d'elle, qui n'avait peur de rien. Au contraire, j'avais fortement mal au ventre à cause de la trouille qui me saisissait.
Peut-être allaient-ils sortir des ustensiles et me torturer pour que je cède et les rejoigne ?
Je ne devais surtout pas me permettre de m'effondrer devant eux, de leur montrer mes faiblesses, comment savoir ce qu'ils en feraient ?
Je n'aurais qu'à vomir mon stress, une fois que je me serais enfui. Si, évidemment, j'y parvenais.
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La Louve [Terminé]
ParanormalUn regard, pour que son cœur s'emballe. Une morsure, pour chambouler sa vie.. Gaïa était loin d'imaginer ce qui lui arriverait et encore moins, que cela lui révélerait ses vraies origines. A cause de sa différence, elle sera traquée pour être possé...
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