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Mes yeux suivaient le paysage, qui défilait à travers la vitre de la voiture. Je pouvais sentir la fatigue pointer le bout de son nez, mais je résistais. La semaine que je venais de vivre avait été très éprouvante et pleine de rebondissements.


Soudain, je repensais à Carla. Tout avait l'air d'aller mieux de son côté, tandis que pour moi la situation s'inversait.

Comment réagirait-elle, si elle savait que je m'apprêtais à dormir chez son frère ? D'ailleurs, allais-je devoir lui mentir ? Cette idée était peu réjouissante. Je trouverai une solution le moment venu, parce qu'à cet instant, je devais surtout reposer mon esprit.


La voiture ralentit.


- Nous sommes arrivés, dit calmement le pilote.


Il pointa une télécommande devant lui et, appuyant sur un bouton, la porte automatique s'ouvrit et le véhicule s'engouffra dans la pénombre. Le parking était sous-terrain, comme ceux des centres commerciaux.

J'ouvris la portière et descendis, Henry en fit de même. Je m'aperçus qu'ici aussi, les places étaient numérotées. Elles étaient très certainement attribuées aux personnes de l'immeuble.

Le bip de fermeture de la voiture résonna et je le suivis. Il me mena près d'un ascenseur, que nous prîmes pour monter au deuxième étage.


Devant la porte de son appartement, qui se trouvait dans un long couloir, il entra les clefs dans la serrure.


- Bienvenue chez moi, annonça-t-il en ouvrant la porte.


Je rentrais et en eut le souffle coupé.


- Wouah !


Il sourit.


Aucun autre mot ne me venait à l'esprit, c'était magnifique ! J'aurais dû me douter (avec le parking et l'ascenseur) que c'était un endroit luxueux. 

Le salon qui semblait immense, donnait sur une cuisine ouverte, tout aussi splendide.

Je remarquais d'abord le carrelage noir peu commun, qui recouvrait le sol des deux pièces.

Puis, mon regard se posa sur les meubles blancs immaculés de la cuisine, qui étaient en total contraste avec la surface sous mes pieds.

Le mobilier du salon, lui, était un peu moins éclatant. Le canapé, le meuble de télé et les autres composants de la pièce étaient tous dans les tons gris clair.

Il ne semblait y avoir aucune trace de poussière. Aucun objet ne paraissait ne pas être à sa place. Soit Henry était maniaque, soit, étant donné l'immeuble, celui-ci avait une femme de ménage en or.


- Ton chez toi est superbe !

- Merci, dit-il.

- Juste par curiosité... Que fais-tu comme travail ?

- Tu demandes ça juste parce que j'ai l'air d'avoir de l'argent ? demanda-t-il sur un ton limite agressif.


Je fus vexé et ne comprit pas sa réaction.


- Laisse tomber.


Pourquoi ma question l'avait-elle blessé ? 

La Louve [Terminé]Des histoires addictives. Découvrez maintenant