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Les jours suivants furent marqués par des regards furtifs et des moments volés, chaque rencontre devenant un précieux secret. Nous avions trouvé un équilibre précaire, un accord tacite pour maintenir notre relation dans le domaine du plaisir physique, sans laisser les sentiments compliquer les choses. Du moins moi, j'avais trouvé cet équilibre, car lui, il explosait de jalousie à chaque fois qu'un garçon me parlait.

Un soir, après une journée particulièrement tendue, Isaiah me proposa de nous retrouver chez lui. "Il faut qu'on parle, vraiment," m'écrivit-il. Le ton de son message me fit hésiter, mais je finis par accepter.

Arrivée chez Isaiah, l'ambiance était électrique. En entrant dans la maison, nous nous retrouvons dans l'entrée spacieuse, baignée de lumière naturelle. Le sol en marbre froid sous mes pieds contraste avec la chaleur qui monte en moi. Isaiah referme la porte derrière nous avec un claquement sourd. Avant même que je puisse dire un mot, il m'attire vers lui, ses lèvres trouvant les miennes avec une urgence que je reconnais bien.

Nous nous dirigeons vers la cuisine, nos pas résonnant doucement sur le sol. La lumière tamisée des suspensions au-dessus de l'îlot central crée une atmosphère intime, presque secrète. Il me presse contre le comptoir en granit noir, ses mains explorant avidement mon corps, comme s'il cherchait à mémoriser chaque courbe, chaque détail.

Tu me rends fou, murmure-t-il, sa voix rauque d'un désir contenu. Ses lèvres quittent les miennes pour parcourir la ligne de ma mâchoire, descendant le long de mon cou. Je ferme les yeux, laissant la sensation de ses baisers effacer tout le reste.

Ses mains glissent sous mon haut, caressant ma peau nue avec une douceur qui contraste avec la passion brute de ses baisers. Je laisse échapper un soupir de plaisir, mes doigts s'enfonçant dans ses cheveux, tirant légèrement. Isaiah se recule légèrement, juste assez pour me soulever et m'asseoir sur le comptoir froid. La sensation du granit contre ma peau brûlante est électrisante. Il se tient entre mes jambes, ses mains explorant mes cuisses avec une lenteur exquise.

Dis-moi que tu me veux autant que je te veux, dit-il, ses yeux brillant de désir et d'une pointe de défi.
Je te veux, réponds-je, la voix tremblante de sincérité. Il sourit, ce sourire de vainqueur que je connais trop bien.

Ses mains remontent lentement, relevant ma jupe, ses doigts effleurant ma peau, envoyant des frissons le long de ma colonne vertébrale. Je l'attire vers moi, capturant ses lèvres dans un baiser désespéré, mes hanches se pressant contre lui.

Les mouvements deviennent plus urgents, chaque caresse plus intense, plus désordonnée. Isaiah baisse ses lèvres jusqu'à mon ventre, ses mains écartant le tissu qui nous sépare. Il m'embrasse avec une tendresse surprenante, avant de revenir à mes lèvres, m'embrassant avec une passion brûlante. Je m'accroche à lui, mes doigts agrippant ses épaules, le tirant encore plus près. La cuisine semble disparaître autour de nous, ne laissant que la chaleur de nos corps et le désir partagé.

Isaiah... je murmure, à bout de souffle. Il sourit contre mes lèvres, ses yeux plongeant dans les miens avec une intensité qui me coupe le souffle.
Pourquoi tu continues à parler à ces gars ? demanda-t-il, la jalousie évidente dans sa voix, alors qu'il voyait que je le suppliais presque de me posséder.
Isaiah, ce n'est pas ce que tu crois. Ils ne comptent pas pour moi. Je pris une profonde inspiration, essayant de trouver les mots pour calmer sa colère.
Alors pourquoi ? Il se rapprocha, ses mains enserrant mes hanches avec une possessivité presque douloureuse. Pourquoi tu me fais ça ? Ses yeux brûlaient de désir et de frustration.
Parce que je ne veux pas m'attacher, répondis-je, ma voix tremblante légèrement. Je ne veux pas que ça devienne plus compliqué que ce que c'est déjà.
C'est déjà compliqué, tu le sais bien. Isaiah secoua la tête, son expression un mélange de douleur et de colère. On ne peut pas continuer comme ça, à faire semblant que ça ne compte pas.
C'est tout ce que je peux offrir, Isaiah. Je le regardai, mon cœur battant la chamade. Du sexe, du plaisir. Rien de plus.

Les Reflets du SecretOù les histoires vivent. Découvrez maintenant