Jour 2
Ces bonnes résolutions de la veille oubliées, Mona profitait du sommeil encore profond de sa fille pour pratiquer son activité favorite. L'éclat de la sphère envahissait la pièce. Aujourd'hui, elle cherchait comment déplacer sa création à sa guise, suivant sa baguette ou son simple désir. Elle fut interrompue par l'arrivée quotidienne du courrier. L'oiseau entra craintivement dans l'appartement et ressortit aussitôt le paiement effectué. L'adresse de Mona ne devait pas avoir bonne réputation parmi les rapaces postaux. La faute à Dame de Fane qui, en fonction de son humeur, pouvait attaquer férocement ses congénères. Ce n'est qu'à cet instant que Mona réalisa que sa chouette était toujours absente, envoyée quelques jours auparavant au Terrier, le volatile aurait déjà dû être rentré au bercail. Lui était-il arrivé un malheur quelconque ?
Ne me donne pas de faux espoirs, s'il te plaît.
Malorie éveillée, Mona lui prépara son petit-déjeuner et entreprit la lecture de la Gazette du Sorcier. Un entrefilet sur la page des sports attira son attention. L'article faisait le point sur les joueurs actuels et ceux à surveiller. Le nom de Hugh était cité, malheureusement le commentaire à son sujet notait surtout sa baisse de niveau depuis quelques mois. Plus loin, alors qu'il était question des sportifs de Poudlard, le journaliste écrivait que malgré la surprotection de Dumbledore envers ses élèves, il se murmurait qu'un certain Charlie Weasley, âgé de treize ans, réalisait des prouesses stupéfiantes au poste d'attrapeur. Le sourire revint immédiatement aux lèvres de Mona. Elle se pressa de raconter l'article à sa fille jusqu'à être interrompue par une visite impromptue.
— Il est onze heures et vous en êtes encore au petit-déjeuner, râla Magda à peine entrée.
— Malorie se lève tard, expliqua Mona.
— Réveille-la plus tôt, la matinée doit toujours être consacrée à l'apprentissage scolaire.
— Nous sommes déjà en avance d'un mois selon les conseils du ministère.
Magda se tourna vers sa petite-fille et la gratifia d'une caresse dans les cheveux.
Enlève tes sales pattes de la Fillette !
— C'est très bien, les Wrubel seront satisfaits de voir que malgré ta situation, l'équilibre de Malorie ne souffre pas trop.
Les Wrubel ?
— Ma situation ? répéta Mona en sachant pertinemment ce à quoi sa mère faisait allusion.
Ton célibat, ta déchéance, tu suis un peu ? Parle plutôt des Wrubel !
— Tu as élevé ta fille toute seule, ce qui est dramatique malgré la décennie assez libérée que nous vivons. Tu n'as toujours pas trouvé de fiancé et tu habites encore dans cet appartement minuscule. Je continue ?
OK, on ressasse les mêmes inepties. On parle des Wrubel maintenant ?
— J'ai multiplié la surface par deux depuis que j'ai emménagé, rappela Mona en étendant ses bras.
On s'en fout toujours. Wrubel ?
— Ce n'est pas la question, dit Magda en balayant la réponse de sa fille d'un revers de main.
Wrubel ?
— Pourquoi parles-tu des Wrubel ?
Alléluia.
— Geoffred et Maude ont besoin de voir des sorciers de leur âge, tout comme Malorie, expliqua Magda.
— Oui, j'en conviens, admit Mona prudemment.
— C'est pourquoi Miranda et moi en avons conclu qu'il serait judicieux que Malorie passe plus de temps avec ses cousins. John est également d'accord.
VOUS LISEZ
Un jour, Mona Moon sera une rebelle
FanfictionElle n'est pas super canon, pas ultra drôle, pas très spirituelle et sans aucune ambition. Sa famille est un peu toxique, ses amours à proscrire, ses amitiés interdites et sa chouette inadaptée. Pourtant, vous allez l' adorer. Notes de l'autrice : B...
