Jour 2
Mona s'installa près de Grace, qui, une fois de plus, s'était placée au milieu des garçons. Elle luttait contre le sommeil qui la gagnait. La tête baissée sur son bol de porridge, elle n'entendait pas les conversations des autres élèves. À un moment, elle comprit sans lever la tête que le courrier arrivait. Mona ferma les yeux, prête à s'endormir, mais juste avant que son nez ne tombe dans son bol, un cri aigu de chouette la fit sursauter. Elle écarquilla les yeux en voyant Dame de Fane se poser juste devant elle. L'animal ouvrit violemment ses ailes et les agita furieusement en direction de Grace, qui sauta aussitôt de son siège pour se cacher derrière Mulciber. Le volatile changea alors de cible pour se concentrer sur Gaïden Wilkes.
– Ça suffit, dit Mona d'une voix plate. Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu n'as même pas de courrier !
Ton pigeon voulait peut-être essayer de causer des crises cardiaques à Grace et Wilkes.
La chouette lui tourna le dos, reprit son envol et disparut à travers l'une des hautes fenêtres de la Grande Salle.
– Est-ce qu'un jour elle arrêtera d'essayer de nous tuer ? demanda Grace en revenant s'asseoir auprès de son amie.
J'espère pas, c'est tellement marrant de vous voir flipper devant de la volaille enragée.
– Écoutez ça, dit froidement Mulciber.
Tous se tournèrent vers lui. Le jeune garçon tenait un exemplaire de la Gazette du Sorcier entre ses mains.
– Hier après-midi, plusieurs sorciers de Liverpool ont donné l'alerte au Ministère de la Magie. La Marque des Ténèbres flottait au-dessus d'un hôtel moldu. Les Aurors arrivés sur place ont trouvé une dizaine de cadavres...
La voix de Mulciber devenait de plus en plus enjouée à mesure qu'il avançait dans son récit. Mona était horrifiée d'entendre cette voix raconter de telles atrocités. Elle ne comprenait plus ce qu'il disait, elle n'entendait que la joie qu'il éprouvait en relatant les monstruosités commises contre les Moldus.
– Je savais que quelque chose de géant s'était passé, déclara-t-il en reposant le journal.
Cool, allons tuer des gens parce que c'est "géant". Espèce de tordu.
Mona détourna la tête. Elle ne voulait pas parler et espérait qu'on ne l'y inviterait pas. Son regard tomba alors sur la table des professeurs, et elle remarqua avec surprise que le directeur, Albus Dumbledore, la regardait. Elle attendit quelques secondes, puis détourna la tête, déconcertée.
Oulala, mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi Dumbledore regarde-t-il Mona comme ça ? Ben vous le saurez pas... jamais, c'est con, hein ? Je suis le plus méchant des narrateurs. MOUHAHA ! ... pitain, je me fais peur à moi-même.
– On y va ? demanda Mona à son amie. Je n'ai vraiment plus faim.
Grace sursauta. Habituellement, les filles attendaient que Mulciber se lève pour partir en même temps que lui. C'était une tradition respectée par tous les élèves de leur année. Mona réfléchit à toute vitesse et réalisa, effarée, que son comportement pourrait faire croire aux autres qu'elle voulait fuir dès que Voldemort devenait le sujet de conversation. Effectivement, elle vit Mulciber et Avery échanger des regards surpris.
– Il faut que j'aille au petit coin, chuchota Mona assez fort pour que tout le monde puisse l'entendre.
– Oui, bien sûr, dit Grace en se levant d'un bond.
Les deux filles s'éloignèrent en direction de la porte. Dans le hall, elles croisèrent les quatre garçons de Gryffondor de leur année. Mona adressa un sourire à Peter et s'apprêtait à s'approcher pour le saluer, mais le garçon sembla soudainement très pressé et fila en tête de son groupe. Sirius Black aperçut la scène et lança un regard meurtrier à Mona, qui lui répondit par un large sourire sarcastique.
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Un jour, Mona Moon sera une rebelle
FanfictionElle n'est pas super canon, pas ultra drôle, pas très spirituelle et sans aucune ambition. Sa famille est un peu toxique, ses amours à proscrire, ses amitiés interdites et sa chouette inadaptée. Pourtant, vous allez l' adorer. Notes de l'autrice : B...
