1994 : Jour 4 : Sirius le provocateur

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1994 : Jour 4 : Sirius le provocateur

Jour 4

Ce matin-là, Mona se réveilla d'elle-même, sans avoir programmé de réveil. Emmitouflée sauvagement dans sa couette, elle mit plusieurs minutes à se souvenir de la raison pour laquelle elle se sentait si mal à l'aise. C'est alors que la conversation surprise entre Harry et Sirius lui revint en mémoire, que la présence de Sirius dans son appartement lui revint en mémoire. Elle se leva d'un bond, se dirigea vers la porte et s'arrêta en constatant qu'elle était en pyjama. Elle attrapa une robe de chambre pour sortir de la pièce et découvrit Sirius installé à la table de la cuisine, prenant son petit-déjeuner tout en lisant le journal.

— Tu as du courrier, dit-il en la voyant arriver.

— Tu es justement en train de le lire.

Sirius releva la tête un instant et désigna deux chouettes prêtes à s'entre-tuer.

— Dame de Fane, grinça Mona. Retourne te coucher.

Naturellement, l'oiseau ignora complètement sa maîtresse et Mona dut dégainer sa baguette pour l'envoyer dans la volière. La seconde chouette qui se trouvait être la Duchesse de Constantinople, le rapace de Magda, déplia alors ses ailes et s'envola au-dessus de Mona, fit tomber la missive qui lui était adressée et repartit aussitôt.

— Ça, ça ne change pas trop, nota Sirius en replongeant dans son journal.

Mona retint tout commentaire et déplia la lettre de sa mère - transformée comme souvent dernièrement en secrétaire. Elle informait simplement sa fille du bon déroulement des opérations et prévenait de la visite de Terence dans le courant de la matinée. L'heure indiquant déjà dix heures trente, Mona retourna se laver et s'habiller. Lorsqu'elle revint, Sirius était toujours en train de siroter son café. Mona se servit à son tour et à contrecœur s'installa face à lui.

— Mon frère va passer, l'informa-t-elle.

— Le teigneux ou le lâche ?

— Je t'ai dit de ne pas insulter ma famille, grinça Mona. Et en quoi Hugh serait-il lâche ?

— Il n'a pas su imposer sa copine à sa famille et l'a mise enceinte pour qu'ils n'aient plus le choix. Ça s'appelle un lâche...

Une lubie de lâcheté familiale.

— Remus t'a raconté ça ?

— Ouais.

Mona prit sur elle pour ne pas s'énerver et reprit.

— C'est Terence !

Sirius leva les yeux de son journal, les sourcils froncés.

— Je devrais peut-être décamper alors...

— Tu t'enfermeras dans la chambre.

— Encore ?

— Tu as déjà perdu l'habitude d'être enfermé ?

— Oui et ça me convenait très bien.

Le démarrage de la dispute fut stoppé lorsqu'on frappa à la porte.

— La chambre ! ordonna froidement Mona.

Sirius replia rageusement le journal et Mona le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il se retrouve dans la chambre. Elle verrouilla aussitôt la porte et se dirigea vers l'entrée. Terence entra sans attendre d'être invité. Encore plus nerveux qu'à l'accoutumée, les cheveux de Terence étaient désordonnés comme avant chaque envoi de commande.

— On est prêts, dit-il. Tu as les clients, vérifié qu'ils sont solvables ?

— Oui, assura Mona en se déplaçant vers son bureau.

Un jour, Mona Moon sera une rebelleDes histoires addictives. Découvrez maintenant