1982 : Jour 4 : Suzie n'a rien oublié, tu vas payer

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Jour 4

En ce lundi matin, Mona retrouva Arthur dans le hall du ministère.

– Mes fils ont été déçus de ne pas voir Malorie arriver ce matin, dit-il.
– Et Malorie a été déçue de ne pas quitter l'appartement.

On joue ? Alors, qui s'occupe de Malorie aujourd'hui ?

– C'est ta dernière semaine ? demanda Arthur pendant qu'ils se dirigeaient ensemble vers les ascenseurs.
– Oui, répondit-elle. J'aurai terminé vendredi.
– Je ne pourrai même pas assister à ton grand jour. Pourtant, tout le monde sera présent.
– C'est bien le moins important, commenta Mona. Ce procès...

Elle laissa sa phrase en suspens. Elle n'avait pas le droit d'exprimer son ressenti. Ce procès était, selon elle, une erreur. Barty Croupton ne devait pas être jugé avec les Lestrange. C'était un gentil garçon, et la prison ne pourrait que le briser.

Si je te suis bien, tu veux sauver le « gentil garçon » qui va aider Voldi à reprendre le pouvoir avec l'aide de ton cousin que tu as toi-même infiltré dans une maison de sorciers. Mais t'es dans quel camp, en fait ?

Mona devait se ressaisir et cesser de penser à ce pauvre Barty. Elle devait faire son travail correctement, ce qui commençait par collaborer avec ses deux nouveaux collègues. Tout devait être vérifié avec une sorcière ayant passé ses derniers mois auprès des Londubat et un membre du ministère qui avait interrogé les moldus témoins de la scène. L'une de ces deux personnes apporterait peut-être la solution à Mona. Grâce à eux, Barty obtiendrait, peut-être, un autre procès.

Ou pas.

Assise à son box, Mona nettoya son bureau une dernière fois et s'assura que ses papiers étaient bien classés. À quelques pas, elle entendit quelqu'un citer son nom, puis un autre sorcier lui indiqua le box où elle se trouvait. Elle se dépêcha d'avoir l'air occupée lorsque Arnold Bondupois apparut devant elle.

– Arnold ?

Mona comprit immédiatement pourquoi il était là. Il avait changé d'avis et voulait la revoir. Une visite en personne s'imposait, vu son comportement. Il n'avait pas encore ouvert la bouche que Mona cherchait déjà comment le rembarrer.

– Je me sens idiot, dit-il.

Elle acquiesça intérieurement, mais se contenta d'afficher une mine étonnée.

– Pourtant, vous m'aviez dit que vous faisiez partie des personnes recrutées pour travailler sur les nombreux procès de Mangemorts. Mais je n'ai pas fait le rapprochement.

Cette fois, Mona n'eut pas à feindre pour être réellement étonnée.

– Je n'ai appris que ce matin que c'était avec vous que j'allais devoir travailler toute cette semaine, dévoila-t-il.

Mona, t'es conne.

La lumière se fit dans son esprit. Il n'était pas là pour la draguer, mais pour le travail.

– Vous êtes donc mon témoin relais des moldus, conclut Mona en lisant une note qu'Amélia lui avait fait suivre plusieurs semaines auparavant.
– Oui. Maintenant, je regrette de ne pas vous avoir dit quel poste j'occupais...
– Vous êtes Oubliator, dit Mona.
– Oui, répondit-il, surpris. Comment le savez-vous ?
– Simple déduction, mentit-elle.

Mais quelle mytho ! C'est Arthur qui t'a balancé l'info.

Bondupois s'installa sur une chaise et regarda Mona avec gêne.

– Nous devrions nous tutoyer, dit-il. Nous serions tout de suite plus à l'aise. Nous avons beaucoup de travail.
– Comme tu veux, répondit Mona, surprise de l'entendre prononcer autant de mots sans mentionner de minéraux.

Un jour, Mona Moon sera une rebelleDes histoires addictives. Découvrez maintenant