1973 : Jour 4 : Sortie à Pré au Lard

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Jour 4

Mona et Grace avançaient côte à côte, admirant les boutiques autour d'elles.

– On va acheter des bonbons ? suggéra Grace en désignant la confiserie Honeydukes.
– Oui, j'ai hâte de voir la boutique, dit Mona. Malheureusement, avec mon mal de dent, je ne risque pas de pouvoir en manger beaucoup.
– Ça ne va pas mieux ? demanda Grace, inquiète.
– Non, ça me lance. J'irai voir Madame Pomfresh si cela ne se calme pas.

Une seconde... Mona, tu as mal aux dents ? Non, menteuse, je le vois dans ta tête, c'est juste une excuse pour pouvoir justifier que tu ne vas pas acheter de sucreries... Bien joué, c'est une bonne excuse.

Les filles entrèrent dans la boutique, laissant la douce odeur des bonbons envahir leurs sens.

– Je veux des caramels rouges ! décréta Grace.

Hé, Billy the Kid ! Quoi, je suis le seul à lire Lucky Luke ?

Mona passa entre les bacs de bonbons, une main sur la mâchoire, tandis que Grace achetait un peu de chaque friandise.

– Tu es sûre que tu n'en prends pas ? demanda Grace. Ton mal de dent sera peut-être passé demain.
– Je préfère ne pas tenter le diable, répondit Mona. Je connais ma gourmandise.
– Au pire, on partagera les miens, proposa Grace.
– Si je n'ai plus mal aux dents d'ici là, pourquoi pas.

Je sens que ton mal de dent va très vite s'estomper.

Après avoir fait trois fois le tour du magasin bondé, les deux filles sortirent et continuèrent leur promenade dans la grande rue de Pré-au-Lard.

– C'est Zonko ! dit Grace. On n'arrête pas de nous en parler. On y va ?
– Je n'aime pas trop les farces et attrapes, dit Mona. Mais je suis curieuse.

Après le mal de dent, tu n'aimes pas les farces et attrapes ? Tu sais que deux de tes cousins vont créer une super boutique de farces et attrapes dans quelques décennies ? Non, évidemment, tu ne peux pas le savoir, tu es une quiche en divination.

Elles entrèrent dans la boutique, et Mona dut faire de sérieux efforts pour ne montrer qu'un intérêt limité aux articles. Grace, en revanche, était très excitée par tout ce qu'elle voyait et le montrait sans retenue. Les filles ressortirent de la boutique une demi-heure plus tard, les bras de Grace lourdement chargés.

– Je vais t'aider, dit Mona. Je peux porter des trucs.
– Non, ça ira, répondit Grace. Et puis, tu as mal aux dents.T'as pas compris qu'elle a besoin d'avoir des articles dans les mains pour faire croire que c'est elle qui les as acheter ?

– Aux dents, pas aux bras, insista Mona. Tu vas en faire tomber la moitié.
– D'accord, dit Grace. Prends les plumes mordeuses et les fausses théières.

Mona obéit aussitôt et se retrouva bientôt les bras chargés de paquets.

– Où va-t-on maintenant ? demanda-t-elle.
– Juste ici, chez Gaichiffon, répondit Grace.

Mona leva les yeux vers le magasin que lui désignait son amie. Aussitôt, une petite vague de panique monta en elle. Les vêtements en vitrine étaient tous très beaux... Quelle excuse allait-elle trouver pour ne pas en acheter ? Grace mena son amie sans rien lui demander et passa le seuil, faisant résonner la sonnette au-dessus de la porte.

– Regarde ça ! s'extasia Grace en désignant un mannequin portant une robe de soirée. Trop belle.
– Mouis, dit vaguement Mona.
– Il me la faut ! déclara Grace.
– Tu devrais peut-être l'essayer avant, suggéra Mona. Ce serait dommage qu'une fois mise, elle ne t'aille plus.
– Oui, allons l'essayer.

Un jour, Mona Moon sera une rebelleDes histoires addictives. Découvrez maintenant