Une conversation nécessaire

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"Je ne vois pas de quoi parles !, je mexclame.
- Amelia, si tu essaie de me mentir, mets y un peu plus de réalisme. Je peux sentir les déplacements de sang sous ta peau depuis tout à l'heure..."

Je rougis furieusement, je ne savais pas quoi répondre.

"Tu veux venir chez moi ?, elle me demande à ma grande surprise.
- Ton mari ?
- Je t'en prie, on s'est fréquentées alors que j'étais mariée. Il est avec son amant. Il n'y aura que toi et moi. ", la blonde me murmure doucement à l'oreille.

Je ne dois pas. Je soutiens le ministère, si je sors avec Narcissa Malefoy, la femme d'une mangemort, j'aurais une double loyauté.

"Encore avec l'occlumencie... Au passage, quand non seulement tu penses à moi mais en plus que tu me mentionne, ça attire mon attention... Pour information, en tant que femme de mangemort, je n'ai accès à aucune information utile. Au fait coucher avec moi ne fais pas de toi une traîtresse. Bien que j'aime le fait que ce soit la première chose à laquelle tu aies pensé... "

Je rougis encore plus et décide finalement que la fuite est une solution acceptable comme j'étais une Pouffsouffle et pas une gryffondor. Je transplane...

Et sens la main de Narcissa sur mon bras...

Je sursaute et perds ma concentration. Quand j'atterris, je sentis une horrible douleur dans mon bras.

"Merlin... je me suis désartibulée, je gémis.
- J'ai vu...
- C'est de ta faute !
- D'où c'est ma faute ? Tu n'avais pas l'air bien donc j'ai essayé de vérifier si ça allait et tu as transplané... et tu t'es désartibulée..."

Je ne répondis pas, je savais que j'étais en tort. Il y a une raison pour laquelle on est censé prévenir les autres avant de transplaner.

"Où sommes nous ?"

Son léger accent typiquement "Black" ressortait lorsqu'elle était ennuyée et par Helga que c'est sexy. Elle est si chau-

"Alors, très chère, autant j'aime le courant que prennent tes pensées autant je préférerais que tu ne sois pas en train de délirer à cause du manque de sang... et j'aimerai savoir où nous sommes...
- Ma cachette...", je murmure avant de m'évanouir.

Pdv général :

"Sérieusement ? S'évanouir en sang face à une vampire..., marmonna Narcissa.

Elle avait attrapé la Pouffsouffle au vol et la porta jusqu'à un canapé dans la pièce. Elle sortit sa baguette et raccrocha le bras de l'autre femme puis lui injecta une potion de régénération sanguine. Un petit sort de nettoyage et la blonde n'avait plus rien à faire.

Elle fit le tour de la cachette de la responsable du DMLE, c'était une simple maison avec un étage dans la campagne écossaise, une chambre, une salle de bain, une cuisine, des toilettes et un salon.

Elle revint dans le salon et jeta un coup d'œil à la bibliothèque. Elle choisit un livre pour passer le temps et s'installa à côté du canapé.

Après avoir lu trois chapitres, elle vit Amelia frissonner et soupira. Elle conjura une couverture et la mit sur son ex-amante puis elle alluma la cheminée et se rassit.

Les deux femmes avaient été de la même année à Poudlard et s'étaient fréquentées de la cinquième année jusqu'à 4 ans après son mariage avec Lucius. Amelia avait toujours su l'accord qu'avaient les Malefoy mais lorsqu'il y avait eu les premières rumeurs de l'allégeance de Lucius, elle l'avait confrontée. Elles s'étaient battues comme jamais avant, avaient rompu et ne s'étaient plus jamais parlées.

Malgré son habitude de flirter avec les belles femmes, Narcissa n'avait aucunement prévu de coucher avec Amelia.  Elle n'y était certainement pas opposé mais elle voulait pouvoir s'expliquer et pouvoir se libérer définitivement de cette relation.

Narcissa se sortit de ses pensées et se reconcentra sur son livre.

Pdv d'Amelia :

Je me réveillais et gémis de douleur. Pourquoi n'étais je pas sous anti-douleur ? Je déteste ça mais Sainte-Mangouste s'en contrefiche en général... J'ouvris les yeux petit à petit pour observer mon entourage sans qu'on remarque mon éveil.

"Tu viens de gémir à voix haute, je sais que tu es éveillée...", me dit une voix.

Je reconnus la voix immédiatement. Celle qui hantait toujours mes rêves😏🫣... Narcissa...

"Il faut VRAIMENT que tu prenne des cours d'occlumencie. Tu es un livre ouvert. "

Elle me fit remarquer et alors que j'allais lui crier dessus pour avoir ENCORE lu mes pensées, je remarquais qu'elle rougissait. Narcissa avait toujours été un flirt incessant mais beaucoup moins locace dans la chambre.

Je souris méchamment et repensais à une nuit que nous avions passé ensemble en septième année pour célébrer les examens. Lorsqu'elle a jouit sur mes doigts, se tordant contre moi, essayant de garder ses gémissements discrets pour éviter l'attention de ses colocataires dans les chambres d'à côté.

Je la regardais devenir d'un rouge flambant.

"Maintenant que le problème est réglé... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?, je demandais.
- Jusqu'à où tu te rappelle ?
- Je me rappelle avoir transplané puis trou noir.
- Tu t'es désartibulée. Tu m'as crié dessus que c'était ma faute et tu t'es évanoui dans mes bras. Je t'ai guéris et tu ne sais pas à quel point c'était dur de ne pas boire ton sang... puis je t'ai emprunté un livre. 
- Merci...
- Tu as besoin de quelque chose ?
- Non ça va. "

Je regardais Narcissa alors qu'elle rerangeais mon livre.

"Tu peux le garder...
- Tu ne voulais pas me parler à cause de qui est mon mari mais tu vas m'offrir un cadeau ?, elle me demanda moqueuse.
- C'est pour te remercier, je répondis en rougissant.
- Non merci, je l'ai déjà. Amelia on doit parler. "

Je la regardais inquiète de ce qu'elle voulait dire et faire.

"Par Salazar, Amelia ! Est-ce que je t'ai jamais frappé ? Alors arrête de me craindre... Je vais commencer... Pour tout ce que je t'ai dit la nuit où on a rompu, je suis désolée. Mes mots ont dépassé ma pensée et tu ne le méritais pas.
- Pour ce que ça vaut, je suis désolée aussi. Je comprends maintenant que certaines des idées de ton camps ne sont pas si mauvaises.
- Aussi pour m'expliquer... quasiment 20 après... Je n'ai pas su l'allégeance de Lucius très longtemps avant toi et je cherchais un moyen de te le dire...
- Quand tu l'as su ?
- 1 semaine avant toi.
- Désolée pour la façon dont j'ai réagis. C'était injuste. Je ne t'ai même pas laissé t'expliquer.
- J'ai finalement pu le faire. Tu veux qu'on soit amies ?
- Avec des avantages ?
- Si tu veux...
- J'ai besoin d'un peu de temps pour comprendre tout ça. Je te rappelle dans quelques jours ?
- Avec plaisir. "

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