CHAPITRE 38

358 28 0
                                        

L'ÉPOUSE DU GOUVERNEUR

Chapitre 38

Quand Jule revint du bureau elle retrouve mata dans le salon et n'avait pas l'air d'être fâché contrairement à la veille.
- bonsoir.
- salut mon amour.
Le mon amour avait vraiment surpris Jule et il se sentit mal à l'aise de l'avoir juste dis bonsoir alors que d'habitude c'était plus chaleureux.
- tu as passé une bonne journée? Demande-t-il à mata.
- oui et toi?
- comme d'habitude
Mata se lève alors prend son sac puis le devance à l'intérieur. Elle lui prépare son bain puis revient dans la chambre pour lui sortir des vêtements.
Jule ne savait pas d'où venait ce changement mais il comptait en profiter vraiment.
Après son bain il retrouve mata dans la chambre. Elle était silencieuse mais ses lèvres faisaient des mouvements et se refermaient aussitôt. Il devine alors qu'elle avait quelques choses à dire.
- je veux te dire quelque-chose Jule
- j'écoute.
- bon je voudrai m'excuser pour hier. J'ai été désagréable avec toi et je regrette vraiment.
- c'est à cause de la nouvelle que nous a annoncé astou et talla. Je sais que c'est pas facile pour toi mais pour moi non plus ça ne l'est pas. Si on avait le pouvoir d'avoir des enfants tant qu'on le désirait je pense que on en aura beaucoup. On ne décide pas de ce qui va arriver on va juste prier et espérer que le Seigneur le fasse pour nous. ON a même pas encore fait une année de mariage rien n'est alarmant. Arrête de te prendre trop la tête même ce stresse permanant causé par le désir d'avoir un enfant peut être un motif donc je te conseille de prendre tout à la légère de te dire que moi je t'aime qu'on ai un enfant ou pas moi je t'aime.
- mais tu veux un enfant.
- oui mais d'abord c'est toi la prioritaire. les enfants ne peuvent pas exister sans toi mais toi tu peux exister sans eux et moi je ne peux pas exister sans toi. La seule chose que je te reproche ceux sont tes cris. tu t'enerve trop vite et c'est pas bon si moi je t'avais suivi dans ce logique et que j'avais crier ca allait dégénérer et j'ai pas envie de me disputer avec toi.
- moi non plus
- donc la prochaine fois contrôle toi ne laisse pas la colère ou l'amertume guidait tes émotions. Tu devrais être capable de les évincer et de gérer les situations calmement..
- je ne vais plus jamais crier sur toi je te le promets.
- merci.
En un moment mata voulu annuler tout mais elle s'est dit qu'elle allait juste y aller une seule fois pour voir ce que ça donne.
Awa avait déjà appelé l'homme qui travaillait avec le marabout et il les a dit de venir le lendemain.
Avant d'aller au lit elle avait dit à Jule qu'elle allait passer la journée chez son père et il a trouvé que c'était une bonne chose.
Awa est passé chez elle vers 8h prétendant que le marabout était vraiment sollicité et qu'il faut y aller tôt. En plus c'était pas dans thies mais à touba Toul.
Vers 08h 30 min elles sont sorti de la maison.
- c'est loin là où on va? Demande mata à awa.
- pas vraiment. C'est juste après khombole.
- je connais pas khombole non plus.
- tu saura tu ne vas pas le louper. Tu as l'air tendu là ça va?
- cava oui.
- tu devrais être heureuse tu vas bientôt êtes mère.
- tu as l'air d'en être sûre.
- il n'a jamais échoué je te dis c'est un marabout doué tu en saura quelques choses quand on sera là-bas.
- on dirait que tu le connais bien.
- très bien oui. Dis-moi comment as-tu rencontré ton mari?
Mata ne savait pas vraiment quoi répondre car sa rencontre avec Jule est loin d'être commode.
- sa sœur est mon ami.... finit-il par répondre en gardant les yeux sur la route.
- en tout cas tu es chanceuse.
- par rapport?
- tu as un mari que beaucoup de filles convoitent.
- je suis chanceuse d'avoir Souleymane comme mari le fait qu'il soit gouverneur ne change rien.
- ça change beaucoup de choses. Tu as vu là où tu habite ? Vous avez plusieurs voitures que vous ne conduisez même pas et tu as vu les habits que tu portes?
- j'étais riche avant de me marier avec Jule.
- ha bon?
- l'argent n'est rien à côté des sentiments. Si je suis avec lui c'est par pur amour.
- hum si tu le dis. ON a beau dire que l'amour ne s'achète pas mais on a besoin d'argent bien que de l'amour.
- chacun avec ses priorités. Dieu donne à chacun ce dont il a le plus besoin.
- c'est vrai.
Elle a approuvé quelque-chose qui lui était destiné mais n'avait pas vraiment compris que c'est d'elle que mata parlait. " Dieu donne à chacun ce dont il a le plus besoin"
Elles sont arrivés à touba Toul vers 11h et ensuite il a fallu prendre une route en terre rouge. La route était si mauvaise et si étroite que le trajet qui ne devait durer que 30 minutes a duré une heure.
Et comme si ça ne suffisait pas elles ont trouvé la maison pleine à craquer.
- tout ce monde ? Tu pense qu'il va nous recevoir awa?
- je t'avais dit qu'il était très sollicité.
Awa appelle son ami qui est venu quelques instant après en leur apportant des sièges.
Mata ne se sentait pas très à l'aise. La cours de la maison était remplie de monde de toutes les tranches d'âge et de tous les genres.
L'attente était longue et le siège était inconfortable. Mata n'arrêtait pas de faire des vas et viens qui trahissaient son impatience.
Son mari l'avait appelé vers 16h et elle lui avait menti en lui disant quelle était toujours chez son père. Elle n'avait jamais menti à son mari et ça la dérangeait de le faire. En guise de consolation elle se disait que quand elle tombera enceinte son mari va tout oublier.
17h
18h
19h
Toujours pas l'ombre du marabout. Elle qui espérait rentrer avant l'arrivé de son mari c'était mort. Vers 19h 30min son esprit n'était pas vraiment tranquille elle décida de rentrer.
- on y va awa c'est claire qu'on ne le verra pas.
- mais non ce sera bientôt notre tour.
- il fait tard et on est loin de chez nous.
- mais on est déjà là on va rentrer sans le voir?
- oui on va rentrer. Reste si tu veux mais moi je ne vais pas rester ici sachant qu'il y a une longue route qui nous attend
- regarde tout ces gens certains vont passer la nuit ici on peut aussi le faire.
- non mais tu réfléchis? Tu as laissé ton mari chez toi et tu pense à passer la nuit ici?
Mata prend son sac et se dirige vers sa voiture. Dès que awa monte elle démarre la voiture.
- on pouvait rester un peu vu qu'on était déjà là. Demain on quitte dès l'aube alors.
- je ne vais pas revenir ici merci pour ton aide mais sava.
Awa continuait de parler mais mata n'écoutait pas vraiment. Quand elles ont pris la route nationale mata à reçu l'appel de son mari.
- bonjour chérie tu es où?
- en route.
- viens vite
- d'accord.
Au moment où Jule l'attendait impatiemment chez eux, mata roulait comme une folle sur la route. Une demi-heure plus tard alors qu'elle n'était qu'à khombole Elle reçu encore l'appel de son mari.Elle a préféré ne pas répondre pour ne pas encore mentir. Ce qu'elle ne savait pas c'était que cela inquiétait Jule. Il pensait que il lui est arrivé quelques choses en chemin. Il appelle alors son père pour prendre des nouvelles.
- bonsoir c'est Souleymane, ça fait longtemps que mata est parti?
- mata? Elle n'est pas venu ici aujourd'hui. Tout va bien?
- ha j'ai dû ne pas très bien entendre elle a sûrement dit chez Nabou. Merci
Quand il raccroche il réessaye encore le numéro de mata mais elle répondait toujours pas.
- elle se fiche de moi... Dit-il en jetant le téléphone.
Depuis une heure la route était bouchée. Un camion est tombé au milieu de la route et a bloqué ainsi la route.
Awa ne voyait aucun problème sur le fait d'être dehors jusqu'à pareille heure alors que mata n'arrêtait pas de chercher ce qu'elle devait dire à son mari.
La route a été libéré que vers 23h 30 min et avec les bouchons il était bientôt une heure du matin quand elles sont entrés à thies. Il a fallu aussi qu'elle dépose awa avant de retourner chez elle. Elle est resté devant la porte un moment pour encore chercher quoi dire mais elle n'a rien trouvé. Finalement elle est entré. La maison était plongé dans l'obscurité elle marche alors sur la pointe des pieds pour allumer la lampe mais on l'a devancé.
- alors il va comment ton père?
- il va bien je suis désolé j'ai été retardé...
- maintenant tu mens froidement et en me regardant dans les yeux?
- quoi?
- tu étais où?
- je te l'ai dit j'étais chez mon père.
- mata je ne veux pas avoir à me répéter alors dis-moi où tu étais.
- chez mon père.
- en plus tu persiste? J'ai appelé ton père et apparemment tu n'y étais pas tu n'y es même pas allé.
- je....
- tu reviens chez toi à 1h 12min je t'appelle et tu réponds même pas. Tu rentre comme une voleuse, comme une pute..... Il murmure le dernier mot mais elle l'a entendu.
- Tu m'as appelé comment là?
Jule ne lui répondit pas et prend l'escalier. Quand mata le retrouve dans la chambre il était déjà au lit. Elle se change rapidement et le retrouve au lit.
- Jule?
Elle se penche sur lui mais il la repousse.
- va faire ta pute autre part et laisse moi dormir.
- tu viens de me traiter de pute deux fois en moins de 5 minutes.
- OUI ET TU VAS FAIRE QUOI?
- Jule...
- TAIS-TOI JE NE VEUX PAS T'ENTENDRE PRONONCER MON PRÉNOM...
Il met la couverture sur sa tête et se tourne de l'autre côté.
La roue tournait vraiment trop vite. La veille c'est elle qui avait crié sur lui et là c'était à son tour de recevoir des cris. Elle n'avait pas crier parce-que quelques heures plus tôt elle lui avait promis de ne plus jamais crier sur lui.
C'est quand elle s'est tourné de son côté que le mot " pute" lui est revenu. Pour la première fois depuis qu'ils se sont connu il vient de la traiter de pute, deux fois. Elle pouvait justement lui dire où elle était mais elle ne voulait pas vraiment qu'il sache qu'elle lui a désobéi.
Le matin Jule est parti sans la réveiller et elle s'est réveillée vers 10h loupant ainsi son cours. Elle n'avait même pas envie d'aller à l'école du coup elle est resté au lit un moment avant de se lever.
Plus tard quand elle descendit dans la cuisine elle voit Maty entrain de faire la vaisselle.
- le dîner d'hier n'était pas délicieux? Demande-t-elle à sa patronne.
- le dîner?
- vous n'avez rien mangé j'ai retrouvé les plats intacts telle que je les avais laissé.
- je ne comprend pas.
- hier monsieur m'a dit de préparer un dîner spécial pour vous deux que vous allez fêter quelque-chose. J'avais même dressé la table dehors dans le jardin.
- ha bon
Elle sort instantanément de la cuisine et se dirige vers le jardin. À côté de la piscine elle y a aperçoit une table et deux chaises renversés. Tout autour il y avait des débris de verre provenant sûrement des assiettes. Elle aperçoit par terre un morceau de tissu ressemblant à du coton. Elle le ramasse et lu l'enseigne.
- noce de coton.
Elle en ramasse un autre où est écrit" une Année de bonheur avec toi".
Elle ramasse tout les morceaux et les lus. À cause de son désir obsessionnel elle en a même oublié la date à laquelle ils s'étaient Mariés. La veille ils avaient marqués 365 jours de vie ensemble. Elle n'a pensé qu'à elle oubliant son mari et ce qu'il pouvait ressentir.
Elle va dans sa chambre en courant et envoie un texto à son mari " joyeux anniversaire de mariage mon amour"
Quand un message de " firdawssi" se signale chez Jule il l'ignore et se reconcentre sur ses dossiers.
Que va t'il encore se passer ❓❓

À suivre.....

L'épouse Du GouverneurDes histoires addictives. Découvrez maintenant