Demie-Finale FCB-Inter

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(visca barça, siempre.)

PDV extérieur :

Les larmes des joueurs du Fc Barcelone coulaient le long de leurs joues. Lamine, à même le sol, retenait ses larmes. Il était hors de question qu'il pleure devant les joueurs du club qui venait de les éliminer. Il fut ramassé par un quelconque joueur de l'Inter, il n'y avait même pas fait attention.

Encore sur le banc, Iñigo Martinez maintenait son visage entre ses mains. Robert Lewandowski le rejoignit et le pris dans ses bras.

- Désolé, fit le défenseur.

- On gagne ensemble, on perd ensemble, lui rappela le polonais.

Celui-ci retourna sur le terrain, cherchant à remonter le moral de son équipe, bien que le sien était plus bas que terre.

*^*^*^*^*

L'ambiance dans le vestiaire était pesante. Personne ne parlait. Tout en écoutant le discours de l'entraîneur, Pedri essuyait les dernières larmes de son visage. Entouré de son meilleur ami et du numéro 9 de l'équipe.

Une fois que le vestiaire avait été quitté par Hansi, quelques discussions prirent possession des vestiaires.

Hector avait les genoux remontés contre son torse, seulement vêtu d'un short. Il n'avait pas la force d'aller se doucher.

Pablo, pas très loin de lui, fit quelques pas vers lui.

- Va te laver, tu pues.

Le milieu de terrain avait au moins eu le mérite de faire sourire le jeune défenseur qui suivit son conseil.

*^*^*^*^*

Dans le bus, Pablo s'était installé au fond, les fans de l'Inter étaient en folie près de leur bus, c'était quelque chose qu'il détestait.

Personne n'avait de blagues à faire sur leur saison, qui était exceptionnelle,

- Ils me soûlent, murmure-t-il.

À ses côtés, Pedri passe un bras autour de sa taille.

- Tout va bien, Pablito.

- Non tout va pas bien. Tenez, vous.

Pablo adressa un doigt d'honneur aux fans de ce club d'Italie. Pedri récupéra sa main et l'empêcha de renchérir.

- Ça suffit.

Pablo hoche la tête, enfonce un écouteur dans son oreille et présente l'autre à son coéquipier. Qui l'accepte volontairement.

Depuis quelques jours, les deux avaient mis des mots sur ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre. Et un match perdu ne leur empêcherait jamais de vivre cela. Pablo déposa un baiser sur le front de Pedri avant de poser son visage sur son épaule.

*^*^*^*^*

Les petits doigts enlacés des milieux de terrain de passèrent pas inaperçu dans le bus. Si une petite partie de l'équipe essayait de dormir. Ce ne serait jamais le cas d'Ansu, Ferran et Alejandro. Tant qu'il y aurait quelque chose à observer, ils seraient là.

Le numéro 7 s'était improvisé photographe et ils tentaient de tirer les meilleurs clichés de Pablo qui dormait, la bouche entrouverte, sur l'épaule de Pedri.

- Arrêtez, chuchote ce dernier.

- On fait rien, fit innocemment son meilleur ami.

- Ouais, et t'es hetero aussi ?

Un fou rire se déclenche au sein du trio. C'est à ce moment qu'Eric choisit d'arriver.

- Tu viens ? Demande-t-il en baillant, une main devant la bouche.

Pedri avait perdu toute envie de dormir devant cette scène. Les relations de ses coéquipiers l'amusaient beaucoup. En particulier celle de son meilleur ami, qui n'avait toujours pas osé se déclarer.

- Je vous laisse, dit-il alors au duo qui observait aussi l'échange.

- Attends !

Ansu lance un plaid sur la tête de Ferran, déclenchant à nouveau un fou rire. Pedri en attrape un et recouvre doucement le corps de Pablo.

- Qu'est-ce que c'est mignon, se moque Ansu.

- Fati ?

- Quoi ?

Ansu lache là contemplation du couple en face de lui et se tourne vers son meilleur ami.

- Couvre toi avant de dormir, tu vas être malade.

*^*^*^*

À l'avant du bus, un silence régnait. Eric venait de rejoindre sa place, Ferran à ses côtés. Les deux s'emmitouflèrent sous le plaid et le sommeil les gagna rapidement.

Quelques sièges devant eux, Hector traçait des cercles imaginaires sur la main de Pau, glissée dans la sienne.

- Je suis désolé, fit à nouveau le défenseur central.

- Tu n'as rien à te faire pardonner, repose toi, mon Pau.

Ce dernier soupira et se glissa contre le torse d'Hector, couverts d'un plaid.

- T'estimo, Pau.
(Je t'aime)

Chaque fois qu'Hector exprimait ses sentiments en catalan, ça faisait quelque chose à Pau. Son cœur accélérait, plus que d'habitude.

- Jo també.
(Moi aussi)

Malgré la défaite, les joueurs savaient ce qu'ils avaient gagné, des personnes sur qui compter, qui seraient toujours là. Leur famille.

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