Le soleil méditerranéen cognait encore sur la ville de Barcelone, malgré le mois de novembre qui avançait doucement. Alejandro referma la porte de son appartement d'un geste lent, fatigué. Il avait passé la semaine à Monaco, quelques jours arrachés à l'emploi du temps strict d'Hansi Flick. Il avait eu droit à 48 heures pour "souffler" – mais il savait pourquoi il était vraiment parti.
Il s'était envolé pour le sud de la France pour voir Ansu.
Il l'avait retrouvé comme il l'avait laissé : souriant, chaleureux, son regard toujours aussi doux quand il croisait le sien. Leurs retrouvailles avaient été tendres. Intimes. Des mots échangés à mi-voix, des baisers à la volée dans les rues discrètes de Monte-Carlo, et cette nuit passée dans l'appartement prêté par le club, qu'Alejandro voulait figer dans le temps.
Mais maintenant, il était rentré seul.
Et il avait mal.
Alejandro passa une main dans ses boucles en soupirant, affalé sur le canapé. Il avait laissé un hoodie d'Ansu dans sa valise. Il le serrait contre lui sans trop réfléchir, le tissu encore imprégné de son odeur. Il se détestait un peu de devenir aussi sentimental, lui qui avait toujours juré que l'amour ne l'atteindrait jamais comme ça.
Un message vibra sur son téléphone.
Pedri banana 🤍 : Viens à la maison, Pab' a cuisiné. Ça te changera les idées.
Alejandro hésita une seconde, puis enfila son sweat et sortit. Peut-être qu'il avait besoin de parler.
Gavi ouvrit la porte avec un grand sourire, un tablier autour de la taille. Pedri était déjà sur le canapé, jambes croisées, les cheveux en bataille.
- Mec, t'as une tête de mec qui a pleuré dans l'avion, lança Gavi sans filtre, mais avec tendresse.
- Et t'as une tête de mec qui cuisine sans savoir allumer un four, répondit Alejandro avec un sourire en coin.
Gavi haussa les épaules, piqué.
- C'est Pedri qui a presque tout fait, moi j'ai juste goûté la sauce.
- Et critiqué, ajouta Pedri en levant les yeux au ciel.
Alejandro s'assit lourdement, comme vidé. Il ne parla pas tout de suite. Les deux autres respectèrent son silence. Ce n'est qu'après avoir mangé – ou plutôt picoré – qu'il soupira longuement.
- Il me manque. C'est débile parce qu'on se parle tous les jours, on s'envoie des vidéos, on s'appelle la nuit... Mais c'est pas pareil. Il n'est pas là. Il n'est pas ici.
Pedri hocha doucement la tête.
- C'est pas débile.
Alejandro hocha la tête.
- À Monaco, c'est pas la même ambiance. Il dit qu'il s'adapte, qu'il bosse, qu'il veut revenir fort. Moi je suis content pour lui, hein. Vraiment. Il méritait de jouer, d'être bien. Mais je... je suis égoïste.
Pedri se pencha vers lui, sérieux.
- Non. Tu l'aimes. Et lui aussi, il t'aime. Il a posté quoi hier ? "Loin des yeux, jamais loin du cœur" avec une photo de vous deux.
Alejandro sourit, faiblement.
- Tu stalkes mon mec, maintenant ?
- Ton mec est aussi notre pote. Et un super joueur. On veut qu'il revienne, nous aussi. Mais en attendant... t'es pas tout seul.
Gavi tendit le bras pour lui frotter affectueusement la tête.
- Et si t'as besoin de dormir ici, on t'installe un matelas. Ou tu dors avec Pedri, mais attention, il ronfle.
- C'est faux, grogna Pedri.
Alejandro rit pour de vrai cette fois. C'était bancal, imparfait, mais ça faisait du bien. Il repensa au regard d'Ansu quand il était monté dans l'avion. Aux "je t'aime" murmurés contre sa gorge. Aux promesses de se retrouver, quoi qu'il arrive.
Et ce soir, à Barcelone, malgré le vide dans son lit, il se sentait un peu moins seul.
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J'espère que ça vous a plu !🥹🫶🏻
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OS FOOTBALL
FanfictionCommandes ouvertes sur tout ships !👀 Je n'écris pas de smut ou très peu ! 🫶🏻
