Gavi x Pedri

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PDV extérieur :

Le sable colle à ses mollets quand il court derrière Pedri. Le soleil tape fort, mais Gavi s'en fout. Il rit, à moitié essoufflé, les pieds nus sur la plage tiède de l'après-midi.

- Tu triches ! crie-t-il.

Pedri se retourne, cheveux en bataille, le short de bain trempé à moitié par la vague qu'il vient d'esquiver.

- C'est pas de ma faute si t'es lent, Pablo.

Gavi lui lance une poignée de sable, et Pedri rit encore, le genre de rire qui sonne vrai, sans micro, sans photo, sans pression. Juste eux, dans ce coin de Tenerife que Pedri garde secret, à l'abri du monde.

Ils finissent par s'effondrer sur une serviette, les torses tremblants de fatigue et de rires. La mer claque doucement au loin, le ciel est trop bleu pour être vrai.

- T'as grandi ici ? demande Gavi en s'asseyant, jambes étendues.

- Ouais. Mes grands-parents vivaient à deux rues de là. On venait tous les étés.

Gavi regarde la mer. Il n'imaginait pas Pedri petit, mais maintenant il le voit courir ici, les genoux écorchés, les poches pleines de coquillages.

- C'est beau, souffle-t-il.

- C'est mieux avec toi.

Il se tourne à demi. Pedri regarde l'horizon, mais ses doigts se rapprochent lentement des siens, dans le sable. Pas vraiment un geste réfléchi. Un réflexe. Comme si leurs mains savaient déjà ce que leurs bouches n'osent pas dire.

Gavi ferme les yeux un instant. Il sent son cœur cogner un peu trop vite pour juste des vacances.

- Tu regrettes pas ? demande Pedri à voix basse.

- Regretter quoi ?

- D'être venu ici. Avec moi.

Gavi tourne la tête. Leurs visages sont proches. Trop pour fuir.

- Pourquoi je regretterais ?

- Je sais pas. Peut-être parce qu'on joue avec le feu.

Gavi fronce les sourcils. Il déteste quand Pedri parle comme ça. Comme si c'était mal. Comme s'il fallait choisir entre eux et le monde. Il soupire.

- Le feu me fait pas peur. Rien ne fait peur à Pablo, dit-il. Ce qui me fait peur, c'est de te perdre.

Pedri le fixe. Ses yeux sont plus clairs ici, avec la lumière du soir.

- Tu m'as déjà, murmure-t-il.

Et cette fois, ce n'est pas une promesse en l'air. Ce n'est pas un jeu de regards volés dans un vestiaire, ou une main glissée sous une couverture au petit matin. C'est une certitude.

Ils s'allongent côte à côte. Le silence n'est pas gênant. Il est plein.

- T'as déjà été amoureux ? demande Gavi après un long moment.

Pedri ne répond pas tout de suite.

- Peut-être, dit-il enfin. Ou alors j'ai cru que je l'étais. Mais ça n'avait rien à voir avec... ça.

Gavi comprend. Parce que lui aussi, il a cru. Avant. Et maintenant, il sait.

- J'ai envie de t'embrasser, dit-il.

Pedri se raidit à peine. Pas de surprise. Pas de panique. Juste une pause.

- Alors fais-le.

Mais Gavi ne bouge pas.

- Pas maintenant, ajoute-t-il. Je veux que ce soit... le bon moment.

Pedri sourit, presque triste.

- C'est déjà le bon moment. C'est juste qu'on a peur.

Ils se taisent encore. Et pourtant, leurs mains finissent par se rejoindre. Lentement. Entrelacées dans le sable.

Le soleil descend doucement derrière les collines.

Le soir, ils rentrent à pied, torse nu, les cheveux encore salés.

La petite maison blanche de la famille González les attend, avec ses volets verts et son jardin envahi de jasmin.

Ils dînent sur la terrasse. Pedri cuisine des œufs et des patates. Gavi le regarde faire, adossé au mur, en silence. Il pourrait le regarder toute la vie.

- Tu sais que t'es moche quand tu cuisines ? lâche Gavi.

Pedri éclate de rire.

- Merci, Pablo. Vraiment, tu sais parler aux gens.

Gavi le rejoint, attrape une cuillère pour goûter dans la poêle.

- Trop salé, dit-il, la bouche pleine.

- T'es chiant, sourit Pedri.

- Mais tu m'aimes bien quand même.

Silence. Et puis Pedri répond :

- J'ai jamais autant aimé personne.

Le plat reste sur la plaque. Gavi ne bouge pas. Il sent juste son cœur qui s'emballe. Il a besoin d'air.

Il sort sur la terrasse. Le vent est doux. Il s'accoude à la rambarde. Derrière lui, il sent Pedri arriver.

- Dis-le encore, murmure Gavi.

Pedri ne demande pas "quoi ?". Il sait.

- Je t'aime bien. Beaucoup. Trop. Je sais pas comment on fait. Mais je sais que c'est toi.

Pablo se retourne. Il ne dit rien. Il s'avance. Tout doucement.

Et cette fois, il ne s'arrête pas.

Le baiser est lent. Sûr. Pas trop timide, pas trop pressé. Une évidence.

Quand ils se séparent, Pablo garde les yeux fermés.

- T'es sûr qu'on joue pas avec le feu ? murmure-t-il.

Pedri répond :

- Peut-être. Mais si c'est pour brûler avec toi, j'ai pas peur.

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Hello !

J'espère que vous avez aimé 🫶🏻

À bientôt !

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