Pour lajoiedepresko ❤️
PDV extérieur :
Le vestiaire est silencieux. Pas ce silence explosif d'après une défaite, non. Un calme froid, presque suspendu, comme si les murs eux-mêmes retenaient leur souffle. Le PSG vient de battre Rennes 2-0, mais dans les cages, ce soir, c'était Safonov.
Donnarumma n'a pas bronché. Il s'est échauffé avec le reste du banc, a tapé des mains au but de Barcola, a félicité calmement le Russe à la fin du match. Professionnalisme. Image impeccable.
Mais ses gants, eux, sont restés secs. Et ça, ça lui colle à la peau.
Il reste plus tard que les autres. Il dit que c'est pour faire des étirements. Personne ne pose de question. Safonov, lui, revient après les interviews, encore en survêt, cheveux humides sous la capuche. Il s'arrête net en voyant Donnarumma, seul sur le banc, dos voûté, mains posées sur les genoux.
- Tu dors ici ou quoi ? lance-t-il dans un français maladroit, l'ombre d'un sourire aux lèvres.
Donnarumma ne se retourne pas.
- Tu parles de dormir ? T'as déjà pris mes draps.
Safonov hausse un sourcil, perplexe. Gigi se tourne enfin, son regard lourd de quelque chose d'indescriptible. Il est plus grand, plus massif, mais ce soir, il a l'air petit. Usé.
- Tu as bien joué, murmure-t-il.
Safonov baisse les yeux, surpris de la sincérité.
- Merci. T'étais bon, toi aussi. La semaine dernière.
- C'est loin, une semaine, ici.
Un silence s'installe. Mais ce n'est pas un malaise. Plutôt une fatigue commune. Celle des gardiens, ceux qu'on oublie sauf quand ils se loupent. Les solitaires dans une équipe pleine de flashs.
- Tu veux une bière ? propose Matvey.
Il sort deux canettes. Donnarumma hésite, puis tend la main. Ils trinquent sans bruit, dos au mur, genoux à demi pliés. Deux types de 1m90 tassés comme des mômes dans un vestiaire vide.
- J'ai cru que tu me détestais, souffle Matvey, regard fixé sur la canette.
- Je crois que je me détestais, corrige Gigi. T'es arrivé, t'étais calme. T'as rien demandé, t'as juste... pris ta place. Normalement. Mais moi, ça m'a mis en vrac.
- J'ai pas voulu prendre ta place.
- Non. Mais je l'ai sentie partir.
Safonov pose la canette entre ses pieds. Il tourne un peu la tête. Donnarumma ne le regarde pas, mais ses doigts tremblent à peine, juste assez pour que ça se voie.
- J'peux poser ma tête sur ton épaule ? demande-t-il sans réfléchir.
Un temps passe, puis Gigi hoche la tête.
Matvey s'approche. Il sent la chaleur du corps de l'autre avant même de le toucher. C'est doux, c'est fort, c'est interdit, peut-être, mais ce soir, c'est juste vrai.
Il pose son front contre son épaule. Pas un geste d'amant, juste celui d'un garçon fatigué qui a trouvé un endroit où respirer.
Et Donnarumma laisse faire. Il lève une main, la pose dans la nuque de Safonov, comme s'il voulait le retenir là, encore un peu. Comme s'il en avait besoin.
- C'est con, souffle l'Italien. On est deux murs. Et pourtant, on fait que se fissurer.
- Peut-être qu'on peut se recoller, répond Matvey.
Le baiser vient sans bruit. Léger. Juste là, à la jonction du doute et du besoin. Il n'a rien de spectaculaire. Il n'est pas un feu d'artifice, juste une étincelle dans un couloir froid.
Quand leurs lèvres se détachent, ils ne disent rien. Ce n'est pas nécessaire.
Le silence revient dans la pièce. Mais cette fois, il est chaud.
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Hello !
Ship totalement inconnue au bataillon dont lajoiedepresko me fait la propagande CHAQUE jour de sa vie 😭
J'espère pour elle que vous l'appréciez...
À bientôt !
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OS FOOTBALL
FanfictionCommandes ouvertes sur tout ships !👀 Je n'écris pas de smut ou très peu ! 🫶🏻
