Théo, c'était quoi cette réaction face à l'ombre ? C'était rien...
Ok... et ces envies de t'énerver dans les derniers mondes ? Ce n'était pas rien, ça ! Je vous le redis Théo, si vous voulez être aidé il faut parler, pour comprendre, comme on l'a toujours fait.
Je sais... mais ce sont de la colère et des frustrations qui remontent, qui m'énervent et me prennent la tête... Et puis « pour réussir, il suffit d'y croire ! », ça me paraît un peu trop gros. Désolé, mais la réalité est différente. Ce n'est pas parce qu'un gamin peut le faire que ça marche par magie.
Alors je vais le dire.
J'ai une colère qui monte, un feu qui explose, une énorme frustration... Chez un psychiatre, j'ai dû y aller pour dire ce qui n'allait pas chez moi. Je lui ai dit que j'avais des angoisses depuis petit, et tout ce qu'il m'a répondu, c'est que j'étais l'idiot du village. Je connais mieux ma vie que lui, mais il s'en fichait. Alors depuis, je les évite, les psy, maintenant. Et puis il y avait ce gars à un travail qui voulait que je sois comme les autres employés, quitte à ne penser qu'au travail... enfin bref... il m'a même reproché de ne pas avoir d'ambition. Et il y a aussi ce mec qui ne voulait pas comprendre que je stressais comme pas possible avant même de conduire des machines, et résultat, à cause de ça, j'en ai cassé deux. Depuis, même si je peux les conduire, je n'essaie même pas, par peur de faire les mêmes erreurs, ce qui fait que je ne sers à rien.
Il y a aussi les fois où j'ai essayé d'expliquer ce que j'ai et pourquoi je me sens mal sur le moment, et ces gens minimisent en disant qu'ils n'en font pas autant, comme si chaque cas était pareil et que je faisais exprès de me prendre la tête dessus. Mais sûrement que j'en fais trop, hein ? Faudrait surtout pas que je le dise trop fort, que tous ces gens étaient des...
Des quoi ? Des gens qui m'ont fait énormément de peine par leurs propos.
C'est souvent une peine le soir qui m'empêche de dormir. Quand je suis seul, je me sens obligé de me parler tout seul. Chez moi, je m'y sens bien, mais parfois l'ennui me dévore, alors je fais des choses « normales ». Je les fais, mais c'est souvent à contre-cœur, car il faut le faire, pas parce que j'ai envie.
Dans une réalité où je me dis que je ne vaux rien, que je ne mérite pas l'attention des autres. Mon estime de moi monte parfois, mais retombe aussitôt, comme si elle ne pouvait jamais tenir, surtout en ce moment, quand j'entends : « Salut mon cœur, ça va ? »
C'est vrai ça... Est-ce que mon cœur va bien ? Il doit être sacrément fort après tout ce qu'il s'est pris, tout ce qu'il a pris dans la figure. Je n'arrive pas à me confier, car des fois j'ai du mal à dire ce que je ressens ou à me faire comprendre. Comme toutes ces paroles blessantes qui m'ont beaucoup trop touché et qui ne disparaissent pas vraiment avec le temps...
Mais en même temps, on ne peut pas espérer que quelqu'un passe d'anxieux à quelqu'un qui a de l'assurance. Les autres ont déjà à supporter le poids de leur propre vie. J'en arrive à un point où, quand j'arrive à être « bien », c'est déjà un miracle...
Et toi... toi, tu m'as fait vraiment de la peine. Tu as sali l'image que j'avais de moi. Tu m'as fait de la peine, car ce que tu m'as montré de moi m'a dégoûté. Comme si j'allais accepter facilement la décision à que tu a fait... Alors j'ai une colère qui monte !
« Ce n'est pas en t'Énervant sur les autres et en te Disant des généralités que Tu Vas Changer ce que Tu Es. T'As pas de copine, plus de frère ni de sœur, tes amis Tu les Rejettes par peur qu'ils ne Comprennent rien, Tu Refuses l'aide de ta famille, et Tu Refuses d'Évoluer. Au final, Tu t'Es Mis tout seul dans cet état et Tu Mérites ce qui t'Est Arrivé... »
...
C'est vrai... je ne comprends rien du tout... J'ai l'air de comprendre les autres, mais ça ce n'est pas vrai du tout, j'ai du mal. Je ne sais pas comment faire pour aimer quelqu'un... ni même pour s'aimer soi-même... Moi, tout ce que je sais faire, c'est avoir peur et pleurer quand quelque chose change, et sortir des choses que je n'arrive pas à appliquer. Je suis désolé de crier, c'est juste que je am en colère et frustré parce que je ne comprends rien et que je n'arrive pas à me comprendre. Du coup, je me suis dit que si j'écrivais ce que je ressentais, ça me ferait du bien, peut-être même un peu...
Sauf que ce qui nous rend meilleurs, ce sont les gens qu'on aime, avec tout ce qui va avec. Et s'ils sont toujours là, c'est qu'ils m'aiments tous, même un peu. Du coup, je voulais dire merci, car la définition de l'amour, ce sont eux qui me la donnent. On m'a longtemps dit que l'amour, c'est un choix. Alors moi aussi, j'ai décidé de faire pareil. Car quand on aime, on a peur de perdre les autres, et le reste, tout le monde s'en fout...
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Moi et moi...
General FictionDes fois, juste parler suffit pour dire ce qu'on ressent. Et d'autres fois, replonger dans ses souvenirs de jeu, ça aide encore plus. Note à moi-même : j'ai enfin trouvé un meilleur titre, c'est trop biiiien ! Le jeu et les personnages appartiennent...
