Alors voilà...
Je sais qu'on n'a encore rien fait.
Mais imagine : on avance, et on y va sans se retourner.
De toute façon, tu ne crains rien.
Ce qui est arrivé est arrivé — et ça ne nous empêche pas de vivre.
Arrête de dire non, je suis sérieux.
Tu n'as jamais eu envie de faire des choses dingues ?
Comme tout plaquer, partir quelque part et ne jamais revenir ?
Ou même simplement arrêter de déprimer, je ne sais pas...
Y'a pas des moments où tu cogites trop ?
Où le vide t'ennuie trop en toi ?
T'as pas des envies qui veulent ressortir ?
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Tu n'arrives pas à te motiver ?
Tu perds espoir ?
Allez, lève-toi.
On part quelque part.
On va crier un bon coup et ressortir tout ce qu'on a.
Danser, même si on ne sait pas faire, même si on a l'air ridicule.
Et tiens — tu tomberas peut-être amoureux sur le chemin.
Il y aura un « Moi » qui aura fait un bout en regardant le paysage,
et un autre qui se sera intéressé aux autres.
Tu prendras la voiture, le vélo, le train, le bus...
On s'en fiche, pourvu qu'on avance.
Pourvu qu'on se réveille.
Qu'on s'évade d'une réalité qui pue la mélancolie.
Et s'il y a des gens qui ne sont pas d'accord,
qu'ils gardent leurs jugements sans importance.
On les enverra se faire voir.
Nous, on vivra d'amour et de bonheur.
On écrira des textes juste parce que ça nous fait plaisir,
parce que c'est joli.
« Si l'amour était ce que la rose est,
et si j'étais semblable à un pétale,
ma vie avancerait, partant sans savoir où tombe le souffle qui la guide.
Et peu m'importe le jour ou le monde :
je dirais que les choses sont belles. »
On sera de ceux qui n'hésitent pas à parler aux autres,
de ceux qui passent leur temps à penser à eux, peu importe leurs problèmes,
et qui disent qu'ils les aiment.
De ceux qui aiment rire,
aiment la compagnie des proches,
de ceux qui se disent « forts » —
ou simplement « là », parce que ça leur fait plaisir.
D'ailleurs, dis-moi...
Ça fait combien de temps que tu n'as pas fait tout ça ?
Combien de temps que tu ne t'es pas fait plaisir ?
Pas juste faire des choses qui te plaisent,
mais vraiment te faire kiffer ?
Tu ne sens pas cette sensation ?
Ce n'est pas toi qui paniques —
c'est ton « Moi » en toi qui s'exprime.
C'est qu'il serait temps de se relever.
Allez, mon gars : il faut vivre.
Et si tu n'agis pas, c'est que tu ne vis pas.
N'écoute pas ces gens qui disent :
« Roooh, ça va, il s'y fera, ça lui prendra un moment. »
Ce n'est pas vrai !
C'est quoi, un moment, face à toute une vie ?
Face à l'éternité ?
C'est quoi, un moment, face à huit milliards d'habitants ?
À toutes ces rencontres, ces opportunités qu'on peut avoir ?
Tu n'as pas envie d'aller plus loin que ce que tu crois pouvoir faire ?
De partir en mer sur un crevettier ?
De faire une expédition au Tibet ?
Un safari avec des lions ?
Qu'on mette un peu de piquant dans cette vie,
qu'on ose les choses qu'on s'interdit par peur ?
Alors vas-y.
Qu'as-tu envie de faire, là, tout de suite ?
On le fera.
Ce que tu décideras, on l'ajoutera à nos objectifs.
La vie, c'est une longue route pleine d'obstacles,
mais on veut constamment aller vite.
On veut vivre le bonheur comme on le voit,
et recevoir beaucoup d'amour des autres.
Parce qu'il faut s'ouvrir.
Comme disait ma prof au lycée,
Elle ne m'avait pas donné ce conseil au hasard.
Il est temps de s'ouvrir.
Il m'en a fallu du temps pour le comprendre...
J'ai été trop dur avec moi-même,
au point de me mettre sur le côté.
Et puis les proches sont venus.
La différence s'est vue.
Avant, on me demandait :
« Ça va ? »
Maintenant, on me demande :
« Comment tu te sens ? »
Certains ont aimé mes progrès.
Je ne suis pas devenu plus fort —
je suis juste devenu « moi ».
On m'a souvent dit qu'il fallait que je lâche prise, mais malgré les progrès que je fais, j'ai l'impression de ne pas les voir. Je voudrais que tout avance plus vite, mais ces choses-là prennent du temps, malheureusement.
Et plus je vie et plus j'ai besoin de courage.
C'est sans fin, je le sais.
Mais il faut avancer.
Je pense que j'aurai besoin de retourner sur de bonnes bases :
Ne sois jamais cruel.
Ne sois jamais lâche.
Et oublie la danse... on sait toujours pas faire ça.
N'oublie pas que la haine est toujours stupide,
Et que l'amour, lui, est toujours sage.
Essaie d'être toujours gentil,
mais sois toujours bienveillant.
Et courageux — toujours courageux.
On te le dit souvent,
mais continue à l'être,
même si tu te persuades du contraire.
Rie fort.
Cours vite.
Sois bon.
...
Théo,
je te laisse partir.
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Moi et moi...
General FictionDes fois, juste parler suffit pour dire ce qu'on ressent. Et d'autres fois, replonger dans ses souvenirs de jeu, ça aide encore plus. Note à moi-même : j'ai enfin trouvé un meilleur titre, c'est trop biiiien ! Le jeu et les personnages appartiennent...
