Briser le biscuit,
c'est fendre le monde en deux.
C'est entendre dans le craquement,
la fatigue des choses.
Moi, je ne sais que faire
de ces miettes de lumière
tombées dans mes mains creuses
à l'heure de minuit.
Mon corps n'est-il pas, lui aussi,
un éclat du haut,
une poussière éclairée,
un morceau de silence du ciel ?
L'enfant à naître dort encore.
Son âme dérive dans la nuit,
lente, dissoute,
comme du sucre dans la pluie.
Les étoiles s'impriment sur sa peau ;
elles n'ont pas de nom.
Moi, je n'en garde qu'un,
Frisson.
Quelque chose s'approche,
plus doux que la mort,
un battement sous la peau,
la mémoire d'un ange.
Briser le biscuit,
c'est ouvrir la chair au jour,
goûter la cendre et la paix,
comprendre que toute faim
mène à l'obscurité.
Je viens de la campagne
déserte, désolée,
où les vitres se souviennent
de la couleur du sable.
Et quand je danse,
je redeviens poussière,
fragment d'aube éclaté,
tombé dans la bouche du vent.
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CACA CACA CACAAAAAAA
Short StoryDe fer et de sang et j'écris ton nom sur mes ailes, ainsi, j'aimerai que tu deviennes mon ombre féerique et je garderai un souvenir amoureux de toi à l'envers de ma peau et de mes os. De la chair des enfers aux nuages du ciel, ici commence l'étrange...
