Natasha revisionait l'enregistrement où Clint lui soufflait un message pour la centième fois. Rien. Mais que pouvait-il bien vouloir dire ?!
La jeune rouquine décida d'aller se chercher un café au rez-de-chaussé, la caféine l'aidait toujours à réfléchir, tout comme la Vodka. Mais cette dernière option n'était pas vraiment envisageable, le yankee était en danger de mort, peut-être même qu'il avait déjà passé l'âme à droite...
Non. Ce n'était même pas imaginable. Cet homme était peut-être sa cible initiale mais il lui avait sauvé la vie. Elle lui en devait une.
Jamais elle n'abandonnera quelqu'un, une citation qu'elle appréciait particulièrement était :"Personne ne mérite de mourir. Même pas ton ennemi, sauf de ta main. Si tu as un différent avec quelqu'un, ais le courage de tuer toi-même cette personne, n'ais pas la faiblesse de laisser un facteur extérieur s'en charger pour toi."
Le problème était, Vladimir était son meilleur ami, il s'était battu contre leur instructeur parce que ce dernier voulait évincer Natasha des entraînements parce qu'elle était une femme. Elle l'avait aimé. Comment pouvait-il lui faire ça ? Pourquoi lui ? Lui avait-il menti tout ce temps. Le jour où il avait comparé les yeux verts de Natasha à l'écume des océans et sa peau blanche à la neige pure du froid décembre de Saint Pétersbourg, avait-il seulement dit cela pour la manipuler ?
La jeune femme retint ses larmes et bu une grande tasse de café cul-sec.
- Tout va bien ma p'tite dame ? Demanda gentiment le gérant du motel.
- Oui, merci beaucoup. Déclara-t-elle en mentant aussi bien que d'habitude.
Le viel homme se mit à sourire tristement.
- Qu'y a t'il ? Demanda t elle.
- C'est plutôt à moi de vous poser cette question mademoiselle. Vous me faites penser à ma chère fille. Ces longs cheveux flamboyants, ces yeux au regard vif, et tellement triste...
Natasha, pour la première fois de sa vie, baissa les yeux. La seule personne qui savait lire en elle était Ivan Petrovich, son père adoptif. Ce général de l'armée qui l'avait éduqué et préparé à la dure vie qui l'attendait. Il lui disait toujours qu'elle avait des yeux expressifs.
- Vous savez mademoiselle, ma fille est morte jeune, elle devait avoir votre âge... Sa maman nous avait quitté lors de l'accouchement et je n'ai jamais été très doué pour être père... Je l'accablais lorsqu'elle avait des mauvaises notes, lorsqu'elle me mentait sur ses faus-semblants, je ne me rendait pas compte quand elle se sentait vraiment seule, quand elle voulait parlé...
Il prit une grande inspiration.
- Mais je voyais toujours sa tristesse. Mais je me mentait à moi-même en me disant que je rêvais. Elle avait le même regard que vous, ce magnifique sourire qu'elle ne m'offrait que lorsque la pauvre enfant était au bord des larmes... Mais je n'ai jamais eu le courage de lui parler, de savoir ce qui la faisait souffrir. Un jour, alors que je rentrais de la ville avec le cadeau dont elle rêvait depuis toujours, je l'ai trouvé dans la pelouse, elle avait sauté du premier étage de notre maison. Je n'y ai jamais remit les pieds.
L'homme s'effondra en larmes. Natasha posa sa tasse et le prit dans bras.
- Je suis le pire père que la Terre est portée. Pleura t'il.
- Non monsieur. Vous êtes le meilleur. Murmura t elle.
- C'est gentil, mais elle est morte.
- Monsieur, je n'ai pas la prétention de dire que mon père est le pire que la Terre est portée, mais je pense qu'il ne vous arrive même pas à la cheville. Vous l'aimiez, vous souffriez seulement trop pour agir comme elle en avait besoin. Mais vous êtes un bon père. Ne vous rendez pas coupable de sa mort. La culpabilité est le pire des sentiments, croyez moi.
Elle le lâcha et l'homme la remercia.
Elle lui sourit et remonta, le discours du viel homme lui avait donné une idée pour le mot de passe.
Elle monta en courant et respirait longuement. Elle n'avait droit qu'à un seul essai mais le temps était compté.
Elle effleura le clavier et ferma les yeux.
"Faites que ça marche !"
Elle tapait une lettre après l'autre :
Mensonge.
Tout disparu soudain,écran devint noir. Totalement.
- Non ! Non non non !!! S'il vous plait non ! Pas ça !
Une dizaines de secondes passèrent alors que Natasha insultait l'ordinateur de toutes les injures qu'elle connaissait dans 9 langues différentes.
C'est alors que le bruit du ventilateur de l'ordinateur fit un fort bruit.
- Il rame ??? Sérieusement ?!
L'ordinateur affichait (enfin) tous les dossiers que Clint avait récolté. C'était stupéfiant ! Il en avait plus qu'elle même n'en connaissait sur elle même, son entraînements, les tests faits sur elles... Il avait clairement hacké le KGB. Rien que ça.
Quelqu'un toquait alors à la porte.
- Mademoiselle, si je peux vous aider, dites le moi.
La jeune femme se mit à réfléchir quelques secondes puis tourna sa tête vers lui.
- Auriez-vous une carte ?
- Oui bien-sûr. Que cherchez vous ? Je peux peut-être vous aider. Vous savez j'habite ici depuis 70 ans, je peux vous aider. Certains lieux ne sont pas sur la carte mais je connais leur emplacement.
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The beginning : Budapest
ActionUne ruskov et un Yankis, une espionne et un criminel. Une ville. Une mission. Tous deux trahis, ils vont devoir se mettre d'accord pour sauver leur peau. Prêt pour l'aventure ?
