Chapitre 17

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Très vite, les secours arrivèrent sur place. Lorsque les médecins tentèrent de faire quelque chose pour Luc, il était déjà trop tard... Ils diagnostiquèrent une mort cérébrale. Dans un vacarme étourdissant, l'ambulance emporta le corps. Non loin de là, un policier a qui on avait donné les papiers de la victime, ramassa un petit objet par terre.

Entrant précipitamment dans la chambre d'Anna, son médecin annonça à la jeune fille ;

-« Anna !!! Grande nouvelle, nous avons une greffe pour toi !! »
-« Comment ?... », fit-elle faiblement.
-« Nous allons te préparer c'est une grande chance pour toi, le greffon semble correspondre à ta morphologie ».
-« Mes parents... »
-« Nous sommes en train de les prévenir. Sois courageuse ce sera bientôt fini... »

Sans qu'Anna ne puisse comprendre ce qu'il lui arrivait, on la prépara pour l'intervention. Lorsque une infirmière tenta de lui prendre le pendentif qu'elle avait toujours dans les mains, Anna protesta légèrement.

-« Tu n'as rien à craindre, nous te le rendrons à ton réveil ».
-« Luc..., murmura Anna alors que les calmants qu'on lui avait administré faisaient déjà leurs effets. Luc vient vite... », doucement elle sombra.

Lorsque le téléphone retentit chez les parents d'Anna, sa mère à l'annonce de la greffe faillit se trouver mal tellement l'émotion était forte. Remerciant la personne qu'elle avait à l'autre bout, elle se prit la peine de joindre Jo pour la tenir au courant. Elle lui devait bien cela puisque sans elle, qui sait si Anna serait encore en vie.
Déjà bouleversée par le malaise de son amie, elle accueillit cette nouvelle comme une véritable bénédiction. Mais très vite elle se demanda si Luc avait pu la voir avant son entrée en salle d'opération. Mais pour le moment tout ce qui comptait, ce fut qu'Anna soit sauvée. Jo se promit d'aller la voir dès le lendemain.

Arrivant, comme ce fut le cas quelques heures auparavant, les parents d'Anna patientèrent, dans les longs couloirs de l'hôpital. Priant pour que l'intervention se passe sans encombre. Les heures passaient sans qu'aucunes nouvelles ne fussent données... Lorsque enfin, le médecin sortit, il leur annonça avec un sourire de réconfort.

-« La greffe s'est bien passée... Maintenant il faut attendre, il n'est pas rare qu'il y ait un refus et pour cela il faut rester vigilent quand à l'acceptation de l'organisme ».
-« Merci docteur..., déclara la mère d'Anna. Merci de l'avoir sauvé ».
-« Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, mais le ciel hélas d'avoir permis cette greffe... »

Le temps d'une seconde Où les histoires vivent. Découvrez maintenant