Je me réveille le lendemain avec un atroce mal de tête, je me redresse dans mon lit et j'ai un haut le cœur.
Oh non...
Je me lève et cours jusqu'à la salle de bain. Je me vide l'estomac dans la toilette.
J'ai l'impression que ça va mieux, mais pas nécessairement bien. Je me redresse et je m'aperçois dans le miroir, les évènements de la veille me reviennent et je me penche pour vomir encore.
Je me vide les trippes jusqu'à ce que mon système n'ait plus rien d'autre à ejecter.
Hier.
Heureusement, que Kim et Ethan sont arrivés à temps. Sans eux... je ne veux pas imaginer ce qui aurait pu se passer.
Je décide de prendre une douche. L'eau chaude sur ma peau endoloris me fait le plus grand bien. J'y reste longtemps. Je sors un peu à contrecœur.
Je m'observe longuement dans le miroir. Mes bras sont couverts de bleus, je peux même y repérer des traces de doigts. Je n'ose pas y toucher.
Ma coupure sur la pommette n'est pas trop profonde, elle ne fera pas de cicatrice et je n'aurai pas besoin de points de sutures, heureusement.
J'enfile un chandail à manche longue pour cacher mes bras et une paire de legging.
Je réalise qu'il est midi et que le dîner est probablement servie. Je prends mon téléphone et appelle la cuisinière. De cette façon, elle ne peut pas voir mon allure.
-Je ne mangerai pas, mais merci quand même.
Elle me dit que ce n'est pas grave et qu'elle en gardera pour moi plus tard, je la remercie.
Je n'ai pas l'intention d'informer mes parents sur ce qui s'est passé lors de la soirée alors le mieux est que, pour l'instant, je reste tapis dans ma chambre le plus possible.
Je me rappelle soudain que j'ai prêté ma voiture à Ethan.
Mes parents vont tout de suite remarquer l'absence de ma voiture.
Quelqu'un cogne à la porte.
Eh merde.
Je me roule dans mon lit pour cacher ma joue avec mes cheveux.
-Entrez ! je dis.
Ma mère entre.
-Et puis la fête hier ? Elle s'assied sur le bord de mon lit.
Oh, elle n'a peut-être pas remarqué?
-Je pense que j'ai trop bue, je dis franchement.
Elle rigole à mon grand étonnement. Je fronce les sourcils, depuis quand ça l'a fait rire que j'aie trop bue?
-Oui, ça arrive! Il y a des médicaments dans l'armoire de ta salle de bain.
-Merci.
-Tu n'étais pas sencer coucher ailleurs?
Oups! J'avais oublier ce détail.
-Heu, ouais... J'ai changé d'avis finalement.
-D'accord.
Je fronce les sourcils.
-Tu n'es pas fâché?
-Pourquoi je le serais?
Alors là! Elle m'impressionne.
-Oh... Pour rien.
Si ma mère n'est pas fachée, je ne vais pas m'obstiner pour qu'elle le soit.
-Tu ne viens pas manger ?
Manger est la dernière chose qui me tente présentement.
-Non, je n'ai pas faim.
-Bon d'accord, si tu changes d'avis, il en reste encore.
-D'accord, dis-je toujours couché sur le côté.
Elle quitte la pièce et je me redresse dans mon lit en soupirant. Je ne sais toujours pas ce que je vais faire pour ma blessure au visage. Je me cache le visage dans les mains, tout le monde à l'école va être au courant. Déjà, la première semaine, j'attirais toute l'attention. Avec cette histoire et ma blessure, je vais battre des records.
Au même moment mon téléphone sonne, c'est Kim. Je découvre une vingtaine d'autres appels manqués. Je laisse sonner mon téléphone, je n'ai pas vraiment envie de parler d'hier soir. La boîte vocale embarque.
-Hum allo Alex, ça doit faire 20 fois que j'essaie de t'appeler mais bon, je voulais seulement savoir comment tu allais. Rappelle-moi!
Je soupire. Pauvre Kim, elle se fait un sang d'encre pour moi. J'écoute les autres messages de ma boîte vocal. Kim raconte plus ou moins la même chose à toute les fois. Il y a un message d'Austin.
-Allo, Alexis. Hum, c'est Austin. Je voulais seulement savoir comment tu te portais. Je voulais te parler, rappelles moi quand tu auras l'occasion.
Je devrais les rappeler, leur dire que je vais bien.
Mais est-ce que je vais bien?
Bien sûre que oui, il ne m'ont presque pas toucher.
Ça avait l'air tellement facile pour eux. Je me sentais tellement faible. J'ai un sentiment de dégoût en y repensant.
Tout à coup, j'ai une idée. J'attache mes cheveux et descend les marches.
Il n'y a jamais personne qui va dans la salle de gym, et j'ai pris un chemin discret pour m'y rendre, personne ne m'a vue.
Je ne me sentirai plus jamais faible de ma vie, je me jure intérieurement.
Je m'installe sur un tapis d'exercise et je commence à faire des redressement assied.
Mes muscles endoloris m'arrache un petit cris, mais je les ignore. Mes abdominos brûlent après quelque minutes mais je continue à forcer. Ensuite, je fais des pompes jusqu'à ce que je tremble d'effort.
J'ai envie de me défouler d'avantage. Je veux me vider de toute mon énergie. J'aperçoit un sac de punching-ball au loin.
Alors, ça! Ça va défouler.
J'enfile une paire de gant à ma taille et m'approche. Je donne un coup dans l'épais sac. Il ne bouge pratiquement pas. Je n'ai pas la technique, je ne sais pas comment. Je donne un second coup, m'imaginant que je frappe un de ces gars à la place. Le coup est plus fort. J'en donne un troisième, puis un quatrième. Les coups s'améliorent à chaque fois, ils sont plus ressenti et le sac bouge de plus en plus. Je donne un coup de pied et le sac part en arrière.
Je suis satisfaite, mes coups m'ont libérés et je me sens déjà mieux. J'ai l'impression d'avoir évacué un peu de ma douleur.
Je commence à courir sur le tapis roulant. Je m'essoufle rapidement, mais je continue à courir. Une demi-heure plus tard, je m'arrête, les muscles de mes jambes me font mal.
Je me promets intérieurement que la prochaine fois qu'ils s'attaqueront à moi, je saurai me défendre. Ce ne sera plus la même personne devant eux.
Je serai forte.
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Chapitre 10! Ce chapitre est probablement le mois pertinent, de tous, mais je pense qu'il était nécessaire! Bref, comme toujours (je sais, je me répète) j'espère qu'il vous a plu! Si c'est le cas, n'oubliez pas de voter (la petite étoile⭐️)! Je vous aiiiime! ❤️xx
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ALEXIS BLACK
Teen FictionFille d'un célèbre milliardaire, Alexis Black déménage dans la fameuse ville de Beverly Hills. Ses parents l'inscrivent dans une école privée où les gens qui la fréquentent sont tous excessivement riches. Sans le vouloir, elle devient vite le centr...
