Deux semaines plus tard.
Je m'étais promis de ne pas pleurer. C'était trop facile d'être lâche et faible. Pour une fois dans ma vie, je devais me montrer brave et forte.
Ce fut une très belle cérémonie. Toute l'école était là. Et tous me regardais. Mes yeux sont restés aussi vide que mon cœur. Jours et nuits, je ne pensais qu'aux morts et à chaque secondes, je me sentais responsable.
C'était entièrement de ma faute. Si j'avais décidé de rester chez moi au lieu d'aller à l'école, rien de tout ça ne serait arrivé. Les gardes nous auraient protégés, Ethan et moi, et nous aurions finis par retrouver nos pères.
-Ça va? s'est enquis Austin en me prenant la main.
Habillé de son plus bel habit, il était vraiment séduisant. N'empêche, à ce moment je ne l'ai à peine remarqué. Je gardais mes yeux fixés sur les tombes.
J'ai doucement hochée la tête, me mordant les lèvres pour ne pas craquer. À chaque fois qu'on me posait cette question durant ces deux dernières semaines, je fondais en larmes. Pas aujourd'hui.
Un vent glacial me fit frissonner. Austin se rapprocha de moi, probablement pour me réchauffer, mais je restais refroidit. J'étais glacé de l'intérieur.
Il avait été si parfait avec moi. S'occupant de moi, s'inquiétant de tous mes faits et gestes. Tout comme Amber, Kim et mes nouveaux amis. J'étais vraiment reconnaissante de tous leurs efforts, mais la culpabilité me rongeait. Comment j'aurais pu faire autrement? J'ai causé la mort!
-Ethan... commença-t-il avant que je le coupe.
-Je ne veux pas parler de lui, s'il te plait.
Sachant que j'allais craquer sinon, je le fis taire. Les dernières images que j'ai de lui me terrifient. Recouvert de sang, s'accrochant à la vie tant qu'il peut...
Je clignai des yeux plusieurs fois pour chasser les larmes de mes yeux. Je les levai vers le ciel et constatai qu'il était gris. Comme à chaque jour de funérailles.
-Tu veux qu'on rentre? me demanda-t-il.
Je secouai la tête doucement.
-Je devrais aller le voir d'abord.
Il baissa la tête vers ses pieds, puis la releva et me fit un baiser sur la joue.
-Prends soin de toi.
Puis, il partit.
Je suis restée un moment dans ce froid pétrifiant, fixant les centaines de fleurs qu'on y avait déposées. J'avais comme une boule dans la gorge, comme un sanglot prêt à exploser à n'importe quel moment.
Il restait quelques personnes, mais aucune connaissance, alors je décidai de partir. À part me torturer l'esprit, ça ne servait à rien que je reste plus longtemps.
Alors, je me rendis à l'hôpital.
***
J'allai directement à sa chambre. Si contente qu'il soit en vie, je m'y suis rendu des centaines de fois. J'ai même dormi là les premiers jours.
Je ne cognai même pas et entra dans la chambre très vaste.
Il était dans son lit et essayai de marcher prenant appui sur ses béquilles. Je m'empressai de l'aider, le faisant sursauter par le fait même.
-Alexis! me sourit-il de son sourire aussi blanc que dans mes souvenirs.
-Tu vas mieux papa? m'enquis-je aussitôt, lui rendant son sourire du mieux que je pouvais.
Il grimaça et se rassit sur son lit, abandonnant l'idée de se lever.
-Je devrais m'en sortir. Si la nourriture était digne de ce nom ici ça aiderait, mais je suis en vie, c'est l'important non?
Je hochai la tête. Toute cette histoire m'a fait comprendre que je devais profiter de chaque moment, sans exception. On ne sait jamais lorsqu'une histoire peut s'arrêter...
Nous l'avons retrouvé le lendemain de la tragédie. Nous avons réussis à détenir l'un des ravisseurs et il a flanché, nous révélant tout ce qu'il savait. C'était presque trop facile. Les détails sont encore flous, mais nous ne tarderons pas à en savoir plus, dès que M. Anderson et mon père iront mieux.
Ils n'ont pas été battus, seulement mal traité. Pas beaucoup de nourriture et peu d'eau, assis sur une chaise pendant tout ce temps, ils ont beaucoup de courbatures, mais rien de très grave. Ils s'en seront remis dans quelques temps.
Je passai donc l'après-midi avec mon père. On jouait aux cartes ou aux échecs, question de l'occuper un peu durant ce long séjour. Mon père était la seule personne qui réussissait à me donner le sourire. Un vrai. C'est pour ça que j'ai passé le plus clair de mon temps avec lui.
Alors qu'il était encore en train de me battre aux échecs, il me demanda d'aller lui acheter un Coke dans la distributrice. Ce que je fis sans discuter.
J'ai toujours détesté l'hôpital. L'ambiance est si triste qu'aussitôt qu'on y met les pieds, nous en devenons presque malades à notre tour.
Une fois le Coke acheté, je repris mon chemin vers la chambre. Je croisai sur mon chemin une infirmière, les bras débordés de toutes sortes de choses. Elle échappa une boîte de gant, essayant de la rattraper, des capsules de médicaments lui dérobèrent des mains. Je m'empressai de l'aider.
-Oh! Merci ma belle, me dit-elle lorsque je lui rendis les capsules.
Je lui souris et elle échappa une seconde fois les médicaments par terre.
-Vous voulez que je vous aide? proposai-je, polie.
Reconnaissante, elle accepta avec une joie contagieuse. Elle me rendit quelques trucs et je la suivie dans les corridors.
-Ce patient consomme tellement de médicament, c'est fou!
Nous arrivâmes devant une porte.
-Qu'est-ce qu'il lui est arrivé? je demandai.
Elle l'ouvrit après avoir cogné.
J'échappai tout ce que j'avais dans les mains en le voyant.
-Une blessure par balle.
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Chapitre 63! Avez-vous eu peur? ;) Le chapitre est vraiment très court, mais je tenais à réécrire la suite rapidement! Vous aurez les réponses à vos questions bientôt, je sais que ce chapitre laisse sur notre faim (encore xd), je suis désolée! J'aime terminer sur le suspense hihihi, bref, j'espère que vous êtes soulagés. Le nombre de vu augmente à vu d'œil (je ne comprends pas ce qui se passe pour être honnête!) alors merci d'avoir lue encore une fois! xxx
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ALEXIS BLACK
Teen FictionFille d'un célèbre milliardaire, Alexis Black déménage dans la fameuse ville de Beverly Hills. Ses parents l'inscrivent dans une école privée où les gens qui la fréquentent sont tous excessivement riches. Sans le vouloir, elle devient vite le centr...
