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[ Paris - 16 Août 2016 ]

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[ Paris - 16 Août 2016 ]

Après quelques jours passés à la maternité, je retrouve mon domicile, accompagnée de mes bébés. Je suis surprise de voir qu'en si peu de temps, Dani soit parvenu à tout organiser pour que les jumeaux aient une chambre digne de ce nom. C'est magnifique !

— Alors mon cœur, contente d'être rentrée ?

— Oui, ça fait du bien. Où sont les enfants Dani?

— Avec mon père. Ils sont partis au zoo de Thoiry pour la journée, cela va nous permettre de nous installer tranquillement.

— Jean est là ?

— Je lui ai donné sa journée.

Je m'installe dans l'un des deux fauteuils à bascule que Dani a posé dans la nurserie.

— As-tu vu comme ils sont beaux ?

— Et c'est nous qui les avons faits Dani, tu te rends compte ?

— Non pas vraiment, dit-il en riant. Je ne réalise toujours pas et toi ?

— Tu as bien de la chance ! Parce que moi, c'est mon corps qui me fait réaliser que ce sont bien les miens. Et en plus de ça, ils n'arrêtent pas de téter. De vrais gloutons... Comme leur père!

— Sans compter qu'ils me ressemblent beaucoup !

— Excuse-moi, mais physiquement ils sont plus proches de moi. Et puis la couleur de ta peau...

— Qu'est-ce qu'elle a ma peau ?

— Blanche. Blanche comme un cachet d'aspirine !

— Et alors ?

— Et alors mes bébés ont déjà le teint hâlé.

— Tes bébés ? Nos bébés, tu veux dire !

— Oui, nos bébés ont le teint parfait des îles.

— Nelle aurais-tu encore de la fièvre ?

— Comme c'est mesquin de dire cela, on ne contrarie pas une femme qui allaite je te signale.

— Je crois que tu es dingue Jeanelle Perralta, le sais-tu au moins ?

— C'est comme ça lorsqu'on devient une Hemerald. On intègre une famille de zinzins et on devient tout aussi dingue.

— Oh, comme c'est vil ! ne cesse-t-il de crier.

— Jeu, set et match Jeanelle, mon gars ! Tu vois Dani, je suis épuisée c'est vrai, mais pas complètement rouillée.

Nos échanges bruyants réveillent Yelenn qui se met à pleurer.

— Il faut qu'on apprenne à parler moins fort mon cœur.

— Ça c'est sûr, on va devoir réviser certaines habitudes par ici.

Yelenn crie de plus belle.

—  Tu crois qu'elle a encore faim ?

— On dirait bien... Je ne sais pas si je vais pouvoir allaiter longtemps s'ils sont aussi gourmands. Ça n'arrête jamais, j'ai l'impression de ne faire que ça depuis qu'ils sont là.

— En tout cas tu as des seins énormes mon cœur ! commente Daniel en approchant sa main.

— Bas les pattes Dani ! Ton comportement est indécent, dis-je en le repoussant.

— C'est très joli à voir, j'espère qu'ils resteront aussi gros que maintenant.

— Non mais dis donc Dani... Il y a des enfants dans cette pièce, au cas où tu l'aurais oublié ?

Mon mari lâche un rire franc et sonore. J'éprouve un bonheur immense à l'entendre s'esclaffer ainsi. Il n'est pas l'homme le plus démonstratif du monde mais au fil du temps, il se libère de son air glacial. J'adore lorsqu'il rit, ses yeux bleus se plissent et son nez se retrousse. C'est tout à fait sexy !

Je réalise que j'ai peut-être réussi à le rendre heureux et j'en suis fière. Je dois dire qu'à son contact, j'ai beaucoup changé aussi. Grâce à lui, je suis une femme épanouie. Bien sûr parfois il me file des maux de tête mais je n'imagine pas une seconde ma vie sans lui. Je me rends compte de la chance que j'ai et les larmes glissent sans aucun effort de mes yeux :

—  Tu pleures ?

— Oui, mais de bonheur !

— Alors si c'est de bonheur, tu peux pleurer autant que tu voudras.

— Dani ! Pourquoi es-tu comme ça ? C'était un moment romantique là.

— Pauvre de moi, ma femme vit dans un film !

— Mais ma vie est un film romantique chéri. Un beau film d'amour comme on n'en fait plus. Et tu sais quoi Dani ?

— Non, je ne sais pas ?

— C'est grâce à toi.

Il n'y a que la tendresse de son baiser qui me fait reprendre corps avec la réalité. Je suis sur un nuage ! Pendant que j'allaite ma Yelenn, Dani berce Ysaiah qui vient d'ouvrir les yeux.

Est-ce donc ça le bonheur ?

Avec Dani nous échangeons des regards complices. Nous sommes complètement gagas de ces petits êtres qui viennent compléter notre foyer.

— À quoi penses-tu, me demande-t-il ?

— Je pense à nous. Je ne peux pas m'empêcher de repenser à notre histoire.

— Ce fameux vendredi soir...

— Oui. Tous les deux, nous nous sommes tellement attendus, nous avons même failli nous louper... Pour finalement nous retrouver et nous compléter.

— Ah ben voilà que tu deviens poète maintenant.

— Dani, je suis sérieuse !

— Sache que je suis le plus heureux des hommes.

— Jeanelle et Daniel pour la vie ?

— Pour la vie, mon cœur. Pour la vie !

Si nous n'avions pas chacun nos bébés dans les bras, je lui sauterais dessus pour pouvoir l'embrasser et me blottir contre lui.

Je l'aime trop !

Malgré la fatigue extrême, je me sens bien dans mes chaussettes. J'ai un travail qui me passionne, des amis formidables, une superbe famille... Je suis quatre fois maman !

Je ne pourrais pas rêver mieux.

Je suis incapable de dire ce que l'avenir me réserve mais ce que je sais, c'est que ma petite tribu me comble de bonheur. La vie ne m'a pas épargnée, mais à force de volonté et de travail, je m'en suis sortie.

Et comme le dirait si bien mon cher Meyer : La vérité... La vie est belle !

















~ FIN ~

TOUT A COMMENCÉ UN VENDREDI SOIR DE JUILLET [TACUVSDJ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant