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[ Paris – 30 Septembre 2012 ]

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[ Paris – 30 Septembre 2012 ]

13h30 - Les questions tournent dans ma tête sans me laisser de répit. Je pensais réellement que ma décision allait être plus facile à prendre en sachant la vérité mais c'était une bien grande illusion. Je suis perdue !

Oui, encore !

J'ai pensé à appeler Meyer pour lui dire que je sais tout, mais il est certain que si je lui en parle, il mettra presque aussitôt Daniel au courant. Et si seulement, Marianne était moins bavarde... Elle jabote un peu trop à mon goût. Elle ne pourra jamais taire le fait que je le sais.

Finalement, je me suis dit que la seule personne de confiance à qui je pouvais en parler était Jean, le fidèle maître d'hôtel de Daniel. Je l'appelle toujours le maître des secrets car pour le coup, il est d'une discrétion à toute épreuve. Lorsque je travaillais chez Daniel, Jean m'épaulait dans mes tâches. C'est lui qui m'aidait à tenir bon, sa gentillesse et sa bonne humeur m'avaient permis de surmonter les nombreuses sautes d'humeur de notre patron.

— Sois patiente, me disait-il, ce n'est pas un mauvais bougre, tu sais ?

Je n'en étais pas convaincue à l'époque mais aujourd'hui je reconnais que Jean avait raison. Lorsque je l'ai contacté pour lui dire que j'avais besoin de son aide, il n'a pas hésité un seul instant à m'apporter ses lumières. Dès le lendemain, nous nous sommes rencontrés. Il avait prétexté je ne sais quoi auprès de Monsieur pour pouvoir s'absenter à pareille heure.

Je lui ai donc raconté ma rencontre avec Victoire, en restituant l'ensemble de ce qu'elle m'avait avancé. Jean a eu l'amabilité de me confirmer que certaines choses étaient vraies, tout en m'indiquant que sur bien des points, cette espèce de vieille mégère avait complètement travesti la vérité. Je me doutais bien qu'elle devait avoir noirci le tableau, sinon elle ne se serait pas donnée tant de peine !

— Vous savez Nelle, monsieur Daniel est foncièrement honnête. Et si je peux me permettre ça fait un moment qu'il vous a dans son viseur. Dès les premiers instants, il vous a cernée. Vous êtes exactement le genre de femme qui lui plaît.

— C'est tellement compliqué !

— Pas tant que ça ! Si vous l'aimez vraiment tout deviendra plus simple. Mais personne ne peut décider à votre place. Sachez juste que depuis que vous l'avez éconduit, son moral est en berne, alors qu'il allait beaucoup mieux ces derniers temps. Je vous le dis : monsieur Daniel vous aime ma petite Jeanelle. Mais ça, vous le savez déjà !

Nous avons passé un long moment à discuter, notre conversation a été utile et intéressante. À présent, il faut que je me décide vraiment. Daniel a besoin d'entendre ma réponse c'est évident. Je ne vais pas continuer à le faire tourner en rond, il faut que je le voie. Et il faut que je le voie maintenant !

15h00 - J'attache Noam et je grimpe dans la voiture, je suis nerveuse.

— Maman, on va où ?

— Nous allons voir monsieur Daniel.

TOUT A COMMENCÉ UN VENDREDI SOIR DE JUILLET [TACUVSDJ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant