Chapitre 15

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Rappelons un peu ma situation.

Au club, après que Haruka-san m'ait jetée dans l'eau, après que j'aie pu flotter, j'avais tout simplement mis ma vengeance en exécution.

Pour faire court, j'avais poussé Haruka-san dans la piscine pour prendre mes jambes à mon cou juste après.

Nous revoilà donc chez le concerné, assis tout autour de la table. Lui, il était face à moi. J'avais la tête baissée et ne savait donc pas où il regardait.

Tout d'un coup, je me propulsais en avant, tendant la main au garçon aux cheveux corbeau.

-" Désolée je n'aurais pas dû, c'était une vengeance, je n'avais pas réfléchi, c'était une sorte d'impulsion, excuse moi, je ne sais pas ce qui m'avait pris...

Il m'interrompit en prenant ma main tout en murmurant de faibles mots.

- Haru, je ne crois pas qu'on dit ça.. soupira Makoto-san.

Qu'est-ce qu'il avait dit ?

- Je suis.. Désolé."

Makoto-san lui adressa un large sourire.

Bon, je crois que cette affaire est définitivement réglée. Il était temps de rentrer.


Sur ce, les garçons s'en allèrent. Mais non pas sans m'avoir forcée, une fois de plus, à passer la nuit ici.

Et c'est ainsi que Haruka-san et moi restions plantés devant la porte d'entrée, ne sachant comment réagir face à une telle situation.

Et contre toute attente, le propriétaire des lieux fut le premier de nous deux à nous sortir de cette atmosphère pesante.

Non en fait il n'avait fait qu'en rajouter puisque ses seules paroles étaient sous forme d'ordre.

" Suis-moi."

Oui, c'étaient les seuls mots qui avaient franchi ses lèvres. Les seuls mots qui avaient brisé ce silence.

Je n'avais que hoché la tête en réponse.




On se dirigea alors vers l'étage et la même histoire se répéta. La même que celle lors de ma première venue ici.


Dans mon lit, je rêvassais tranquillement.


J'avais réussi à flotter un moment. L'eau.. L'eau ne me détestait pas !

N'importe quoi. C'est toi qui la détestais au début.

Ne me retire pas mon espoir s'il te plaît. J'y tiens beaucoup.

Maintenant, tout ce qu'il me restait à faire c'était de nager. Et me débarrasser de cette peur en même temps ne serait pas de refus.

Bouh, je suis ta peur. Je m'en vais par cette porte là-bas et tu ne me reverras plus jamais !

Sayounara, peur-san. Sois prudente sur le chemin, va retrouver planche-san.

Mes paupières se refermèrent petit à petit. Elles étaient lourdes et je ne pus m'empêcher de les laisser me plonger dans l'obscurité totale.

Il faut croire que j'étais fatiguée..

Le sommeil l'emporta.

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Aujourd'hui, comme on n'avait pas cours l'après-midi, on en profita pour aller au club.

-" Je n'arrive pas à trouver Rei-chan... Je me demande où il a bien pu aller, dit Nagisa-san.

- Il s'est sûrement enfui. Normal, je le comprends, dis-je avec lassitude.

Esprits contrairesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant