-Je t'aime tellement, tu ne comprends pas, je n'arrive pas à vivre sans toi, chaque minutes, chaque heures. C'est comme si tu possédais la moitié de mon coeur. Dès que je suis dans tes bras, je me sens bien. Tu comprends, le reste du temps, je suis comme en attente. Comme si j'allais mourir à force de vivre avec seulement une partie de mon coeur. Et tu reviens, tu me prends dans tes bras et j'arrive à nouveau à respirer. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé dans la vie, j'ai tellement besoin de toi. Tu ne peux pas m'abandonner, tu possèdes mon coeur et même si je ne te l'ai pas donné volontairement, je suis reconnaissante que ce soit toi qui l'ait. Je sais que tu en prendras soins.
- Je te promets. répond-t-il en plaçant une main sur son cœur.
- Stupide Cathy ! crié-je devant mon poste télé, encore en pyjama et une bouteille d'eau fraîche à la main.
Il fait si chaud ! Je passe la bouteille d'eau sur ma nuque, espérant me rafraîchir mais rien n'y fait. Où mon (certes) petit ventilateur a-t-il atterris ? Cathy et James ( son mec) s'embrasse et je fais une moue. Que les couples et les amoureux aillent au diable. Je suis absolument pathétique. Elias est partis depuis une semaine au Portugal et il me manque affreusement. Oui, c'est juste un enfant mais cet enfant exigeait de moi que je porte une tenue correcte et que je me coiffe. Maintenant, je me promène sans arrêt en pyjama où en maillot de bain, les cheveux en chignon qui se voudrait mignon mais qui se révèle raté et évidemment sans maquillage. Ah la vie d'une adulte de vingt-et-un ans tombée amoureuse d'un pervers narcissique n'est pas drôle tous les jours. Quand Antoine avait débarqué chez moi, il y a exactement deux semaines maintenant, j'avais perdue tous mes moyens. C'était comme si mon cerveau avait cessait de fonctionner un temps pour laisser les commandes à mon coeur. Quand je m'étais retourné et que je l'avais trouvé, chez moi, avec les mêmes yeux bleus, le même petit sourire au coins des lèvres et surtout les mêmes conneries. Apprends moi à aimer. Ce jour là, j'ai faillis craquer. J'ai faillis lui ouvrir mes bras et l'embrasser car j'en avais envie, plus que tout. Sentir ses lèvres sur les miennes et pouvoir caresser sa peau du bout des doigts. Ce jour là, je crois qu'il a compris que j'étais prête à craquer. C'est impossible de repousser l'objet de tous vos désirs. Impossible à moins d'une intervention divine. Ce fut à ce moment même qu'Elias, toujours joufflu, toujours avec ses lunettes et son petit air étonné est arrivé. Antoine tourna la tête, incompréhensif. Elias me sauta dans les bras et me montra le nouveau livre que sa mère lui avait acheté la veille.
- Regarde Mélo, c'est un ours qui fait du vélo, et là il va à l'école et du coup, il va rencontrer des tas de personnes ! On doit le lire hein "comme même" !
Je souriais, j'aime quand il parle. J'aime l'entendre parler des histoires. Elias me tenait la main quand il se retourna vers Antoine. Je le vis froncé les yeux puis les ouvrir, émerveillés.
- Antoine Griezmann ? s'écria-t-il.
Il eut un moment d'arrêt et se pinça puis lâcha ma main pour s'approcher un peu plus d'Antoine, comme pour se prouver que ce n'était pas une copie du joueur.
- Oui, euh...c'est bien moi. répondit Antoine en s'agenouillant face au petit garçon.
- Alors ça c'est géant. Mon grand frère veut tout faire comme toi.
Alors que je ne pouvais m'empêcher de sourire en voyant Elias s'émerveiller, je ressentis soudain une pointe de jalousie. Antoine m'avait volé ma fierté et une partie de moi, voilà qu'il s'attaquait à Elias, mon seul ami.
Je partis dans la cuisine préparer le chocolat d'Elias, quand il me vit arriver, il tapa dans ses mains puis se tourna vers Antoine ( maintenant assis à côté de la table.).
- Mélo me fait des chocolats hyper bon ! Elle t'en a déjà fait ?
Je rougissais, j'avais envie de dire à Elias de se taire mais il n'avait rien fait de mal au fond.
- Ah non, je n'ai pas encore eu la chance d'en goûter un. Peut-être bientôt ?
La questions n'était pas adressé à mon voisin mais à moi. Je baissais les yeux et tapai vivement dans mes mains.
- Bon Elias, et si on remettais la lecture à demain. Je suis désolé mon chéri mais là je suis un peu occupé. Tu peux emmené le chocolat et tu peux même garder la tasse. Demain tu pourras rester une heure de plus !
Je vis Elias réfléchir, il n'avait pas encore exactement la notion du temps qui passe mais il lança un regard désapprobateur à Antoine, comme si il lui avait soudainement gâché sa matinée. Ce regard s'adoucit aussitôt, il sauta dans les bras de l'attaquant et partit en oubliant presque de me dire au revoir.
Antoine souriait, un sourire réellement sincère.
- Il est adorable. commença-t-il en se levant de sa chaise, les mains dans les poches. Alors comme ça ton meilleur ami est âgé de sept ans ?
Je voulais le frapper.
Il se rattrapa :
- Excuse moi... Je voulais pas commencer comme ça. Je suis désolé pour ce que t'a fait Maël.
- T'a pas à t'excuser c'est pas toi. répondis-je doucement en essayant d'éviter de repenser à ce moment.
- Si je t'avais gardé près de moi, rien de tout ça ne serais arrivé. Rien de tout ce qu'il s'est passé.
Il avait raison. Si il était venu vers moi, je n'aurais pas été droguée. Et il n'aurait pas couché avec Lisa.
- Mélodie...
- Comment t'as pu ? demandai-je soudain.
J'avais beaucoup passé ma colère sur Lisa. Mais au fond, elle n'étais pas fautive. D'un seul coup, je me demandais enfin comment Antoine avait pu. Et soudain, je me sentais de lui poser la question.
- Comment t'as pu coucher avec ma meilleure amie, sachant que je dormais dans la chambre d'a coté et sachant ce que tu m'as dit à ton arrivée. Que t'avais besoins de moi ? Mais je suis quoi pour toi Antoine ? T'as besoin de moi pour te rendre spécial ? T'as besoin de moi pour ça ? Tu veux juste me baiser ? Je suis quoi ?
Les larmes me montaient progressivement. Je mourrais d'envie de l'attraper et de l'embrasser. Quelle ironie lorsqu'on est censé détester quelqu'un. On dit souvent qu'il n'y a qu'un pas entre la haine et l'amour, j'ai toujours cru qu'il s'agissait d'un proverbe à la con, comme ceux qu'on emploie petits. Pour une fois je le regardais droit dans les yeux, dieu qu'il était beau ce jour là. Plus beau que toutes les autres fois. Plus beau que sur les photos et plus beau que ce que je pensais. Pour une fois, les larmes ne coulèrent pas. Pour une fois je lui avais coupé la parole. Il me regardait, incapable de répondre. Deux bonnes minutes passèrent. Ce fut long. On se fixait et rien n'y personne ne pouvait détruire ce qu'il venait de se passer entre nous. Nous venions de nous créer une histoire, sans s'en rendre compte nous commencions enfin à nous rejoindre. Il ne répondait pas et je soupirais en passant une main sur mon visage. Je suis stupide.
- Je veux que tu partes, et que tu m'oublies. Que tu trouves quelqu'un d'autre pour te rendre spécial et que tu réfléchisses à ce que j'étais pour toi. Quand tu auras la réponse, tu pourras passer, mais n'attends plus jamais quelque chose de moi en retour.
♦
une semaine plus tard.
J'avais jugé urgent que je sorte. Il fallait absolument que je retrouve une vie sociale. Même Elias s'était fait des amis ! Alors j'étais sortis un soir avec quelques amis avec qui je ne suis pas très proche mais dont j'apprécie toujours la compagnie. Nous étions cinq. Olivia m'avait appelée le jour où j'avais traînée toutes la journée en regardant des énièmes épisodes de Friends en me rappelant que ma vie était merdique. Je l'a connais depuis le lycée et elle était ma voisine quand j'habitais chez mes parents. Olivia m'a invité à venir avec elle, Hugo et trois autres amis à elle en boite de nuit. Je ne sais pas si Olivia sait que Lisa et Maël ne font plus partis de mes amis. Elle ne les a jamais aimé. J'ai tout d'abord prétendu une migraine. Pourquoi sortirais-je avec des gens, je suis très bien toute seule. Mais plus tard dans la journée, j'ai croisé mon reflet dans le miroir du salon. J'avais besoin de sortir ! Je rappelais Olivia pour lui confirmer ma présence. Je filai dans la douche, pris mes plus beaux vêtements et me maquillai enfin après une grande période d'abstinence. Qu'est-ce que ça fait comme bien de se sentir belle pour une fois. Alors que j'arrangeais une nouvelle fois mes cheveux, Olivia avait sonné comme une folle sur mon interphone.
Hugo avait été mon premier amour. Nous étions au lycée et nous pensions rester ensemble toute notre vie mais quand est-ce que les étudiants comprendront que les amours de jeunesse ne sont pas faits pour durer. Néanmoins Hugo et moi étions restés amis, je ne pouvais pas lui en vouloir, nous nous étions séparés à notre rentrée de Terminale. Nous étions si jeune. Je ne me souviens plus exactement la raison de notre rupture, sûrement le besoin de nouveauté. Je rencontrai aussi les amis d'Olivia. Gaëlle, une jolie rousse très grande et fiancée à Hugo. Je ne pus m'empêcher de ressentir un pincement au coeur, je ne ressentais rien qui ressemble à de l'amour ( si ce n'est un amour de jeunesse.) pour Hugo mais j'enviais cette fille d'être tombée sur lui. Il est si bon, si sain. Totalement différent d'Antoine. Loïc est le colocataire d'Olivia. Cent pour cent gay. Je l'avais déjà rencontré lors d'autre soirées et avec lui, on ne pouvait que rire. Enfin, le dernier garçon se prénomme Julien. Il est barman au club où nous sommes allés et nous l'avions rejoins là-bas. Toute la soirée, je n'ai fait que lui parler. C'était bon de pouvoir parler sainement avec un homme, sans pour autant le désirer ou faire des dialogues de sourd.
C'est pour cela que Julien se trouve assis sur mon canapé, un verre de rosé à la main, en chemise blanche et pantalon noir ( il revient de son boulot.), qui rie en me voyant sortant mes lasagnes cramé. C'est notre deuxième rendez-vous en une semaine. Rien de réellement officiel mais ça compte pour moi. Julien est tout ce que j'ai toujours attendu chez un homme. Il est mature, souriant et affreusement gentil. Julien est tout mais il n'est pas Antoine. A chaque fois que je me trouve devant Julien, à lui sourire et à lui parler, une partie de moi pense à Antoine. Pourquoi Julien n'est pas Antoine ? Pourquoi Antoine n'est pas Julien.
- Tu es une fille spéciale Mélodie. me dit soudain Julien alors que je lui sers de la purée en boite.
J'ai envie de lui dire de ne pas utiliser ce mot, qu'il est toxique maintenant.
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good job // griezmann
FanficEt ces trois mots ne viennent jamais facilement. Parce que tu es bien plus qu'ils ne le seraient
