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Yoongi marchait avec entrain dans les couloirs de la Bright intertainment qui lui étaient désormais plus que familier. Un mois s'était écoulé depuis sa réconciliation avec Taehyung et tout se passait à merveille. L'ambiance était devenue chaleureuse et studieuse, les filles commençaient doucement à stresser, sentant le jour J se rapprocher à grand pas.

Entre le danseur et lui, tout s'était arrangé, ils étaient maintenant très complice et adoraient faire tourner leurs cadettes en bourrique, juste pour le plaisir de les voir se venger. Le seul point noir dans ce mois parfait était le soudain effacement de Jimin, qui lui envoyait de moins en moins de messages et qui ne daignait plus répondre aux siens. Cela devait faire au moins trois semaines qu'ils ne s'étaient pas vue. Pas que cela empêche Yoongi de vivre, il s'inquiétait juste de cette soudaine disparition, si ça se trouvait, le mannequin en avait juste eut assez de lui.

Pour en revenir au présent, il allait aujourd'hui superviser la fin de l'enregistrement d'une petite chanson que les Simply Mad avaient elles-mêmes composé. Bien que concrètement, il n'est rien à faire dans le studio d'enregistrement, sa présence était devenue normale, voir indispensable. Il était un soutient sans faille pour elles en leur apportant son aide dans de nombreux domaines. Il était pratiquement né dans un studio d'enregistrement, son père étant ingénieur son. Il avait passé de longues heures dans ce petit espace clos à le regarder faire, des étoiles pleins les yeux.

Sifflotant un air joyeux, il avançait d'un pas guilleret vers la salle, s'arrêtant pour saluer quelques connaissances. C'est au détour d'un couloir qu'une haute stature attira son attention. Il ralentit instinctivement, cherchant dans sa mémoire en quoi cette silhouette lui semblait familier. L'inconnu marchait dans sa direction, élégamment habillé d'un costume gris, une longue écharpe de soie protégeait son cou, ses mains recouvertes de jolies gants qui dévoilaient de longs doigts fins.

Leur route allait immanquablement se croiser et Yoongi plissa des yeux, cherchant plus de détails l'informant sur l'identité de cet homme. Son regard glissa sur son corps caché par les vêtements de luxe, remonta sur un cou gracile pour venir se poser sur un menton volontaire, en dessous duquel reposait deux lèvres pulpeuses. Il lui suffit d'un coup d'œil pour capter un nez droit et fin pour finalement se perdre dans des yeux noirs profond.

Pourtant, bien loin de lui inspirer un quelconque sentiment heureux, ses iris firent resurgir un volé de souvenirs, faisant lentement monter la rage en lui. Ses poings se serrèrent et sa mâchoire se contracta. Sa lèvre fut violemment mordue dans l'espoir de se retenir. Cet homme fessait toujours ressortir le pire qu'il avait en lui. Il voulait le frapper, le battre jusqu'à ce qu'il implore pardon. Voir son masque se fissurer. Froisser son costume débile et le tacher de son propre sang. Le voir trembler de peur devant lui, son visage parfait couvert de blessures. Se sentir au-dessus de cette merde. Lui faire payer pour tout ce qu'il avait déjà fait.


⁃ Qu'est ce que tu fout là ? L'agressa le parolier quand il ne fut plus qu'à quelques pas de lui.

⁃Je fais mon travail comme toi il me semble déclara l'inconnu d'une voix froide et calme, contrastant avec la rage qui pulsait dans les yeux de l'homme aux cheveux bleu.  

  - Tu es là pour les Simply Mad c'est ça ? Je te jure que si tu oses poser de serait-ce qu'un doigt sur elle....

⁃Arrête de te faire du mal l'interrompit l'autre homme, toujours aussi calme. Car tu ne vas rien faire du tout Min Yoongi, j'exécute simplement les ordres, et tu n'as pas ton mot à dire. Tu n'as jamais eu ton mot à dire, on t'en a juste donné l'impression. Tu ne contrôles rien ici, pas plus que les fois précédentes.

⁃Ne me parle pas comme ça ! Tu n'as pas le droit d'être ici ! Je te jure que...

⁃Yoongi s'il te plaît ne rend pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà. Tu ne vas pas me faire le coup à chaque fois non plus, c'est mon travail, je n'y peux rien, ce n'est pas ma faute si les gens font appel à moi. Le ton n'était plus froid, simplement lassé et un brin moralisateur. Comme s'il s'adressait à un enfant particulièrement têtu.

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