Lundi 12 Mai 2014
9h15
PDV Emrys
Ça fait déjà une demi-heure que Louka et moi attendons que quelqu'un vienne prendre sa plainte. On est assis dans un couloir et on patiente. Ce qui est fort difficile pour Lou qui semble totalement intimidé et angoissé dans ces lieux. Finalement une femme vient enfin vers nous. Nous la suivons alors et on se retrouve dans un bureau. La femme se place derrière celui-ci, devant son écran et nous prenons tout deux places de l'autre côté du meuble. D'une voix douce et rassurante, elle commence gentiment à parler à Lou lui demandant, son nom et prénom, son âge, son adresse, puis nous entrons dans le vif du sujet.
- Vous êtes ici pour déposer plainte contre votre compagnon pour violences conjugales. Pour cela je vais devoir récolter le maximum d'information sur votre situation. Pouvez vous me dire depuis quand les sévices ont commencé?
- Ça va aller, Lou, je suis là...dis-je lui passant doucement la main dans le dos. - Tu fais le plus dur, courage.
- Trois ans. Ça à commencé peu après notre installation ensemble. Au début ce n'était que des mots, il me dénigrait, sur mon physique..." Tu pourrais faire un effort pour t'améliorer, la seule chose qui te fait ressembler à un mec, c'est ta queue, pas un poil de barbe, pas de muscle, t'es à peine baisable" puis sur tout en règle générale, ma cuisine " C'est dégueulasse, même la bouffe pour chien c'est meilleur", l'entretien de la maison " Tu dis que t'as fais le ménage, on se croirait dans une porcherie, tu sait vraiment rien faire"
- Que s'est-il passé ensuite?
- J'avais beau tout faire pour le satisfaire, je n'y arrivais pas. Ça le mettait dans une colère terrible et un jour, il m'a giflé. J'avais passé en machine une de ses vestes de costume, hors de prix et elle à rétréci...en plus de déteindre sur les autres vêtements. Il à hurlé me disant que j'étais un incapable, que je ne savais même pas lire une étiquette sur un textile, puis la claque est partie. Après ça, aussi que vite sa colère était monté, elle est redescendue. Il s'est confondu en excuse, m'a dit que ça lui avait échapper parce-que sa veste lui avait coûté très cher et qu'il y tenait beaucoup. Il s'est montré doux et adorable par la suite...jusqu'au jour ou ça a recommencé.
- Sa violence s'est accentué?
- Oui...des coups de pieds, des coups de poing... il n'épargnait que mon visage...sauf une fois ou notre journée de travail ne s'était pas passé comme il l'entendait...on travaillait ensemble dans une agence immobilière et il avait pas réussi a vendre, une villa somptueuse. Il était en colère et j'étais son défouloir...
- Vous avez fait des séjours à l'hôpital suite a des blessures?
- Une fois, il m'a brisé le poignet...c'est la seule fois ou il m'y a emmené. L'hopital ****
- Très bien. Maintenant on va parler de ce qui s'est passé à votre domicile samedi dernier, mes collègues ont déjà questionné votre ami après les faits, mais votre déposition est importante. Que s'est-il passé ce jour là?
- Lorsque j'ai ouvert les yeux, je l'ai découvert debout devant le lit. A son regard j'ai su qu'il était furieux. J'ai compris pourquoi lorsqu'il à jeté un téléphone sur le matelas. C'était un mobile que j'avais caché dans les cabinet de notre lieu de travail. Avec j'appelais un centre d'écoute. Il s'est douté que j'avais parlé...et il m'a frappé. Un coup de poing dans le ventre et je me suis retrouvé au sol. Il m'a cogné encore et encore. J'avais mal partout, mon nez saignait, j'arrivais plus à me lever. Il m'a agrippé les cheveux et m'a forcé à me mettre à genou...
Louka baisse le regard vers le sol et poursuit la gorge serré
- Il avait...ses vêtements baissés et il m'a ordonné de...de lui faire...une fellation.
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HEMATOMES
RomanceDu haut de ses 24 ans, Emrys à presque tout pour être heureux. Des parents aimants , un appart qu'il partage avec sa coloc Jeanne qu'il adore, et un boulot qui lui plait. La seule chose qui manque à sa vie, c'est un petit-ami. Et ça, sa colocatair...
