Je sens tout un Monde construit de ma main s'envoler. Caleb est l'unique personne à qui j'ai pue me rattacher après la mort de mes parents, il est mon tout. Je lui ai fournie tout mon amour, ma joie, ma tristesse ou même mon éducation. J'ai fait de mon mieux, je voulais qu'il se sente bien, malgré l'univers dans lequel on vit.
C'est comme si j'avais reçue un coup de poignard tandis que j'ai le dos tourné, c'est une trahison pour moi. Mon frère. Je n'ai pas sue assez veiller sur lui pour ne pas qu'il attrape ce putain de virus. Et voilà qu'il se retrouve avec de la fièvre : le premier syndrome de la maladie contagieuse qui a tuée plus de la moitié de la population. La maladie qui a assassinée mes parents.
Je caches ma tête dans mes mains, pour cacher mes larmes qui commencent à dévaler le long de mes joues. Paul s'avance vers moi doucement, et enroule ses bras chauds autour de ma nuque. Je me laisse faire, il m'apaise dans mon chagrin. Le seul fait d'être entourée d'une présence masculine autre qu'un gamin est une pensée réconfortante, donc je n'ai pas l'habitude.
Il murmure des paroles calmes, et je retrouve mon souffle peu à peu. Avez- vous déjà connu cette sensation de couler, sans que personne ne vous lance de bouée ? Je suis dans ce cas. Paul est évidemment présent, mais c'est comme s'il me regardait m'enfoncer dans l'eau. Il ne peut rien faire pour moi.
"- Jane, ton frère est simplement malade... Il se peut que ce soit passager. "
Je le regarde, les yeux remplis de larmes. Simplement cette phrase, me donne une vague d'espoir.
"- Pour l'instant, on doit paraître forts. Tu as toujours été son pillier, tu penses qu'il réagira comment si il te vois pleurer lamentablement sur son cas ? Rigoler ?
- Tu as raison, dis-je en chuchotant et hoquetant à cause de mes pleurs insupportables.
- Viens, on va aller le voir, me répond t'il en me prenant la main. "
Peu habituée, je la retire immédiatement. Il me regarde droit dans les yeux, comme s'il voulait fouiller pour trouver des informations sur mes sentiments à cet instant précis. Mon sentiment ? Je chute. De haut.
Je soutiens son regard, et il finit par céder. Je ne pourrai jamais perdre à ce petit jeu, j'ai passée tellement de parties avec le noir, lorsque je surveillais durant la nuit les alentours.
Je m'avance lentement à cause de ma blessure que j'ai d'ailleurs recouverte de feuilles ejusqu'à la petite pièce en bois où repose mon frère. Je le retrouve dans un petit matelas troué, en train d'essayer de déchiffrer une petite BD cramée. Il lève les yeux vers moi, et les reposent sur son bouquin. Je m'accroupis cntre lui, et lui caresse doucement la joue.
"- Coucou mon ange, je lui murmure.
- Jane, j'ai mal à la tête. Le monsieur avait l'air inquiet. "
Je réfléchis longuement à ses paroles. Je ne sais pas s'il est au courant qu'il a de la fièvre, et comment il risque de réagir.
"- Mon chéri... Tu as une petite maladie passagère. Tout va bien se passer, et on pourra repartir, je finis par lui dire.
- Avec le gentil monsieur ?
- Non, Caleb. On doit se séparer de nos rencontres, d'accords ? Ne lui fais jamais confiance, tu as bien compris ? Dis-je en retrouvant un air sérieux.
- Oui, répond t'il en un murmure. "
Je lui embrasse le front, et retiens mes larmes de couler. J'aime mon frère, je ne veux pas qu'il meure. Sans lui, je serai perdue. Sans lui... Je serai l'écrivain sans encre. Tellement de métaphores sont en moi pour exprimer ce que je ressens à cet instant précis. Je sens une main sur mon épaule et me retourne brusquement, pour retrouver Paul derrière moi, avec un air compatissant.
"- T'as pas à bouffer ? Je lui demande, dégoûtée de sa pitié. "
Il ne répond rien, et sors. Confuse, j'attends quelques secondes, pour le voir revenir avec plusieurs boîtes de conserves de maïs. Mon regard s'illumine en les voyant. Ça fait tellement longtemps que je n'en ai pas mangée.
"- T'as trouvé ça où ? Je le questionne, curieuse.
- Il y en a un peu partout, répond t'il mal à l'aise.
- Tu n'as pas l'air sûr de toi.
- J'en suis très sur, même. "
J'hoches doucement la tête et prends une boite, sur laquelle un petit écriteau est écrit : Nourriture de Yann Vongue.
"- Tu les a volé ? Je m'exclame presque. "
Il ne répond rien, dos à moi. Je trouve ça ignoble de voler de la nourriture à une autre personne, dans la même situation que nous.
"- Tu ne me répond pas ? Autant me dire que tu as tué la victime et que tu l'as tuée ? "
Il se retourne lentement, le visage rempli de culpabilité. La vérité se trouve sous mes yeux.
"- Tu l'as tuée ?? Je hurles d'une voix brisée.
- Jane... C'était un type fou... Vieux... Il est même allé jusqu'à noter que la bouffe lui appartenait... C'était un fragile. "
Il a à peine le temps de finir sa phrase qu'il se reçoit un coup de poing dans le visage. Il recule, la tête entre ses mains, et je prends nos sacs, à Caleb et à moi. Je vais en boitillant dans la chambre ou se trouve Caleb et le fait lever.
"- Viens, on part.
- Mais pourquoi ? Me demande t'il d'une voix enfantine.
- Par ce que. "
Je ne sais pas pourquoi j'admets autant d'importance à cette situation, mais tout d'un coup, ça me dégoûte. De vivre. De manger. De boire. De tuer. De survivre.
Le type que Paul a tué avait besoin d'une aide, non pas d'un meurtrier. Paul me rattrape et commence à s'exclamer :
"- Jane ! Reviens, s'il te plaît !
- Non ! Tu vas nous tuer comme tu l'as fait avec ce vieux ? Ou pire ? Tu sais quoi, je m'en fous, on se casse d'ici Caleb. "
Paul s'arrête, immobile, comme rongé de regret. Et je pars, mon petit frère dans la main, sans me retourner. Mais je distinct les dernières paroles de Paul :
"- J'ai le remède du virus, Jane. "
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Fuck.
Science FictionOn est en 2135. Je sais ce que vous me direz : " Est-ce qu'il y a des voitures volantes ? Le Monde est-il dominé par les robots ?". Désolé de vous décevoir, mais non. C'est un peu plus grave que ça.
