🌟CHAPITRE 15🌟

30 4 2
                                        

NDA : Hello, déso pour le retard, je vous conseille de relire l'ancien chapitre pour vous souvenir de ce qu'il se passe :) bonne lecture ^^

Je restes totalement choquée par la nouvelle.

"- Je... C'est votre fils ?, dis-je avec une soudaine envie de vomir.

- Oui. Comment était-il ?, me murmure t'il.

- Les cheveux totalement arrachés. Du sang sortait de ses oreilles, et des blessures sur son corps. Des ématomes sur les jambes. Il semblait épuisé de la mort, chuchote Dylan, avec des larmes dans les yeux. "

L'homme tousse et se détourne de nous, pour nous faire dos. Ça se voit clairement qu'il évite notre regard. Car le regard peut être la clef de la vérité, ou celle du mensonge. Il suffit souvent de regarder une personne dans les yeux pour savoir si elle est sincère. Je sens qu'il y est pour quelque chose, et qu'il se sent atrocement coupable.

"- Vous savez pourquoi il est mort ?, dis-je froidement.

- Oui. Je vais vous expliquer. Hum... Je ne sais pas par où commencer. Il y a environ deux ans, nous avons découvert que les Traqueurs mettaient des caméras un peu partout. Vous ne vous êtes jamais demandé comment ils faisaient pour vous trouver dans chacune de vos cachettes ?"


Je suis interloquée. Des caméras ? C'est une mauvaise blague ? Mais c'est vrai que je me suis toujours posée la même question : Comment faisaient t'ils pour nous dénicher dans les endroits les plus improbables ? Pour Caleb et moi, ça n'a jamais été un réel souci : nous changions d'abri de jours en jours.


"- Nous en avons trouvés dans la forêt que vous avez traversée. Des petites, introuvables, dans le feuillage des buissons et des arbres. Elles ont malheureusement un léger dysfonctionnement, qui nous ont permis de les trouver. Elles murmurent. Et ne racontent pas des sottises. Elles enregistrent les discussions des Traqueurs, et les chuchotent très doucement. Ce devait surement être une erreur de fabrication, nous pensions, et c'était enfin le moment pour pouvoir prendre le dessus.

- Et si ce n'était pas une erreur, demande Paul durement. Et si c'était un piège ?

- Nous y avons égalemment pensé. Mais pourquoi ne pas pendre le risque ? Et si nous rations une opportunité ? "

Il marque un point.

"- Continuez, demande doucement Dylan.

- Après cette découverte, nous avons construit une petite merveille technologique, qu'on enfonce dans l'oreille, et qui nous permet d'entendre une mouche voler, ou même un chuchotement à cent mètres. Un réel bijou, qui nous a mit un an et demie à construire.

- Et vous avez pu comprendre ce que les Traqueurs disaient ?, questionne avidement Caleb, à ma plus grande surprise.

-Non;dit tristement l'homme.

-Et le rapport avec votre fils ?

- Eh bien... Il y a deux jours, nous avons décidés de profiter de nos création, et qu'une personne aille la tester dans la forêt la nuit, pour entendre les paroles des caméras sans qu'elles puissent la repérer.

- Et c'était votre enfant, je présume.

- En effet. Il s'est porté volontaire ; vous ne pouvez pas savoir comme j'étais ire que ce soit mon fils qui l'essaie. Mais ce qu'on avait pas compris, c'est que le volume que nous avons installé sur l'appareil étai fort. Beaucoup trop fort. Nous ne le savions pas. Nous avons enfoncé l'objet dans le plein centre de son oreille, exactement ici, dit-il en pointant l'intérieur de mon oreille. Nous avions un gadget pour nous permettre de l'entendre, pour qu'il puisse nous retransmettre les chuchotement en direct avec sa propre voix. On pouvait donc l'entendre, mais lui non.

- Je crains le pire, murmure Dylan.

- La nuit d'après, il est parti. Il a marché pendant plusieurs heures, et est enfin arrivé dans cette foutue forêt. Et il a entendu les chuchotement des caméras. Il les entendait même très bien, comme si quelqu'un lui criait à longueur de temps dans les tympans. Il essayait de comprendre ce que les caméras gelaient, mais au bout d'une heure, le pauvre est devenu hystérique. Il a commencé à crier à son tour, et surement à courir. Il n'en pouvait plus. Il a tenté de revenir à la maison, chez nous. Mais... Il n'a pas réussi à trouver son chemin. Il s'était perdu, avec des hurlements collés dans son oreille, et il ne devait surement pas arriver à enlever ce satané truc. Nous l'entendions, vous savez. Il gelait comme si on l'égorgeait. Toute la nuit. C'était un affreux spectacle auditif, comme ça me faisait mal d'entendre mon fils dans cet état. Il était devenu fou, à force d'entendre sans cesse dans ses oreilles une discussion criée. Plusieurs heures plus tard... On ne l'entendait plus.

- Car il était mort..., je murmure.


________________________________________________________________________________

Hola ! Désolé pour ce little retard, mais j'étais occupée et j'avais aucune inspiration ^^ Affreux chapitre, non ? Il est assez court, pour que vous puisiez le digérer...Bref, bonne journées, bisous :)

PopiWorld

Fuck.Des histoires addictives. Découvrez maintenant