Mary,
J'ai retrouvée une photo de nous hier soir. Une photo que l'on avait prise quelques semaines avant que tu fasses ... ça. Nous l'avions prise pour ton anniversaire, je tenais absolument à encadrer une photo de nous deux, à avoir un souvenir de nous deux, j'ai bien fait car c'est désormais la seule chose qu'il me reste de toi, excepté le collier que tu m'avais offert à mon anniversaire. Je le porte tout les jours, lorsque je suis nerveuse, je joue avec, ça me calme car j'ai l'impression que tu es avec moi et que tu me chuchotes à l'oreille que tout va bien, tout ira bien. Ton sourire était si beau sur cette photo que j'ai encore du mal à me dire que tu n'es plus là, que tu étais malheureuse, que ce sourire était peut-être faux.
Les fleurs sont encore là, elles sont toujours aussi belle que toi, malgré cela, le vent souffle et les pétales s'envolent avec, comme si toi, tu perdais des fragments de vie. D'un certain point de vue c'est beau, poétique, mais c'est tellement triste.
Oh, j'oubliais, ton indice du jour, ou du soir, appelles le comme tu veux, c'est : le sol est en béton et est fissuré à plusieurs endroits. Oui une nouvelle fois, c'est vague, mais je n'ai vraiment pas envie que tu devine maintenant où je me situe si tu ne l'as pas déjà deviné. Cela ne fait que trois jour que j'écris dans ce journal et j'ai déjà l'impression de me répéter, c'est pénible. Pourtant j'ai tellement de chose que j'aimerais te dire, tellement de sujet dont j'aimerais te parler mais qui me sont trop difficile à aborder sans me faire pleurer. Et oui je n'ai toujours pas changé, toujours aussi sensible, ou "pleurnicheuse" comme tu aimais m'appeler.
Donc... Hier je t'ai dit que je n'allais plus au lycée, aujourd'hui je pense que je vais te parler de ta maman. C'est dur de la voir comme ça, elle semble autant abattue, affligée que toi quand tu as débarqué dans notre lycée avec ton visage si triste. Elle, contrairement à moi, a prit du poids. Elle ne fait que manger, j'ai du mal à comprendre comment elle fait pour trouver l'appétit dans ces circonstances. Tu lui ressemblais tellement que c'est difficile de supporter son regard lorsqu'il se pose sur moi sans avoir les larmes aux yeux, je suppose que ce doit être aussi difficile pour elle de voir son reflet sans voir le tien. Elle a fait une tentative elle aussi, sauf qu'elle, elle n'a pas réussit. Tu veux savoir où en est ton père ? Il joue un rôle, il fait le fort et lorsqu'il veut pleurer il part aux toilettes se cacher, il prétend une envie pressante. Il ne veut plus entendre ton prénom, encore trop douloureux pour nous, tes proches, alors à la maison personne ne parle de toi. Chez moi, c'est différent, ma mère essaie de jouer la psychologue et tente de me consoler, ton prénom est trop présent ici. Dès que je ne souris pas, directement c'est "de la faute de Mary". Mon père s'en fiche je crois. Ta petite sœur.. Je pense que c'est la personne la plus difficile à regarder, c'est toi mais avec quelques centimètres en moins, bien-sûr elle a grandit depuis, elle a toujours la tête baissée, les yeux embués de larmes, je n'ai plus vu un seul sourire orner son visage. Elle est comme toi, un soleil éteint. D'ailleurs elle passe en cinquième, ses professeurs sont si contents de ses notes. Elle travaille tout le temps désormais, je suppose que c'est pour t'oublier un peu, moi je n'y arrive pas. Dès que j'essaie de travailler je pense à toi et à tout ces moments passés ensemble sur des exercices qu'on ne comprenait pas, à tout ces rires. C'est tellement dur.
Je crois que je commence à pleurer, je vais arrêter d'écrire je n'ai pas envie de faire couler l'encre avec mes larmes qui tombent sur la page.
Je te glisse la photo dont je te parlais entre les pages d'hier et celles d'aujourd'hui.
Es-tu heureuse là où tu es ?
Tyler.
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23h34
Teen Fiction"Chère Mary, Cela fait désormais un an, c'est long sans toi. J'ai essayé un bon nombre de fois de te remplacer, et j'en suis désolée. Mais c'est peine perdue, tu es irremplaçable, tu étais l'amie avec un grand A comme dirait Anne Frank, et tu l'es t...