Chapitre 15

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PDV Cameron

Aujourd'hui, je repars en France. J'ai décidé de partir pour échapper à Bryan, me faire oublier un peu. Je sais qu'il surveille les aéroports donc j'ai été demandé un faux passeport à Dwayne.

Je suis à l'aéroport j'ai qu'une petite valise, je suis habillé tout en noir avec ma capuche sur la tête. J'évite les caméras de surveillance, je passe les portiques et m'installe sur un siège de la salle d'embarquement pour attendre mon vol.

Je mets mon casque sur mes oreilles et écoute de vieux rap français, ça me rappelle mon adolescence. Entre deux sons, j'entends qu'on appelle les passagers de mon vol. Je me présente donc à la porte d'embarquement puis rentres dans l'avion.

***

Il est 13 heures et je viens d'arriver sur Paris. Je prends un taxi et me dirige vers mon hôtel, le Ritz sur la Place Vendôme. Je dépose mes affaires et me pose sur le lit mais c'était pas prévu que je m'endorme.

Quand je me réveil, il est 23 heures et j'ai super faim. je sors donc pour trouver un kebab, je marche au moins 30 minutes avant d'en trouver un. Je commande puis mange tranquillement.

Je ressors du petit restaurant, il est plus de minuit, il fait nuit noire et je n'ai pas envie de rentrer à l'hôtel. Je pars donc me promener sur les quais de Seine, je me promène vers le Louvre puis je vais sur le pont des arts, je m'assois sur la rambarde, les jambes dans le vide.

J'observe la vie de Paris de nuit, j'entends des sirènes, des rires, des cris. Je me sens bien, j'ai l'impression que mes problèmes se sont envolés.

J'ai l'impression de revivre. Ça me fait le plus grand bien d'être loin des États-Unis, loin de Bryan. Ce poids qui était sur mes épaules c'est envolé.

Et pourtant au fond de moi je me sens toujours seule et profondément triste.

Je regarde l'eau, elle me donne envie.

Parfois je me demande comment j'arrive encore à vivre. Pourtant, j'adore la vie que je mène, c'est une vie dangereuse mais j'adore ça.

Après ce que j'ai vécu je devrais avoir horreur de la violence et de tout ce qui va avec. Pourtant, moi j'en redemande, comme si j'en avais jamais eu assez, comme si je n'étais pas assez détruite, comme si la violence me tenait en vie.

Le monde est fait de bien et de mal alors quand le mal rempli ton âme, tu ne tu t'en sors pas.

En tout cas moi, je ne veux pas m'en sortir, je suis bien avec le mal, je ne cache pas ma part d'ombre comme la plupart des gens dans ce monde. Mon âme est noire depuis que j'ai 10 ans et ça ne changera pas, même avec tous les efforts du monde.

L'eau me paraît plus si intéressante alors je me décide à bouger. Je commence à marcher quand on m'interpelle:

- Hey ! Mademoiselle ?

Je n'y prête pas attention et continue d'avancer mais il m'interpelle encore une fois.

- Mademoiselle c'est dangereux de trainer ici la nuit toute seule. Dit-il en posant sa main sur mon épaule.

J'attrape sa main, lui fait une clé de bras et une béquille. Il se retrouve à terre sur le ventre, je pose mon genoux entre ses omoplates pour le maintenir. Je tiens toujours sa main puis lui dis:

- Je m'inquiète pas trop pour ça.

- Ok ok.... tu ..... tu peux me lâcher s'te plait?

Je le relâche et m'écarte un peu de lui quand il recommence à parler:

Too badOù les histoires vivent. Découvrez maintenant