Est-ce une rencontre heureuse ? Vont-ils se reconnaître ? se plaire ? s'aimer ? Rien n'est moins sûr... Bonne lecture !
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[Aomine]
Un sentiment que je croyais quitter me rattrapa tout d'un coup ; j'avais peur : pas qu'il ne soit pas là, peur de ne pas le reconnaître.
Je pris mon sac sur une épaule et soufflai un grand coup. Le surveillant posa une main sur une de mes épaules en m'invitant à sortir. Je lui souris légèrement et il remarqua que j'étais fatigué, puis que je me remettrai bien vite. Je lui promis de venir le voir de temps en temps. Puis il me poussa, dehors.
J'avais fermé les yeux pour sentir le souffle du vent faire frémir ma peau tannée. Le soleil m'éboulis. Libre.
Je fis quelques pas, et la rue m'apparut. Une jeune femme pleura à ma vue et se jeta dans mes bras. Je la serrai fortement, laissant ses larmes couler le long de ses joues et s'échouer dans mon cou : cela lui faisait du bien. Elle m'avait attendu tout ce temps.
Je la réconfortai de quelques paroles et elle posa ses deux mains sur mes joues rugueuses, mal rasées. Elle me le reprocha en riant.
Détachant mes yeux de ses grands iris roses, je cherchai un homme du regard. Mais comment le reconnaître ? Tant de monde autour de moi. Puis je sus.
Accoudé à un arbre, un sourire tendre fendant sa bouche, un jeune homme me fixait. Ses cheveux rouges, en bataille, son regard mordoré pétillant de malice... C'était lui, je le savais, sans vraiment comprendre pourquoi.
Il s'avança lentement, majestueusement. Fasciné, je ne manquai rien de ce spectacle. Mon amie se retourna et ne comprit pas ma soudaine précipitation vers un bel adulte qu'elle ne connaissait pas.
Nous nous arrêtâmes, tout proche. Ses pupilles noires profondes et dilatées embrasèrent les miennes de longues secondes. Une main hésitante se posa sur sa joue ; il laissa ses paupières couvrir ses deux volcans cendrés, en ébullition. Je l'embrassai, sentant son goût boisé et animal contre moi. L'odeur de ses lettres venait de là, me réconfortait.
Je rompis le contact, cherchant une marque d'approbation en lui. Et je vis une vague de désir. Nos lèvres se heurtèrent brusquement, s'entrouvrirent pour laisser à nos membres buccaux le plaisir de se découvrir. Ma main glissa dans ses cheveux, une seconde lui entoura les hanches. L'adonis se retrouva collé contre moi, ses bras dans mon dos.
Cette saveur inconnue ravissait mes papilles, les forçant à quémander toujours plus de contact. C'en était culinaire, sucré, parfumé, et vivant, fougueux. Ce baiser voulait tout dire, valait plus que tous les mots du monde.
Nous dûmes nous séparer, l'air se faisant rare. Je calai alors mon visage au creux de son cou que je parcourus lentement, laissant ma langue et ma bouche marquer leur passage.
Une voix grave, rauque et velouté gémit mon prénom, me forçant à lever un visage marqué du désir. L'homme évita mon regard brûlant et secoua la tête pour retrouver ses esprits. Il me fit comprendre qu'il serait une bonne idée d'expliquer ce qui se passait à la rose. Elle nous fixait, les yeux ronds. Je ris, provoquant une pareille réaction chez elle qui se propulsa à nouveau dans mes bras.
Elle comprit rapidement, quoi qu'étonnée du caractère épistolaire de ma rencontre avec le pompier. Elle avait une surprise pour moi apparemment.
Nous marchâmes quelques mètres. J'avais une main autour des épaules de mon amie d'enfance ne cessant de gesticuler, trop heureuse pour moi. Un bras entourait mes hanches et deux lèvres se déposait à intervalles réguliers contre ma jugulaire.
Ils étaient là. Au terrain. Tous les cinq.
C'est fini... Je suis libre maintenant.
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Et voilà ! J'espère que ça vous a plu ! À très bientôt pour un nouvel Aokaga ! Bye, Kagamine
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Lettres captives
FanfictionAokaga ! Aomine prend un an de prison ferme pour meurtre. Il trouve du réconfort auprès d'un certain Kagami avec qui il commence une relation épistolaire qui ne tarde pas à évoluer...
