Vincenzo et moi avons marché pendant quelques minutes seulement, avant d'arriver au point de départ des tours bus. Au loin j'ai aperçu le toit de l'immeuble où mon petit appartement avait été construit, et j'étais déjà arrivé.
- Et voilà ! On est arrivé. Tu vas savoir rentrer ?
- Oui, oui. Ici je gère, merci.
- Pas de soucis. Et au fait euh, je-
Vincenzo n'a pas fini sa phrase, un homme est sorti d'un des restaurant et a commencé à engueuler mon sauveur dans un mélange énervé mis italien, mi anglais. J'ai pas compris grand chose mise à part qu' apparemment, le jeune homme était en retard pour son service.
- Désolé Agostino. Mais il était perdu, alors je l'ai ramené ici.
- Dis plutôt que tu faisais la sieste, et que tu t'es encore réveillé en retard, et que tu utilises ce jeune homme comme excuse !
Dis le Pizzaiolo agacé.
- Monsieur, bonjour. Pour sa défense, j'étais vraiment perdu.
- Oh je sais, mais si il s'était levé à l'heure, il serait au restaurant depuis déjà 30 minutes, et donc, il ne te t'aurais pas croisé. Ce petit abruti ne t'a pas aidé par gentillesse, il l'a fait car ça lui donnait une bonne raison d'être en retard.
- Ah...
- Ne l'écoute pas, Ebony, Agostino exagéré toujours.
- Donc tu prends ton temps pour venir travailler, mais pour apprendre le nom d'un joli garçon, là tu fonce ! Évidemment. Tu es payer pour bosser, pas draguer !
- Agostino !!!
Vincenzo et son patron, se sont mis à s'engueuler en italien tout en faisant de grands gestes. Je les aient regardés faire un petit bout de temps, avant de me décider à rentrer à la maison.
- Bon euh, je vais vous laisser. Je suis navré d'avoir empiété sur le quart de travail de votre employé monsieur Agostino. Et euh merci beaucoup de m'avoir raccompagné ici Vincenzo, c'est très gentil. Euh. Arrivederci !
- Non attend!
Hurla Vincenzo en m'attrapant le poignet.
- Tu n'as pas faim ? Tu peux venir au restaurant, on a de nombreux plats, et on est pas chers. Tu devrais venir avec nous.
- Non merci. C'est très gentil mais j'ai vraiment besoin de rentrer. Il est tard et je n'ai pas déballé toutes mes affaires.
- Mais ça peut attendre un peu. Viens...
- Vincenzo ça suffit! Le joli garçon ne veut pas manger de pizza, et il ne veut pas te manger non plus. Laisse le!
- Agostino !!! Zitto !
Le pauvre garçon était rouge comme une tomate, même dans la pénombre c'était flagrant. Il fallait que je vole à son secours.
- Bon cette fois j'y vais. Merci encore, et au revoir.
Je les aient gratifiés d'un signe amicale de la main, avant de faire demi tour, et de me diriger vers mon domicile.
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Calaveras Negras
RomanceEbony Clements fraîchement diplômé de l'école de journalisme, obtient un emploi sur la chaîne Discovery. Lors d'une réunion interne, on lui apprend qu'il doit quitter sa petite vie pépère dans le Maryland, pour aller interviewer pendant 2 mois, les...
