POV Clarke
La nuit était tombée sur Polis, et je parcourais ses petites ruelles en compagnie d'Octavia. Bien que tendue, je faisais mon possible pour rester discrète. Octavia était douée pour cela, elle était une guerrière et était au courant pour cette nuit grâce à ses qualités, mais moi j'avais encore à apprendre. Je l'avais laissée prendre les devants puisqu'en plus de savoir se déplacer, elle connaissait notre destination. Lorsqu'elle se colla contre un mur pour vérifier que personne n'arrivait de l'autre côté, je réajustai ma capuche sombre de manière à rendre mon visage moins visible. Personne ne devait nous voir. De nombreuses vies en dépendaient. Octavia reprit sa course, et me mena dans ce qui semblait être les ruines d'une partie de la ville. Elles dataient certainement des premières attaques nucléaires, mais ce qu'il en restait semblait avoir tenu bon jusqu'ici. Au milieu des gravats, je du faire encore plus attention pour ne pas trébucher et faire de bruit, et grimaçait lorsque de gros cailloux me tordaient les chevilles.
Au bout d'une bonne demie-heure de marche à ce rythme, je me glissai après Octavia derrière une espèce de tente, et plissai les yeux pour essayer de voir entre les quelques trous présents dans le tissu. La pièce était éclairée, et je pouvais entendre des personnes discuter. Les Ambassadeurs... au complet, me semblait-il. Ils parlaient natifs, alors je ne compris pas tout et comptais sur Octavia pour m'expliquer le tout en détail une fois tout que nous serons sorties de là. Toutefois, je pus comprendre quelques phrases.
— L'armée d'Azgeda est prête à intervenir.
— Trishanakru aussi.
Des armées ? Comment pouvaient-ils en arriver là aussi rapidement ? Lexa n'était mal que depuis un peu plus d'une semaine... Je croisai le regard inquiet d'Octavia. Excepté Trikru, dont l'ambassadeur était Lexa elle-même et dont l'armée avait été détruite, tous étaient prêts à s'opposer à elle. Autrement dit, personne n'allait nous aider... pas mon peuple, et pas Trikru.
— Lexa est faible. Nous devons mettre tout cela en place rapidement.
Je serrai le poing, et plissai les yeux en tentant de comprendre la suite, mais ils parlaient trop vite et en usant de mots que je ne connaissais pas. Toutefois, l'expression d'Octavia, qui était comme soudainement terrorisée me glaça le sang. Que pouvions-nous faire ? De toute évidence, tous leurs peuples étaient dans le coup et ils semblaient avoir décidé que Lexa n'était plus digne de son titre sans même l'avoir revue ! Il fallait que je la prévienne. À présent, je pensais fermement que peu importe ce qu'elle ferait ou leur dirait, ils ne changeraient pas d'avis. Je devais la prévenir.
Alors que je m'apprêtai à toucher le bras d'Octavia pour lui demander de partir, une nouvelle voix s'éleva dans la tente et je blêmi en la reconnaissant. Ontari.
— Et après tout cela, je serais la commandante forte dont nous avons besoin. J'éradiquerai ces déchets de Skaikru, ce que cette bonne à rien n'a pas su faire.
C'était de pire en pire ! Azgeda nous était hostile depuis le tout début, et à présent, parmi tous les choix possibles, ils voulaient la mettre au pouvoir. Il fallait vraiment qu'on se dépêche, ou nous n'aurons pas le temps de mettre au point un plan. Octavia semblait avoir pensé la même chose que moi, puisqu'elle se retourna. Nous nous figeâmes lorsqu'une lame traversa la toile de la tente, pile entre nos deux corps. Deux mains vinrent écarter le tissu et le visage d'Ontari apparu.
— Serait-ce Wanheda ? Parfait, je n'aurais même pas à te chercher pour prendre tes pouvoirs.
Aussi vive qu'à son habitude, Octavia dégaina son épée et se jeta sur Ontari. Pendant ce temps, j'avais pointé mon pistolet sur les Ambassadeurs, les menaçant du regard, mais sachant que si je tirais sur l'un, un autre aurait le temps de se jeter sur moi. En entendant un bruit sourd, je jetais un coup d'oeil à mon amie. Elle se battait comme une lionne, mais se faisait laminer. Bientôt, elle se retrouva face contre terre avec le pied d'Ontari appuyé sur le dos. Distraite par cet horrible spectacle, je ne vis pas un Ambassadeur se faufiler derrière moi et m'attraper à la gorge. Ontari cogna Octavia de manière à l'assommer puis esquissa un sourire sadique.
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Maybe someday...
Ciencia Ficción« Maybe someday, you and I will owe nothing more to our people. » Il s'agissait d'un voeu dont Clarke et Lexa ne pouvaient que rêver. Pourtant, lorsqu'un coup de feu retentit, leur destin changea de manière considérable et une nouvelle vie s'offrit...